‹ PhysiqueChapitre 13 sur 29 · CHALEUR · texte numérisé non relu

CHALEUR

Chaleur du soleil. — Le soleil, ce globe immense qui a un volume de 49 millions de fois plus grand que celui de la lune, et 1,300 mille fois celui de la terre, est la principale source de lumière, et de chaleur que rious ayons à la surface de la terre. Son diamètre, qui est de 315,000 lieues, donne pour sa circonférence environ 94f),000 lieues, ou 3,780,000 kilomètres.

Bien qu'il soit à une distance de 34 millions et demi de lieues, la vitesse de la lumière ou du mouvement lumîn- ux dont il est le centre est d'environ 70,000 lieues par seconde. C'est une vitesse de 10 millions de fois plus grande que celle d'un boulet de canon, et 10,000 fois plus grande que celle de la terre lorsqu'elle décrit son mouvement autour du soleil. On conçoit quelle puissance calorifique présente un astre semblable, et quelle action il peut avoir sur les planètes qu'il entraîne avec lui et auxquelles il imprime le mouvement, comme la terre.

Et cependant la chaleur qu'il nous envoie

traverse des espaces în,terplanétaires dont la température paraît varier, d'après divers calculs, de 80 à 132 degrés au dessous de zéro. Mais la terre agit comme une lentille, ou verre grossissant, vis-à-vis de ces rayons ; elle les concentre, elle réunit ceux qui sont dispersés et produit ainsi un accroissement de température d'autant plus grand qu*oa se rapproche plus de la terre.

Bien que nous ne recevions que deux milliards trois cent millionièmes du rayonnement total du soleil, il ne faut pas oublier quelle chaleur doit posséder cet astre, A ce sujet, les savants sont fort divisés : les uns portent sa température à 28 millions de degrés centigrades, d'autres l'évaluent seulement à plusieurs milliers de fois la température de nos fourneaux les plus élevés.

Quoi qu'il en soit, comme il est possible que notre globe, pour se refroidir de 2,000 À 200 degrés, ait pu avoir besoin de 350 millions d^années, on voit que la chaleur solaire doft ne pas être proche de son épuisement.

L'air, qui laisse passer si facilement le mouvement calorifique, absorbe une très-petite quantité de la chaleur solaire, absorption qui est plus considérable dans les couches inférieures rapprochées du sol et pressées par les couches supérieures que dans celles-ci.

Lorsqu'il contient beaucoup de vapeur d'eau, Tair absorbe très-peu de chaleur.

Or, Tair contient toujours de la vapeur d'eau, et cette vapeur, continuellement formée par révaporation de la surface des eaux, mers, lacs, rivières, en se condensant dans les co»-

ches élevées de l'atmosphère, qui sont assez froides, produit presque tous les phénomènes météorologiques que nous connaissons, nuages, pluies, brouillards, orages, etc., etc.

Nuages, — Quand la terre a une température dîenviron 30®, Teau qui s'évapore à sa surface acquiert une élasticité qui contrebalance et surpasse le poids de toutes les cqlonnes d'air et de vapeur qui sont au-dessus d'elle; elle s'élève donc jusqu'aux plus hautes régions de l'atmosphère, où les couches de plus en plus froides la condensent et lui donnent la forme de nuages. La vapeur prend dans les nuages une forme particulière à laquelle on a donné le nom de vésiculaire, ce qui ne nous apprend pas grand'chose sur sa nature, mais de cette forme on peut se faire une idée en examinant les vésicules de vapeur qui se condensent sur les verres à vitres au contact de la vapeur d'eau.

Pluie* — Deux courants d'air qui se rencontrent et qui contiennent chacun de la vapeur d'eau à des températures diverses, produisent aussi une condensation de cette vapeur. On peut remarquer, en effet, que, lorsque le vent suit une direction constante, il pleut rarement, tandis que, lorsqu'il change de direction et donne lieu à des courants qui se contrarient et se confondent, la pluie tombe en quantité notable.

