V. DES NÉBULEUSES PLANÉTAIRES PRODUITES PAR LES ÉTOILES NOUVELLES
§ 188. Après l’apparition subite de l’éclat des étoiles nouvelles, cet éclat diminua graduellement jusqu’au point (
de devenir imperceptible. Tant que resta inconnue l’origine des éclats de ce genre, on ignora aussi leur état après leur disparition. C’est pour la première fois que l’on trouve ici que les étoiles nouvelles sont des jets de masses brûlantes expulsées de la masse M centrale d’uu soleil renfermée dans une enveloppe solide de glace.
En venant en contact avec le froid de l’espace, les molécules superficielles se séparent de la masse pâteuse des jets et deviennent de la vapeur composée, de vésicules d’abord transparentes et devenant ensuite opaques par le refroidissement; il se produit le môme effet autour de chaque masse brûlante pâteuse placée dans un espace vide où le froid est très-intense, car celui de l’espace céleste est évalué à 4 60 degrés au-dessous de zéro.
Les couches épaisses de vapeur opaque sont donc la cause immédiate delà disparition des jets de masse brûlante. La lumière doit traverser les couches de vapeur épaisse pour arriver à l’espace vide; en passant par les millions d’enveloppes vésiculaires, les rayons de la lumière se dispersent en toute direction, de sorte que ceux qui émergent en direction centrifuge restent trop faibles pour produire une sensation ; telle est la cause physique de la disparition des masses brûlantes planétaires. Ainsi, les astronomes se trouvèrent satisfaits, sachant bieh que les étoiles nouvelles ne viennent pas plus du néant qu’elles n’y retournent ; mais ils ignoraient également l’état de leur masse avant leur apparition et celui de cëtfe môme masse apres la disparition des étoiles.
La masse des jets expulsés de leur soleil ne jieut plus rebrousser chemin pour revenir au Soleil, à cause du choc tangentiel exercé sur elle de la part du bord postérieur du cratère. La masse m contenue dans l’enveloppe solide avec la masse M possédait avec celle-ci le seul mouvement orbiculaire du Soleil, et l’électre e des atomes de chaleur exerçait une poussée expansive contre cette masse brûlante pâteuse et l’enveloppe solide. Cet éleclre avec les
atomes de chaleur se trouva dans la masse dès le commencement; vu que le refroidissement ne s’opère que par la surface en contact avec le froid de l’espace, il y a une inégalité de température, car elle est basse dans la couche superficielle A de la masse pâteuse et très-élevée dans les couches inférieures.
L’échauffeiûent de la masse de la couche A a lieu spontanément; il y a une élévation de température analogue à celle des chaudières et des volcans renfermés, de sorte que l’explosion est inévitable. La cause de celle explosion est une subdivision de l’électre e en deux moitiés, dont 1° l’une -je se répand du cratère en direction centripète vers la masse M qui reste, et 2° l’autre ‘ e acquiert une expansion de volume qui chasse le premier jet de masse m'x bridante et lui fait parcourir la distance 2'A la plus grande avant d’être arrêté par la résistance continuelle qu’exerce le fluide barogène affluant vers la masse centrale M et produisant ainsi l’effet de la pesanteur.
De la poussée centripète opérée sur la masse M et de celle du mouvement orbiculaire résulte le mouvement rotatoire, qui n’est que l’effet d’une rupture d’équilibre dans la propagation du barogène, car il y a une affluence de ce fluide plus grande du côté de l’espace où a été le cratère que du côté diamétralement opposé. Celle rotation devient la cause immédiate du choc tangentiel exercé en degrés croissants sur les molécules de la masse de chaque jet consécutif.
§ 189. Etat de la masse expulsée composant l’étoile nouvelle. A cause de la subdivision consécutive
fil i
de la quantité d’électre e en J e, -e, —3t, -* — t qui doit
être expulsé à chaque jet des masses mIX, m™, m’1' ... m1, ces masses ont dù parcourir des distances proportionnelles aux quantités de l’électre qui les faisaient s’éloigner de leur masse centrale M. Ainsi, chaque jet de masse a été arrêté aux distances 2"A, 2‘A, 2:A 2A. Ne pouvant plus rebrousser
chemin à cause du choc tangentiel, ces masses restèrent
dans l’espace et circulent autour de leur masse centrale dont elles ont été séparées.
La masse de chaque jet produit continuellement des vésicules de vapeur, l’épaisseur des couches croît parla répulsion et l’éloignement des couches de vésicules formées précédemment; ces vésicules, en se refroidissant, gèlent sans perdre pour cela rien de leur mouvement orbiculaire et restent sous forme de ballons sans poids sensible : tels sont les corps cosmiques connus sous le nom de météores.
Des neuf jets de masse, T l’un, qui n’est ni le premier ni le dernier, doit rebrousser chemin et retomber sur l’enveloppe de la masse centrale; 2° la moitié supérieure de la masse m'x du premier jet passe par le cratère avant le commencement de la rotation et par suite sans éprouver le choc tangentiel nécessaire pour son mouvement orbiculaire. Dans la suite nous indiquerons les traces de cette partie de la masse m'1 expulsée la première et celles de la masse mr qui rebrousse chemin pour retomber sur son soleil.