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POSITION ET MOUVEMENT APPARENT DES ÉTOILES

filantes. Tous les corps massifs célestes, soleils, planètes et satellites, sont produits par des bandes de masse brûlante, pâteuse et dense, expulsées de leur corps central. Les molécules détachées de la couche superficielle forment des masses de vapeur qui gèlent et se séparent en gros morceaux 11e possédant pas un poids sensible. Ces amas de vapeur gelée, nommés pagosphères, accompagnent les corps périphériques dans leur révolution autour du corps central; de telles pagosphères, constatées dans la planète Vénus et autour de la Terre, se trouvent également dans le voisinage du Soleil, quelles accompagnent dans sa circulation autour de l’Hélioagète dans des orbites : i° dont les plans sont peu éloignés de celui de l’orbite solaire, et 20 de rayon R ±: r peu différent de celui R de l'orbite solaire. Celles des pago-> sphères qui ont le rayon R — r sont les intérieures, indiquées par H, et celles de rayon R-+- rsont les extérieures, 7t.

La Terre, en circulant autour du Soleil dans un plan qui fait un angle de 79 degrés avec celui de l’orbite du Soleil, passe du 9 au ia août par le voisinage des orbites des pagosphères extérieures % et se trouve en opposition par rapport à l’Hélioagète. Daus un espace de trois mois environ, la Terre parcourt 90 degrés de son orbite et arrive au nœud y des pagosphères inférieures 11, où

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elle se trouve en conjonction. Elle emploie neuf mois environ pour parcourir le reste de son orbite et arriver au nœud fi ascendant, en passant fréquemment par des nœuds pareils, mais moins denses, dont résultent les apparitions sporades des étoiles filantes.

Il faut distinguer, i° l’apparition des faits planétaires qui sont les deux dates du passage de la Terre par les nœuds fi et y » et 2° l’apparition des faits cosmiques qui sont les points apparents de l'émanation : i° des étoiles filantes qui paraissent provenir de Persée, et 2° des pluies d’étoiles qui semblent provenir du Lion. Ces deux points de la voûte céleste sont éloignés l’un de l’autre d’environ r)o degrés, distance correspondante au temps de trois mois qui sépare les deux dates de l’apparition : i° des étoiles filantes, lesquelles proviennent de Persée en quantité plus considérable, et a" des pluies d’étoiles provenant du Lion.

Attendu que le Soleil n’avance par siècle que de a secondes environ dans son orbite, nous considérons comme immobiles dans la voûte céleste les points de projection des deux nœuds fi et y ,par lesquels la Terre passe à deux dates qui dépendent de sa révolution autour du Soleil, laquelle est invariable. L’apparition des étoiles filantes répétée toutes les nuits fait reconnaître que la Terre ne cesse jamais de rencontrer des nœuds fi de pagosphères qui ne sont pas infinies, mais innombrables. C’est à cause de leur inclinaison sur l’orbite solaire de chaque grandeur que le nombre des étoiles filantes observées diffère pour chaque année, de même que diffèrent en certaines années les apparitions des pluies d’étoiles dans les passages de la Terre par le nœud descendant y, et de même encore que diffèrent pour chaque année les apparitions de la lumière zodiacale.

§ liU. L’apparition habituelle des pluies d’étoiles le 12 novembre nous apprend que les pagosphères infé-

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rieures ne forment pas un anneau fermé, mais qu’un grand nombre de ces pagosphères, des millions réunies ensemble, forment des espèces de nuages séparés par des intervalles inégaux. Dans les cas où la Terre passe par les noeuds y pendant ces intervalles vides, il n’apparait rien d’extraordinaire; les pluies d’étoiles se présentent seulement dans les années où il arrive que la Terre passe par ce nœud en même temps que les nuages des pagosphères passent à toutes les distances de la Terre. Les apparitions suivantes peuvent servir d’exemples de semblables nuages.

En 1799, le 1 a novembre, surtout depuis 2 heures jusqu’à 4 heures du matin, on a vu dans l’hémisphère nord des milliards d’étoiles filantes sillonner le ciel. A Cumana, Humboldt et Bonplan virent à l’orient, sur une bande large de 60 degrés et montant environ jusqu’à 5o degrés, comme un brillant feu d’artifice tiré à une hauteur immense; de gros bolides, ayant parfois un diamètre apparent égal à une fois et une fois et quart celui de la Lune, puis des étoiles filantes en nombre infini, dont la direction était régulièrement celle du nord au sud, traversaient incessamment un ciel d’une grande pureté, où étaient tracées de nombreuses bandes lumineuses. Le même phénomène fut aperçu au Brésil, au Labrador, au Groenland, en Allemagne et à la Guyane française. »

En 1 83a, le 1 2 novembre, M. Le Verrier a vu en Orient une pluie d’étoiles; elles se mouvaient généralement du nord-est au sud-ouest; la direction de leur mouvement formait avec l’horizon un angle d’environ 3o degrés.