Plus la température est élevée , plus il tombe de pluie ; et, bien qu'il pleuve peutêtre moins souvent en été qu'en hiver et au printemps, la somme de pluie qui tombe, dans la première saison, surpasse souvent celle des

deux autres; car plus la vaporisation est grande par suite de la chaleur, plus la condensation agira sur de grandes masses.

A mesure qu'elles descendent, les gouttes de pluie augmentent de dimension, parce qu'elles entraînent, en les condensant, les vapeurs que contient Pair dans les régions plus chaudes qui environnent la terre.

La pluie est, du reste, une des plus grandes richesses de la nature, car c'est l'agent le plus: actif de la végétation, et dans les pays privés de rivières ou de sources , elle sert de boisson lorsqu'elle est recueillie dans des réservoirs.

Les nuages laissent donc échapper des gouttelettes qui se vaporisent dans les régions inférieuras de l'atmosphère, et que l'on ne sent que sur les hautes montagnes. Mais si ces gouttelettes sont en grand nombre et forment une masse liquide trop puissante pour se vaporiser facilement, elles tombent en pluie poussée par la pesanteur, jusqu'à ce qu'il ne reste que des gouttes trop petites pour ne pas être vaporisées à leur tour.

C'est en passant à travers les différentes régions d3 l'atmosphère différemment échauffées, que ces gouttes d'eau perdent la température froide qu'elles avaient dans les grandes hauteurs; en arrivant sur le sol, leur température n'est' pas très-inférieure à celle de la terre.

La quantité de pluie qui tombe en une année est à peu près toujours la même pour un même lieu, mais elle varie suivant les climats ; elle dépend du voisinage des mers,

et est plus grande dans les saisons chaudes que dans les saisons froides ; elle est aussi plus considérable à Téquateur que dans les climats tempérés comme la France, et décroît encore vers les pôles, bien que le nombre des jours pluvieux soit plus grand en avançant vers le nord.

A Paris, en moyenne, on a calculé qu^il tombait une quantité d'eau, qui, si elle était réunie, pourrait couvrir toute la terre jusque environ 56 centimètres de hauteur. Aux Antilles, il en tombe environ 6 fois autant, plus de 300 centimètres.

En Europe, les pluies d'automne, plus abondantes que celles d'été, n'ont cependant pas la régularité des pluies tropicales. Entre les tropiques, vers le iSil, le Gange, le centre Amérique, les pluies reviennent à des époques périodiques, commencent lorsque le soleil marche vers la verticale du lieu, durent cinq ou six mois et finissent lorsque le soleil retourne vers Téquateur. Les vents changent alors de direction; ils soufflent de la mer vers rintérieur des terres, où ils condensent les vapeurs de TOcéan.

Serein, — On sent quelquefois tomber en ■été, au coucher du soleil, une petite pluie fine, bien qu'il n'y ait aucun nuage au ciel: c'est le serein qui, rare sur les lieux élevés, est surtout fréquent dans les plaines; il provient d'un subit abaissement de la tempérarture produit par la cessation de réchauffement causé par les rayons du soleil. La vapeur d'eau est alors condensée dans une région peu élevée et ne peut se vaporiser

dans sa chute, ni prendre, l'aspect d'un nuage, puisqu'elle ne monte pas dans les hautes régions froides de l'atmosphère.

Brouillards. — Les brouillards qui se forment le matin se répandent surtout au-dessus des lacs et des rivières; le soir, ils se forment partout; ceux qui disparaissent le jour sont dus au refroidissement nocturne du sol et de Tatmosphère. Ceux que Ton voit en été au-dessus des rivières après les pluies d'orages proviennent d'un air plus froid que la vapeur d'eau qui se dégage de la surface de Teau, et qui se trouve condensée dans ce milieu différent. Le brouillard sera plus épais si Pair est plus humide, et la température plus éloignée de celle de l'eau.

En hiver, au moment du dégel, on observe souvent des brouillards qui tiennent à la même cause qtie le ternissement d'une glace par rhaleine. Celle-ci étant plus chaude que la surface de la glace, la vapeur d'eau qu'elle contient est refroidie et condensée sur le verre. 11 en est de même de la vapeur de l'air qui en été couvre les bouteilles qu'on monte de la cave, où elles ont acquis une température plus fraîche.

