RÉSUMÉ
Itien pour l’intelligence de l'homme n’est plus imposant que : V l’aperçu de la succession des action * physiques qui sont la manifestation du mouvement indéfini émané de \’A tre suprême pour être emmagasiné dans le fluide primitif équilibré, et 2“ l’aperçu des actions chimiques, manifestation d’une Trinité que l’Être suprême tira de 1 Unité, en divisant son mouvement en deux parties inégales M -f- M’ et M du fluide primitif, pour produire V affinité entre le pycnoékctre c et Y aréoélectre £'.
Cette grande vérité, transmise au Monde sous forme de dogme, a été niée par les savants, car ils ne connaissaient pas plus l'origine
du mouvement que la nature de Y affinité. De leur côté , les dogmatistes eurent bien une sorte de conviction intellectuelle de cette grande vérité, mais ils ne purent pas faire partager aux savants cette même conviction. Nous exposons ainsi la vérité, conservée chez les dogmatistes, de manière qu’elle ne soit plus méconnue par les savants, ceux-ci ne seront pas dans l’avenir si égarés que l’ont été leurs prédécesseurs.
La religion et la science ne sont pas deux sœurs, mais bien deux branches de la même tige nées de l’Être suprême. Cet Être est la vérité, et c’est la vérité qui est la source de l'ordre et du bonheur vers lesquels se manifeste la tendance de l’intelligence de l’homme , car le corps se dissout, et l’intelligence ou l’âme produite pendant la vie temporaire reste éternellement.
§ 1. Au moyen de l’application des lois physiques aux faits astronomiques, il est devenu possible d'en obtenir de nouveaux arrangements qui ont permis de relier les faits entre eux par la loi physique comme causes et effets; car c’est dans de tels arrangements que consiste leur explication, et non dans des arguments logiques puisés dans l’intelligence de l’auteur.
§ 2. Les ouvrages des astronomes ne contiennent de véritable que les descriptions des faits observés, et s’ils ne sont pas quelquefois d'accord, cela résulte des qualités des instruments et de l’état physiologique de l’observateur. Au moyen de la loi newtonienne, il devint possible de subdiviser les corps célestes en étoiles isolées correspondant au Soleil et en étoiles multiples correspondant aux planètes d’un seul et même système. Mais au lieu d’un soleil lumineux entouré de planètes obscures, il y a des plaiiètes lumineuses et le soleil, non pas obscur, mais invisible à cause d’une couche de vapeur opaque qui l’enveloppe.
§ 3. Pendant toute sa vie, après la découverte de la loi de la gravitation, Newton chercha l’origine du mou- I. * i*
PHYSIQUE CÉLESTE vemenl orbiculaire, dont l’un des éléments, la pesanteur, lui était connu, mais dont l’autre, qui se réduit à un choc exercé à la masse au moment de son apparition dans l’espace, lui était inconnu. Ne pouvant aucunement parvenir au but, Newton invoqua l’action suprême pour exercer ce choc mystérieux. Laplace ne trouva pas qu’il fut de la dignité d’un physicien d’invoquer l’intervention de l’action suprême, et iT admit un chaos de matières en état amorphe, animé d’un mouvement soutenu par une rupture d’équilibre, qui a dû spontanément aboutirenfhi à un état d’équilibre pour se répéter en périodes éternelles.
Newton chercha un choc divergent par rapport à la gravitation qui est convergente; Laplace, pour éviter le postulat de Newton, chercha le mouvement orbiculaire dans un mouvement préexistant dans le chaos d’origine inconnue. Ainsi, en employant l’inconnu, Laplace croyait faire avancer la science, et cependant il ne donnait aux faits que des explications puisées dans cet inconnu. Ici nous allons prouver que l’hémisphère boréal de la Terre a un volume et un poids plus grands que l’hémisphère austral, et cette inégalité est la cause physique : i° des précessions de la Terre et de la Lune; 2° de la nutation de l’axe terrestre qui se produit dans les mêmes périodes que les précessions de la Lune, et 3° des avancements du périgée et du périhélie. Laplace, en soumettant les faits observés aux calculs les plus compliqués, n’est pas parvenu à obtenir pour résultats des périodicités éternelles.
§ 4. Les physiciens modernes sont parvenus à constater l’identité des molécules d’un fluide primitif, qu’ils admettaient infini et équilibré dans l’espace infini. Les fluides impondérables et la pesanteur ont été admis comme résultats des vibrations différentes des molécules homoïdes du fluide, sans qu’on connaisse en quoi consistent ces différences.
§ 5. Aristote a reconnu que tout ce qui est dans 1 intelligence se produit dans les organes des sais, dé sorte que les six organes des sens sont autant de voies de communication entre les objets du monde et l’intelligence.
J’ai établi qu’à chaque organe de sens correspond un fluide : la lumière correspond aux yeux, le fluide sonore aux oreilles, l’électricité négative aux narines, l’électricité positive à la langue, la chaleur à l’épiderme et le fluide barogèue aux filets des muscles.
De ces fluides la lumière incolore, la chaleur et le barogéne produisent des sentifnents qui ne diffèrent que par leur intensité, pour cette raison que chacun se compose d’éléments d’une seule espèce, tandis qu’il y a sept espèces de sentiments pour les couleurs, les sons, les odeurs et les saveurs, d’où il résulte que dans chacun de ces fluides entrent sept éléments; et comme les molécules primitives sont d’une seule espèce, ces différences ne peuvent résulter que de leurs densités différentes et de leur septdimensions,et non pasdes vibrations qu’on admettait.
§ 6. ORIGINE DES ORGANES DES SENS SIMPLES. Les trois
fluides amenés avec les corps ont engendré les organes des sens qui occupent les points de contact : i° la chaleur est amenée avec les corps à l’épiderme ; i° l’électricité positive du contact est amenée avec les aliments à la langue, et 3° le barogène ou la masse des corps est amenée par ceux-ci aux filets des muscles.
§ 7. ORIGINE DES ORGANES DES SENS DOUBLES. Les trois
autres fluides arrivant en ondes sur les deux moitiés du corps ont produit les organes des sens pairs : i° les ondes de la lumière ont produit les yeux; a° les ondes sonores de l’échogène les oreilles, et 3° les ondes de l’électricité négative les narines.
§ 8. affinité et mouvement. Taut que les physiologistes ignoraient que les six espèces de fluides sont la cause physique des organes des sens, ils étaient forcés de faire
intervenir une action suprême qui créa les organes des sens pour correspondre aux fluides; ici est devenue superflue une intervention pareille dans la production des corps organisés, sans cependant éviter complètement une telle intervention; car les molécules du fluide primitif se manifestent en deux densités, d’où résulte pour les plus denses la tendance de pénétrer dans l’espace occupé par les moins denses, et c’est précisément celte tendance qui correspond à ce qu’on doit entendre par le mot affinité. De plus, pour que les molécules denses viennent en contact avec celles qui sont moins denses, elles doivent obéir à une poussée expansive provenant de leur répulsion mutuelle qui est la cause du mouvement.
§ 9. Aucun fait ne se produit au monde que sous les deux conditions suivantes : i ° il faut deux éléments dont chacun se compose de mêmes molécules primitives, mais de densités différentes; a° pour qu’il y ait affinité, chacune des masses des molécules doit exercer une poussée répulsive pour faire pénétrer les molécules denses dans les moins denses. Telles sont les données qui conduisent à connaître l'intervention d’une action suprême, qui a séparé les molécules du fluide primitif en molécules de densité grandeet en molécu les de densité moiusgrande.