En 1 833, du la au 1 3 novembre, ou aperçut en Amérique des pagosphères semblables à des fusées, provenant d’un point unique et se portant dans toutes les directions. Elles faisaient ordinairement explosion avant de disparaître et laissaient sur leur passage des traînées

lumineuses rectilignes; plusieurs d’entre elles parurent comme Jupiter et Vénus; vers 6 heures, le point de radiation était vers 7 du Lion et il y resta jusqu’à 7 heures, quoique la constellation fût déplacée de 1 5 degrés vers l’ouest. L’observateur de Boston assimilait les pagosphères, au moment du maximum, à la moitié du nombre des flocons qu’on aperçoit daus l’air pendant une averse ordinaire de neige.

De ces détails de faits observés, 011 doit conclure que plusieurs pagospheres solaires pénètrent et éclatent dans l’atmosphère; mais le plus grand nombre passent sans toucher l’atmosphère à des distances évaluées plus grandes que dix fois l’épaisseur de l’atmosphère, de sorte que l’espace où a lieu la rencontre entre l’air et les pagosplières étant 1 , l’espace dans lequel cette rencontre n’a pas lieu est 1000.

L’ensemble des dates où se font les deux multiplications des étoiles Riantes et de la coustance des points de. leur émanation dans la voûte céleste prouve que les pagosphères circulent avec le Soleil autour de sou corps central, dans des orbites dont la déviation est différente de la sienne. Les bruits entendus et les ligues lumineuses, d’abord rectilignes, puis siuueuses comme un serpent, démontrent l’introduction des pagosphères dans l’atmosphère; le bruit est l’eflètde l'introduction de l’air daus les espaces vides, et des milliers de petits ballons détachés et à surface électrisée produisent les bandes ou les traînées lumineuses qui deviennent sinueuses par le déplacement des petits ballons portés par l’air.

VIII. ORDRE CHRONOLOGIQUE DE LA MULTIPLICATION DES CORPS CÉLESTES PAR LA SUBDIVISION DE LA MASSE.

§ 150. Dans le principe, toute la masse des corps du système solaire était contenue dans leur corps central.

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VHéliongèle , renfermée dans une enveloppe solide de glace transparente, comme l’est actuellement une semblable masse brûlante renfermée dans une enveloppe solide de glace dont sont composés le Soleil et tous les corps lumineux. C’est dans le mouvement orbiculaire des corps périphériques autour de leur corps central que je trouvai la preuve physique que la masse des corps périphériques a dû nécessairement setre trouvée précédemment dans la masse du corps central, et c’est par une expulsion d’une petite portion de la masse centrale que tous les corps périphériques ont été produits et continuent à être produits.

Les molécules de la masse brûlante de la bande expulsée de l’Hélioagète se trouvèrent soumises à des ruptures d’équilibre telles, qu’elles durent se subdiviser en neuf bandes de longueur A, a A, asA, . ..,2* A, se trouvant séparées du corps central par les doubles distances a A, a2 A, . . . , a* A. De ces neuf bandes, la cinquième nv a dû rebrousser chemin et se déposer sous la forme d’un gros anneau autour de l’équateur de l’Hélioagète, par suite d’absence de mouvement orbiculaire.

La niasse des trois bandes inférieures b', b", b” a été subdivisée et a produit des systèmes planétaires; la masse de la quatrième bande b,t, par sa subdivision, a produit des portions ft, m, m, M de masse brûlante de diverses grandeurs; les molécules des petites portions /x acquirent précédemment un équilibre stable; la masse brûlante se trouva renfermée dans une enveloppe solide de glace qui la sépara des amas de pagosphéres. C’est ' ainsi que furent formés les soleils isolés des nébuleuses globulaires ou résolubles, composées d’amas de pagosphères; chacune de celles-ci apparaît comme un point lumineux, dont on voit des milliers de même grandeur colorés par la lumière qu’ils concentrent, laquelle ensuite se propage comme d’un foyer.

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Les étoiles nouvelles sont des bandes de masse brûlante expulsées des soleils; les molécules de ces masses se trouvent en équilibre rompu qui leur fait acquérir un arrangement qui finit par produire un système planétaire, dont le soleil est invisible, étant recouvert d'amas de vapeur qui résultent des molécules de la masse mr de la cinquième bande ûvqui avait rebroussé chemin. Grâce au télescope de lord ltosse, on peut voir tous ces détails dans les nébuleuses planétaires.

galaxie. Les quatre bandes extérieures bv1, bt", bvii‘, b'x ont été subdivisées en grosses portious dont les molécules sont encore en équilibre rompu; pour cette raison, les masses brûlantes se trouvent eutourées de pagosplières, et à cause de la grande distance', paraissent comme des nébuleuses irrésolubles. Ellefe circulent dans

quatre espaces annulaires, et, projetées sur la voûte céleste, nous les voyons comme des espèces de nuées très-irrégulièrement dispersées dans un espace limité en largeurs variables.

Les portions de la bande bvi les moins éloignées de l'Hélioagète et du Soleil sont moins grosses et plus nombreuses; cette différence se manifeste dans l’arc « = 120 degrés, composé de nébuleuses de cette bande bv1 qui, vue obliquement, se sépare de l’anneau produit par les nébuleuses des trois bandes supérieures. Dans toute son étendue, l’arc a ne présente pas les interruptions, lesquelles sont fréquentes dans l’anneau principal.

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