Grêlé. — La grêle, produite également par condensation de la vapeur d'eau par un vent froid, ravage principalement les pays tempérés. Il est rare d'en voir dans les contrées chaudes, si ce n'est sur les montagnes. Les nuages qui la produisent sont très-épais et sont généralement situés à de très-grandes hauteurs, ce qui permet aux grêlons qui s'y forment d'acquérir des dimensions considé-

râbles, jusqu'à peser 200 et 250 grammes, parce que sur leur route ils condensent à leur surface les vapeurs des couches d'air qu*ils traversent Ces grêlons ont toujours un noyau central, irrégulier, presque opaque, environné de couches concentriques d'une glace plus transparente ou quelquefois alternativement transparentes et opaques. Ils ont la forme soit d'une sphère, soit d'un petit cône ou de pyrairfides accolées : quelquefois de l'air s'est dégagé de leur intérieur pendant la congélation, et y a ainsi formé des espèces de petits tubes cylindriques, comme on en trouve souvent dans la glace.

La grêle tombe presque toujours,' en été, à la suite de refroidissements considérables qui se font sentir depuis les nuages jusqu'au soL Elle accompagne et précède souvent les pluies d'orage et ne les suit presque jamais. I^esque toujours, sa chute concorde avec des phénomènes d'électricité atmosphérique; le tonnerre gronde souvent avant et pendant sa chute, ce qui a conduit à penser que sa formation était due à l'électricité ou qu'il s'en dégageait lors de sa production.

Rosée, — La rosée ne tombe pas précisément du ciel, comme le donnerait à penser le langage qu'on emploie ordinairement. C'est uniquement, en effet, le dépôt d'une certaine quantité de vapeur contenue dans l'air sur des corps très-refroidis qui la condensent pendant la nuit En effet, le refroidissement des corps précède toujours l'apparition de la rosée. Quand le ciel est serein et la nuit calme, la surface de la terré et des corps qu'elle

«apporte, rayonne, où renvoie une partie du calorique qu'elle a reçu pendant le jour du soleil, et ne reçoit rien en échange des espaces planétaires dont la température est de plus de 60 degrés au-dessous de zéro. Elle se refroidit donc et arrive à une température plus basse que Tair qui l'environne. Si une couche d'air arrive en contact avec ce sol, elle se refroidit instantanément, la vapeur d'eau qu'elle contient toujours est immédiatement condensée sous forme de gouttelettes liquides qui se déposent sur tous les corps placés près de la terre. C'est pour cela que les plantes couvertes de rosée ont toujours use température plus basse que les couches d'air situées à 1 ou 2 mètres du sol.

Ck)mme en hiver et en été il y a peu de différence dans la température de la nuit et du jour, c'est surtout au printemps et en automne et vers le lever du soleil que la rosée se produit le plus abondamment

La rosée ne se produit pas sur les substances métalliques ni sur les corps polis, parce que ceux-ci se refroidissent peu par le rayonnement, tandis qu'elle se dépose en abondance sur l'herbe, le bois, le papier, le verre même, qui ont un plus grand pouvoir rayonnant (V. plus loin l'arti cle Rayonnement, )

Lorsque le ciel est couvert, le refroidissement n'a plus lieu de même , parce que les nuages forment écran et renvoient vers la terre une certaine portion de chaleur. Plus la journée a été chaude, plus il y aura production de rosée, car le rayonnement sera plus actif. Mais il faut une légère agitation

