‹ Physique céleste contenant Le système du mondeChapitre 8 sur 259 · XX · texte numérisé non relu

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lequel s’opère l’équilibre entre la répulsion B et la pesanteur P; aussi il ne resta que la répulsion tangentielle R'. Le jet, en continuant d’obeir à cette répulsion, commence à obéir aussi à la pesanteur P exercée en direction centripète opposée à la direction centrifuge précédente. Ainsi ce cbangement de direction fait changer l’hyperbole en ellipse, qui est la courbe parcourue par tous les corps célestes, même par les comètes autour de leur corps central; de sorte que les mouvements orbiculaires sont une espèce de monuments archéologiques de la cosmogonie.

État du 5* Jet. Le jet qui rebrousse chemin ne diffère des autres que parce qu’il a été suivi d’une égale quantité Q' d’électricité de direction centrifuge et d’électricité de direction tangentielle ; de sorte qu’il s’éloigna du cratère en direction rectiligne suivant le prolongement du rayon qui passe par ce cratère. Arrêté par la pesanteur à la distance 2!à,‘ le jet resta dépourvu de tout mouvement; il n’eut qu’à obéir à la seule poussée centripète de la pesanteur. Il rebroussa chemin , et déjà très-allongé il se déposa comme une ceinture en faisant plus qu’un tour, 1» autour de la zone royale de son soleil , ou 2* autour de la zone torride de la planète.

Ktat actuel du soleil central. Le corps central est composé, f d’une masse M empyrée pâteuse de millions de fois plus dense que celle contenue dans notre Soleil; 2° une enveloppe de glace renferme cette masse M de tous les côtés ; 3* la masse m empy-rée du 5* jet B' entoure la zone royale (cette masse m est d’une quantité suffisante pour produire 30 millions de soleils comme le nôtre); 4° une couche très-épaisse composée des amas des vésicules gelées entoure la masse du 5* jet B'.

Le diamètre apparent du Soleil central est de 12° d’une périphérie dont le rayon est parcouru par la lumière en six siècles et demi ; par suite, la lumière met 130 ans pour parcourir le diamètre apparent du soleil central. Nous allons prouver que ce diamètre correspond à la nébuleuse produisant la lumière zodiacale.

Le calcul approximatifdonnepourdiamètreDde lamasseM empyrée une longueur qui est parcourue par la lumière en un an presque, et le diamètre D de cette masse M et de la couche des météores ou des amas des vésicules est parcouru par la lumière en 130 ans. Les couches de 157 nébuleuses trouvées par Herschel dans la Voie lactée sont analogues à cette épaisseur. Chacune de ces nébuleuses est composée d’une masse empyrée dont l’étendue peut être parcourue par la lumière en quelques minutes, tandis que leur couche de vapeur n’est franchie par la lumière qu’en 65 ans, comme l’est celle du

Soleil central ; car c’est leur grande distance qui les fait apparaître de dimensions inférieures à celle du Soleil central.

F. Astrouosib.

Par l’ensemble des faits célestes , W. Herschel reconnut qu’il y a d’inégales intensités des transformations des nébuleuses en étoiles; mais il ne savait pas que ces intensités résultent de la pesanteur, laquelle est en raison inverse des carrés des distancés entre les nébuleuses et le Soleil central, dont la place lui resta inconnue. Cet astronome chercha l’origine des nébuleuses dans une matière répandue dans l’espace et réduite à une rupture d’équilibre par une cause inconnue qui la poussa à faire apparaître les corps massifs. C’est pour fixer les idées qu’en dépit de la loi physique on osa dire : 1* que la matière primitive n’a pas perdu sa chaleur dans le froid de l’espace, et 2° que l’attraction des molécules ne produisit pas des corps creux, mais des corps massifs.

Après avoir découvert l’origine des corps, on a pu coordonner les faits nombreux de chaque série de manière qu’avec la loi physique ils se lient entre eux comme causes et effets. Je me bornerai donc, comme physiologiste, à les exposer tels qu’ils sont actuellement, tels qu’ils ont été dans le passé, et tels qu’ils deviendront à l’avenir.

Notre Soleil et tous ceux qui circulent avec lui dans l’espace A" (fig. I) faisaient partie du 4* jet B”, composé de masse empyrée dé densité D égale à celle de la masse M du Soleil central dont elle s’est séparée. 11 n’y eut de changé que la pesanteur qui, étant P sur le Soleil central, devint p un millier de fois inférieure sur chaque jet; elle diminua davantage sur chaque portion séparée de la masse des jets , et devint p des milliers de fois inférieure. La subdivision de la masse de chaque jet s’arrêta lorsque l’équilibre s’établit entre la poussée centripète de la pesanteur p et la répulsion R centrifuge entre les molécules de la masse empyrée. La masse pâteuse fut entourée de vésicules, lesquelles persistèrent tant que ces molécules se déplacèrent. Elle nous envoya une lumière incolore qui devint blanche dans la couche de vésicules; après l’éloignement de celles-ci, une masse resta renfermée dans une enveloppe de glace qui livre passage à la lumière incolore, laquelle éprouve une réfraction dans cette enveloppe qui est de forme ovalaire dans les planètes et dans les satellites. 11 n’y a que les soleils qui aient la forme presque sphérique; car la forme ovalaire qui résulte de la pesanteur des corps périphériques vers leur corps central tic peut disparaître entièrement.

