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VI. ÉTOILES NOUVELLES OU NAISSANCE DE SYSTÈMES PLANÉTAIRES

§ 190. De la masse de chaque jet expulsé se forme une planète ; de l’ensemble des jets résulte un système planétaire; les masses de chaque jet diffèrent, 1° par leurs quantités, 2° par les distances qui les séparent de la masse centrale, et 3° par la vitesse de leur mouvement orbiculaire; mais il n’y a aucune différence entre les éléments primitifs qui constituent la masse centrale M et la masse de chaque jet.

Les molécules de chaque masse éprouvent de la pesanteur ou du fluide barogène des poussées qui les sollicitent à prendre un arrangement dont résulte une forme ovalaire, car c’est sous celle forme seulement qu’elles peuvent se trouver entre elles en un état d’équilibre. Pour qu’une pa-

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reille forme ovalaire résulte de la masse apiorphe de chaque jet, il faut que chaque molécule, obéissant à la poussée du barogène, prenne un mouvement extrêmement lent et inégal à chaque jet de masse, à cause de l’inégale pesanteur qui est en raison inverse des carrés des distances.

Pendant les déplacements des molécules superficielles, la congélation de la couche superficielle est impossible, ces molécules prennent la forme de vésicules de vapeur, qui repoussent continuellement leurs précédentes de la surface de la masse bridante. Les enveloppes gelées des vésicules produisent des amas de petits ballons, dont des millions ensemble restent et circulent avec chaque jet de masse autour de la masse centrale M.

Pendant la longue durée des déplacements indiqués des molécules de la masse brûlante pour obtenir une forme ovalaire, se maintient et la production des vésicules de vapeur et la séparation des amas de millions de ballons. Chacun de ces amas devient un corps volumineux sans poids sensible; les corps de celte espèce ont été nommés pagosphères par rapport à l’enveloppe mince de la glace, et cénosphères (xevoç, vide) par rapport à l’espace vide contenu dans ces corps. Les pagosphères deviennent visibles dans l’atmosphère ou en dehors de celle-ci ; on leur donnait le nom insignifiant de météore, parce que les astronomes ne pouvaient pas se rendre compte de ce genre de masses volumineuses qui possèdent un volume considérable et qui, cependant,, n’exercent aucune action qui puisse indiquer leur poids.

Le jet de chaque masse, en se conservant dans son orbite, produit avec les vésicules de vapeurs des millions d’amas de ballons ou des millions de méléores volumineux qui circulent dans la même orbite. Dans le principe, l’espace du prolongement du plan équatorial du corps central est occupé par neuf jets de masse, ensuite l’orbite de chaque jet devient une longue traînée composée de millions de méléores ou pagosphères.

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