4PUTSIQUE, — T. f. •

de raûT) poupJajvûrJisar le.<reaouYeUe<n6nt des couches qui déposea^; leui; vâpeur; un temps trop ; calme n'amène, en icontâct avec, le sol qu'une même couche d'air, jbandlB,.qu^ les ventç rapides et pujissants empêchent lerefroidissemeati CeluiT^ci est d'autant plus., grand que l.ea objets sont, plu^ isolés et placés; dans aaUeu;p1us découv,ert, où l'on ne trouve .. ni< arbres, i ni mwrs ^qui. pi^issent». . par .leur, propre > rayonnement^ .rastUiiier^ aux. .obj,çjts i la chideur. qu'il perd. C'est,, du reste, ce qujl.. se- passe iorâcm'on quitte la ville pour la cam.-. pagAe, ouqu'oa sort d'>un abri quel conque pour s'exposer à > l'air libre, 1%. nuit.. Le rayonne-r. ment des corps, environnants, étant nul,, le., refroidissement générai est «bien plussen*-.

sible* Giv€€,fr^'hQ gïYve ou gelée blanche est dOi..

à la mêmor cause que la .rosée; seulement il!

a lieu ik une époque de à'aoiiée, l'automne on,.

le printemps, oiïf. la .tempé'^d'turei de l'air..

étant seulement de 3 .ou 4 degrés, les corp^i

et la^. terre prennent par. leur n^punement

une température inférieure. à 0, ,qu,i. leui;.

permet de. .congeler la vapeur qui ;»e déppse .

sureuix,,, Les igelées^qoj ont.lieu .dans ces.. mêmes ^

saisons tiennent également à ce rayonnement ,..

qui «porte .les.pl^ntes et la terre à la^tempién

rature de^la. congélation, tandis que l'air est .^

auTdesaujSvdezéro^ Pour, préserver, lesv plan-..

tes deces, gelées trèsrdangjereusespour elleSt.,,.

suutoMit Joi?squ'elles!Sonl} tairai ves^ il /ant.les .

couv;rir d'une toile légère^, ou par,des.abriSvder.;

paille qui^ fixiésÀ 2 ou>3 muètres du/sely.em-r,».

'^l^bent ' le' tnoiivenietit caloï^fiqûe; de< i^é-

chapper sans retour,!etiiialiitJnDaent latem-

' pérutare'cie l-espace : ainsi) 'Cf^itrert à 6 ou

*^tii^ftDd a^degrésau^essas de: la température

- «de la^' gelée.

<0n pmt du'Q'^âister'par'UnteBips sereintet

Tin air calme, obtenir de la glace par. le

'(iiio|fisntde^c0 rayotmeraentmcotunLe, tiiême

HlfM^ue iaiitempératarei générale (n-€^t! pas

i'«itriféei)aa 'point oridinalreKde la^iCMNigâa-

^tion.

.' NeijSfei' -^. Les vapeurs, dteu que* contient

Tair, gelées dans le nuage qu'elles forne&t,

"^par la dtmimitionâ de bhaleur appeléd(fh)id,

'-«Dnfrbsiit» en neige ; ^si ierfitiid«st vif,.ies petits

glaçons se réunissent en; se touchant par

'<2q«0Ϋ)ues points seui^ment et :forment les Ho*

wcons; il est r«are: que^noas^ voyions iai'oelge

^'^sooS'fDrmefdetTlstaux bieitTégulBers^îl faut

t^nif^id vif et eofBâtantXlOr à i2<»<sous"zéK)),

«oomme» au sommet des >Â)pes,; pour qu^eile

' lOr^st^Uiseï avec deë : formes' régulières - et < en

"é&>lles!plas)ou^mokis! compliquées.

Le 'volumeide la glaoe est de 1/40 «ou 1/9 -'«ci^dessoiis>de celui de Peau qui Ta formée, -tandis que la iie^ge a 40 ou IS fols pias de "^^kime qud Teau qu'elle ifournitt' étant ^fba-« ' due.

' L^é^poratioi^ de la n^rrge est très-facile • et ) trè»^rapidej car ses particules sont trèâi^ésu- 'Aies et fyrésent<snt beaucoup' de surface à ^^ v&portition ; elle se* comprime (lacilemeht et prend alorà Paspect et le volume de la gioce l'ordinaire; elle perd ainsi en partie son opacité et sa blancheur, qui .profvîennentde sa

faculté de réfléchir tous les rayons colprés sans en absorber aucun.