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Les intensités différentes des transformations remarquées par W. Herschel correspondent aux pesanteurs de chaque jet vers le Soleil central ; car la masse du 1" jet B' éprouve à la distance 2a du côté de ce corps une résistance 2‘" fois inférieure à celle qu’en éprouve la masse du 9* jet à la distance 2’A. La répulsion R provenant de la densité des molécules était égale dans chacun des 8 jets; il n’y avait que la résistance R" qui différait pour la masse de chaque jet. Cette résistance est en raison directe avec les carrés des distances 2a, 2’a, 2*a... 29a.

L’intensité des tranformations est d’autant plus grande que cette résistance R" est plus petite. L’expulsion des 9 jets s’eh est opérée avant la durée T ; eii même temps a commencé la subdivision de leur masse empyrée. Les intensités des tranformations étant en raison inverse des carrés des distances et par suite en raison inverse des durées T', T", T'" des subdivisions des masses des jets, se terminèrent : 1° la subdivision du jet B' avant T — T't 2° la subdivision du jet B" avant T— T— T" ; 3* la subdivision du jet B" avant T —T' — T" — T".

La subdivision du 4* jet B" se termine actuellement. Après une durée T’, la subdivision d’une masse médiocre séparée du 5* jet B’ se terminera; après line durée T’ -f- T" , la subdivision de la masse empyréedu 6» jet B" se terminera aussi. Alors disparaîtront du ciel : t“ la branche australe, 2” les deux anses, et 3' une moitié du reste de la Voie lactée. A une époque plus reculée, la branche boréale et le reste de la Voie lactée disparaîtront graduellement ; à la place des nébuleuses actuelles, il y aura alors des soleils contenant la masse empyrée et les météores séparés de cette masse.

G. Ages des soleils wDiufesEs.

Les div isions et subdiv isions de la masse empyrée ont commencé simultanément, et c’est à cause des activités inégales que les transformations ont avancé aux jets inférieurs et retardé aux jets supérieurs. Aux soleils, la succession des âges s'opère différemment de celle de la masse de chaque jet, car les portions superficielles se sont, dès le principe , séparées de chacun d’eux. 11 en est ainsi résulté des soleils circulant sur des orbites dont les plans sont les plus approchés ou les plus éloignés de celui de la Voie lactée ; ce n’est que plus tard que s’est opérée la séparation des portions produisant des soleils qui circulent sur des orbites dont les plans sont entre ceux des soleils précédents. C’est pourquoi on les a nommés gardiens.

11 n’y a pas activité inégale des transformations opérées à chaque

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soleil; si les gardiens sont maintenant plus vieux, c'est que leur masse empyrée s’est séparée depuis longtemps, ainsi que cela a lieu pour les hommes, dont les plus âgés ont commencé la série des changements physiologiques avant les plus jeunes. Les gardiens, comme les autres soleils, passent par le plan de la Voie lactée pendant leur révolution autour du Soleil central; ceux-là seuls qui se trouvent dans leur solstice apparaissent à de très-grandes distancées de la Voie lactée.

IIIITrrciueR entre le* gardien* et le* soleil* Upoplanète*. A cause des éloignements des plans de leurs orbites de celui de la Voie lactée et de celui de notre Soleil, les gardiens paraissent mobiles, et leur vitesse correspond à la distance du plan de leur orbite. Ceux des gardiens qui ont été produits à la même époque que notre Soleil sont maintenant entourés de planète éteintes , de sorte que leur clarté ne diffère plus de celle des soleils lipoplanètes qui sont tous télescopiques; mais ils sont immobiles, tandis que les gardiens télescopiques ont une vitesse qui surpasse celle des gardiens clairs encore entourés de planètes ou de satellites lumineux moins âgés: 1" ceux de 1" et de 2* grandeur sont entourés de satellites lumineux , et 2° ceux de 3* à 7* grandeur sont entourés de planètes lumineuses.

1* C’est donc la vitesse des mouvements apparents qui fait connaître les gardiens, et 2° c’est leur clarté qui fait connaître leur âge. Toutes les portions de masse empyrée deviennent d’abord des soleils lipoplanètes et finissent par être, comme celle de notre Soleil, entourées de planètes éteintes, après avoir été lumineuses pendant un très-long espace de temps.