Son évaporation est cependant moins rapide que celle de la pluie ; et lorsqu'elle a longtemps couvert la terre, on remarque que les fontaines sont plus abondantes qu'à Tordinaire.

Si l'air qu'elle traverse est plus chaud que eelui où elle s'est formée, elle fond et tombe en neige fondue. Elle retient dans l'air qu'elle renferme 0,294 et 0,345 d'oxygène en plus de l'air atmosphérique, qui n'en a que 0,24,

En gros flocons elle annonce un adoucissement de température ; en forme d'aiguilles, elle est suivie d'un grand froid.

En couvrant la terre, elle maintient la chaleur et la végétation; dans les climats froids, sa puissance réfléchissante s'oppose au rayonnement calorifique du sol, et l'empêche de se refroidir lorsqu'elle couvrela terre une grande partie de l'année; elle préserve alors les végétaux de la gelée. En enfonçant profondément un thermomètre dans )a neige»

il marque toujours une élévation de température. Aussi un grand nombre de plantes se conservent ensevelies sous la neige et poussent au printemps avec rapidité si la neige a fondu lentement et ne les a pas désorganisées.

Elle entretient aussi le ton de l'économie animale, affermit et fortifie les forces musculaires, favorise la circulation du sang; aussi ses frictions sont-elles utiles pour ranimer les parties du corps qui ont beaucoup souffert du froid.

A Paris, le nombre moyen de jours de neige est de 11.

Il existe des montagnes où la température est constamment à 0° et où les neiges sont perpétuelles; dans les Alpes, on les rencontre • à 2,500 ou 2,700 mètres.

A moins 20<> la neige devient pulvérulente ou en poussière, et flotte dans l'air en tourbillons redoutables qui forment les avalanches.

Neige rouge. — On rencontre dans les régions polaires, dans nos Alpes et nos Pyrénées, de la neige rouge, dont la coloration est due à un petit champignon qui pousse sur la neige.

Grésil. — Le grésil, qui tombe ordinairement au début du printemps, est probablement un ou plusieurs flocons de neige qui, après avoir commencé à fondre, a subi un nouveau refroidissement, lequel a réuni les molécules et formé une réunion de petits cristaux plus ou moins serrés ou entrelacés, en pelote assez compacte.

Verglas. — Le verglas n'est autre chose que le résultat de la congélation d'une pluie peu abondante, qui provenait d'un air un peu plus chaud que la terre sans l'être beaucoup, et tombée sur un sol ayant une température inférieure à 0^. 11 forme une couche mince transparente et polie ; il est donc inexact de dire que le verglas tombe, puisqu'il se forme sur le sol même et par le froid terrestre. La pluie ne produit pas de verglas lorsqu'elle tombe en abondance suffisante pour mouiller les corps et par suite les échauffer.

Le givre' oonrmé'laiieîge est fort utile aux plantes, parce qu'il maintient la terre et l€is jeunes pousses à une température supérieure

' à celle de Tatmosphère, et ' les garantit anisi contre les froids rigoureux: de l'hiver.

La rosée n*est pas moins précieuse pour la végétation , surtout dans' les- psys ^ù' les plûesT sont rares; au Pérou, elle entretient à peu près seule la fraîcheur de la «vei-dure.

Pluies rouges^ de swng^ etc. — Tout ca qti^on a désigné- sous - le nom de; pluies de

: sang, pluies rouges ou pluies de sohfre^' est dû, les premières, à la présence de -petits animaux très^nt^nibreux ; les dernières à des substances CDlevées. par les vents aux environs des* cratères, des Volcans, ou au pollen des fleurs, et surtout des pins. Quant

' aux pluies de crapauds et de cheiiilles, à la' rigueur, le vent aurait' pu les entraîner ou la pluie les attirer ,' mais plus probaWement c'fst après les avoir- vu sortir de leurs reti^ites en grand nombre après Vhunndité qu'on les a crus apportés par la pluie.

' Les pluies de graines et en particulier de lichens sont, au contraire, évtai^nment dues

' au transport des vents.

Vents. — Les vents sont produits par un mouvement plus ou' moins rapide' de translation de Tair,* causé par unerapture d'équilibre dans les ' ooucfaes de ' dl£fêrentes densités qui composent l'atmosphère.

La condensation instantanée des vapeurs, en produisant un vide eonsidéi^le,* amène un déplacement considérable dané la masse de l'air, des variations de densité et de près-

sioa» Toute raréfaction ou dilatation de. Pair par la chaleur^ toute eoadensation par }e froid . prodaiseat des mouvements continuels. Enfia la rotation du gk)be produit aussi, avec ria-r floencQ du soleil et de la lune^ certains .<îoun ^ rants aériens.constants.et généraux^ ,

Toute coadensatioa produit .UQ^vide^. et par ' suite uœ sovte d*aspiratioQ quî« donne une i grande vitesiae aux courants. Les dilatations, t causeat des simpuiaioas r^atiwemeot aïoioâ..; violenteB^i

Yersia z(mer torridev les vents. eut udô grande constance ; i lS( so^t plus variables . dans, les pays tempérés, quoique quelques s couimnts y dominent seosiblement Au^ pôles* >. les .variations; se succèdent de mittui^n nuU nute, {MTOdultes par des mouvements venaojt.. dei.tou8:le&:pQiAts< du globe> en sens cou:?

traires. .

Il existe «souvent des courants d'air qui .

sonffl&it à, de.;grandea hauteurs dana une dir, reotion différente 4esveats> inférieurs. A.Ténériffet. au sommet da pic,, règne un; violent vent d'O.^Si.!-r0.y.aa ipied.de lamontagne-rèrr^ gne : un vent lalizé.

Du. reste, les i vent» qui (amènent i la ,plaia varient. suiivant les. pays; ceux: de la. Méditer^ ■ raoée; n'agissent pas: comme. ceuxt de TAt-,* laDtiquer.;eni: France^ .ce sont] surtout lesr. vents qu^ viennent de :cette dernière direcntion qulnottrïiramèâent. La.températiu!e de»: contrée» traverséesrpar«i«avents lesrendent . fnûids eoiomeiiles bises: du nord, comme île i mistral quij parcouirt te sudnest de la France etjie n<ttd;4ôlltalie; ou.jekauds comme le

sirocco (en Italie) et le solano en Espagne, qui viennent d'Afrique et transportent une chaleur suffoquante. En Egypte, le khamsyn souffle du midi pendant cinquante jours avant et après Téquinoxe du printemps; il est étouffant et soulève une poussière embrasée* Le simoum (véùéneux), dans les déserts d*Arabie, au nord de l'Afrique, en Perse, entraîne dans sa course brûlante quantité de sable et de poussière jaune, bleue, violette, qui exhale une odeur de soufre. Mais le plus terrible de tous, c'est l'harmattan, qui trois ou quatre fois par an souffle de l'intérieur de l'Afrique vers l'Atlantique, surtout vers la côte de Guinée, et qui pendant 4, 5, 15 jours, accompagné d'un brouillard sec et épais, dé- . pose sur tous les corps, jusqu'à 800 à 900 kilomètres de la côte, une poussière minérale blanche; il est très-sec, détruit la végétation, et rend douloureuses toutes les parties de notre corps avec lequel il est en contact.

Ouragans* — Les ouragans, causés par une extrême raréfaction de l'air, ou par des condensations violentes de vapeur, abattent et entraînent tout sur leur passage, font monter les torrents à des hauteurs prodigieuses, et portent quelquefois les flots de la mer au milieu des terres où ils causent de désastreuses inondations. Les îles Antilles sont très-souvent ravagées par ces tempêtes, qui parcourent avec une énorme rapidité tous les points de l'horizon, et avec des sauts très>brusques ; la mer de Chine a aussi de terribles ouragans ou ty-fons qui durent de juillet à octobre.