Étoile* temporaire*. Les expulsions de neuf jets de chaque soleil télescopique lipoplanète s'opèrent de la même manière que s’est opérée l’expulsion de neuf gros jets du Soleil central. En pareil cas, il paraît au ciel une clarté subite dont l’éclat est à son maximum et qu’on peut comparer à celle de Sirius, de Jupiter et de Vénus même. Ce sont les neufs jets de masse empyrée pourvus du mouvement orbiculaire qui répandent cet éclat dès le moment de leur expulsion qui s’opère dans l’espace en une durée de quelques semaines.

Lorsque jadis la masse m empyrée des 9 jets planétaires était contenue dans l'enveloppe glaciale du soleil lipoplanète avec la masse M mille fois supérieure, il n’arrivait à nous que la lumière de ce soleil. L’éclat subit ne résulte pas d’une multiplication réelle de lumière, mais du mouvement orbiculaire d’une vitesse capable de parcourir chaque jet 6 à ÎO lieues par I" pour apparaître comme 9

bandes ayant chacune une longueur proportionnelle à la vitesse. La masse empyrée se couvre de vésicules comme d’un nuage épais, et ainsi disparaissent les étoiles temporaires dans un espace de tf> à 17 mois.

H. Modes de production des changements de clarté des étoiles.

Toutes les étoiles claires et indigènes sont- des gardiens reconnus par leur mobilité : 1* au nombre des systèmes de satellites lumineux, si elles sont de 1" à 2' grandeur, ou 2” au nombre des planètes lumineuses, si elles sont de 3* à 7' grandeur.

I. Le nombre des planètes croît par la restitution de l’équilibre dans la masse empyrée de chacun des 8 jets. L’activité de ces transformations est inégale ; elles consistent en un déplacement des molécules ayant pour cause la pesanteur vers leur soleil. Il y a aussi une inégale activité des tranformalions dans la masse empyrée des jets B', B" ... B" expulsés du Soleil central.

L’équilibre s’établit d’abord aux molécules du jet b' d’où provient la planète Hermès la moins éloignée de son soleil ; elle a l’apparence d’une étoile télescopique et se distingue, 1“ des soleils lipoplanètes, par son mouvement, et 2* des soleils gardiens, par les changements de son éclat et par sa couleur.

L’équilibre s’établit ensuite graduellement aux planètes les plus éloignées, et c’est ainsi que la clarté de l’étoile croit jusqu’à devenir une étoile de 3' grandeur, quand toutes les huit planètes se trouvent composées d’une masse empyrée renfermée dans une enveloppe de glace. Leur soleil est entouré des amas de vésicules produites par la masse empyrée du 5* jet b * qui s’est déposée comme une ceinture autour de la zone roi/ale, de môme que le Soleil central est recouvert de semblables amas de vésicules du 5' jet Bv.

H. Les planètes produisent les satellites par l’expulsion des jets de masse empyrée. De chaque jet se forme un satellite dont le 1" acquiert une enveloppe de glace avant les autres. C’est à cause de sa grande vitesse que ce satellite a l’apparence d’une étoile de 2' à 4* grandeur. Leur forme ovalaire variée produit une quantité de lumière qui arrive, V de leur hémisphère élevé, 2* de leur hémisphère déprimé, ou 3° des portions différentes de chacun de ces hémisphères. La planète de ces satellites devient invisible à cause de la masse empyrée d’un des jets expulsés qui rebrousse chemin. De cette masse se forment des amas de vésicules autour de la planète ; les traces de

SYSTÈME DE MONDE

ces jets sont restées conservées aussi bien sur la xone royale du Soleil que sur les continents intertropicaux de la Terre.

Par la multiplication des satellites de chaque système et par celle des systèmes mêmes des satellites dans chaque système de planètes, l’état croît et finit par atteindre un maximum semblable à celui de Sirius, dont la distance est 4 fois celle 8 de a du Centaure qui paraît de 1” grandeur, quoique étant double elle soit composée de planètes, et non de systèmes de satellites, comme le sont les autres étoiles de 1" grandeur.

III. Décroissement des clartés. Pendant le refroidissement de la masse empyrée des satellites, celle de leur planète se refroidit aussi ; de sorte que d'abord le 1" satellite devient invisible dans chaque système et qu’ensuite les plus éloignés deviennent aussi graduellement invisibles. C’est ainsi que s’affaiblissent les clartés des étoiles.Sirius deviendra ce qu’est maintenant Procyon; en s’affaiblissant graduellement, il se tranformera en étoile de 2', 3e... 6' grandeur. Les satellites et les planètes s’éteindront, et leur soleil deviendra visible comme une étoile télescopique pareille à un soleil lipoplanète ; cependant son orbite restera le même et son mouvement apparent actuel sera conservé à jamais. Ainsi, à l’avenir, on saura pour toujours que le soleil de Sirius est un des gardiens.

IV. A cette époque reculée, des milliers d’étoiles maintenant de 7* et G* grandeur seront de 3', 2' et 1” grandeur; elles seront remplacées par d’autres qui sont actuellement à l’état de nébuleuses planétaires, et ces nébuleuses seront remplacées par les jets expulsés plus tard par des soleils qui sont maintenant lipoplanètes et télescopiques.

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