Trombes, — On voit souvent aussi sur mer

se produire des trombes, espèces de cylindres ou de cônes d'eau de mer, animés d'un rapide mouvement de rotation et de translation, analogue à celui de la terre autour du soleil; l'eau s'y élève très-haut avec une grande force ; on les a quelquefois détruites en les coupant avec des coups de canon. Il y a sur terre des trombes également en forme de cônes et de cylindres de dimensions moins considérables. Mais au lieu d'eau, elles entraînent et jettent de tous côtés, les arbres, les maisons, les rochers, dessèchent les lacs, dont elles soulèvent Teau, renversent les murs les plus résistants, creusent dans le sol de profondes excavations, et sont souvent accompagnées de globes de feux lançant des élairs. * Leur marche s'annonce par un fracas qui rappelle celui d'une lourde voiture roulant sur le pavé. Quoique ce soient évidemment des tourbillons de vent, Jl est possible que l'électricité soit une des causes de ces tourbillons.

Par tout ce que nous venons de dire, on voit combien il est difficile de prévoir exactement et jour par jour le temps qu'il fera à une époque et dans un endroit quelconque. S'il est quelques phénomènes qui reviennent à peu près périodiquement, tant de causes influent sur ce retour, et il est tant d'autres accidents qui ne peuvent être ni annoncés ni soupçonnés, produits qu'ils sont par des causes très-diverses et très-variables, que toute prédiction précise, jour par jour, est impossible. Mais la rapidité des communications peut facilement permettre de faire connaître

instantmément les orages, les changements

•de temps survenus dans une région, afin d'avertir les autres régions ou de hâter leurs travaux eu de prendre les précautions convenables.

Parmi les vents constants, on remarque rd'abordles vents alizés, qu'on observe sur rOcéan, où ils sotiiïlent surtout du N.*Ë. au S.-0. dans Thémisphère nord, et du S;-E.

au N.-O. dans Thémisphère austral; ity a une Ihnite à réquateur' qui sépare les alizés du nord-est et du sud-est, qui est remarquable par ses calmes qui empêchent toute navigation.

D'a«itpes variations de direction,' qui tonnent à rihUoence des terres et des chaînes •de montagnes de l'Amérique, n'empêchent pas

' ces courants d'avoir une constance remar-

•quable qu'il faut attribuer au mouvement annuel de Tatmosphère par suite de la position du soleil.

Les moussons sont des vents qui, périodiquement, se font sentir pendant six moiiS dans la zone torride, surtout au pi intemps et en automne. Ils sont dirigés toujours vtsrs Phémisphère le plus échauffé par le solei^ et vont de l'hémisphère sud vers l'hémisphère

^ nord au printemps et en été, et du nord au sud en automne et en hiver. Ces courants ■sont, du reste, peu élevés: et arrêtés par des

' montagnes de médiocre hauteur.

La Méditerranée a quelques moussons qui

- naissent de l'air fortement échailSé par 'les plaines brûlantes du Sahara, lequel s'élève

' rapidement par suite de sa densité moindre,

— ia9 .—

etsoUiclte un. courant .venaat de la MéditeET.> rauée et du .nord*

Sur les côtes, on counali des vents pério^ dlques.de ISl heures,, soufflant, le jour, de la mer vers la terre, et la nuit, de. la terre vers la. mer. Dans les zones centrales, Ils durent., toute Tannée; dans, nos climats, seulement en été; Icjour^ le soleil échauffe en .effet ^ le sol plius^que Ja nuer^ d'où il suit que, Pair . qui pèse sur. celle-ci doit .souffler vers la terrei et.revenir ensuite vers la «merle .soir, lorsqueila.terre se refroidit

Dans nos cUmats tempérés, les- vents irré-gulîers et ceux d'ouest dominent... En hiver, . ils viennent surtout du «sud-ouest en Europe, et ea.été..du nord-ouest.. En automne,* du sud^et au.printerap;^ de Test; ils produisent . généralement . la .sécheresse. Les vents . vio^ lents et les; tempêtes deséqiuiinoxes sont dus,au printemps, à des luttes de vents froids duo nord et de vejatsi chauds du midi., £]ui pro^- • duisent- des -mélange d'air seo et d'air hurr mide, de. beau..temp^« de. pluie, ,de neige et:. de gnèi^tL En automne, lesvents duisudpré- dominent, versent sur les contrées du midi u Feau qu'ils possèdent, et arrivent secs vers rEuropémoyenne^ où ils produisent auimi-^ lieu, de l'automne ce beau temps connu sous.-> le nom: d'été, da la. Samt-rlVlartin ou des.) Yielllanls. .

Bien.^ue-denombretiix désastres soient dua , à l'action des vents, il faut reconaaître l'uti-^ lité qu'ilsontpournous,. en transportant sur . les terres la pluie nécessaire à la végétation. . • età la.vie.Hls mstiiUlQanfintla&Blttbcité p^rjoi

— uo —

les populations entassées des villes, et remplacent l'air vicié par les exhalaisons insalubres de toutes sortes, par un air pur et purgé de miasmes. Si quelquefois ils transportent ces miasmes infects que l'ignorance et Tincurie de populations barbares entretiennent, dans des contrées éloignées, il en faut surtout accuser les hommes qui laissent se former les foyers d'infection, et qui, par paresse ou par superstition, comme les peuples d'Asie et les habitants du Gange, laissent des détritus de toutes sortes se décomposer dans les rivières et infester l'air de miasmes cholériques.

Un jour viendra sans doute où la civilisation fera disparaître ces germes de mort et de maladies, et peut-être la science, plus éclairée qu'elle ne l'est encore sur les perturbations atmosphériques, pourra tirer un nouveau parti de cette force du vent qui ne fait plus marcher ni voiles ni moulins depuis l'invention de la vapeur, et trouvera le moyen de se garantir de ses dévastations, de ses mouvements désordonnés, et de ses incursions inattendues.

Mer. — La température de la mer paraît assez constante vers les tropiques ; elle reste entre 27 et 28°; mais à de grandes profondeurs elle se refroidit d'une manière sensible; à l'équateur, à 3,800 mètres de profondeur, elle serait de 1°, 6 ; à 1,600 mètres, de 2<», 8 ; à 700 mètres , de 5° par suite des courants sous-marins venus des zones polaires.

Dans les régions polaires, le fond est au

contraire moins froid que la surface; la glace étant moins lourde et moins dense que Teau non gelée, doit flotter à la surface et empêcher le rayonnement calorifique.

Courants marins. — La mer a, comme Tatmosphère, ses courants variables et constants.

Entre les tropiques jusqu'à 30° de latitude nord et sud, existe un courant dans rOcéan, qui porte ses eaux d'orient en occident, dans une direction semblable à celle des vents alizés et contraire à celle de la rotation du globe; le mouvement est môme plus rapide que celui des vents alizés.

Un autre courant, qui porte les eaux des pôles vers l'équateur, a son correspondant dans Tatmosphère comme s'il était produit par Taction de la force centrifuge.

Les eaux vaporisées à l'équateur laissent un vide, et celles des pôles se précipitent pour les remplir. Le mouvement de rotation à réquateur étant bien plus rapide d'occident en orient, est aussi plus rapide que celui qui existe aux pôles ; par suite, les eaux qui viennent de ceux-ci restent un peu en arrière jusqu'à ce qu'elles aient acquis le mouvement propre à cette région équatoriale; elles occasionnent ainsi un mouvement en sens contraire d'est en ouest

La configuration des terres, les éminences sous-marines modifieut ces deux courants et font naître une multitude de courants particuliers, quelquefois contraires et toujours plus rapides dans les passages rétrécis.

Chaleur de la terre. — Le globe terrestre

^ anssif une «haleuT' qui luhest propre «t/.qiil! n'est pas- due à la chaleur solaire ;$ o^OK^i. qui, reçue à la surface* n'est que.

2,d8HO^«000

eu un 2,381 mHlicHiièiBe de Jachtlew totale qu'émei le«oieil^^ ne pénètre pas.à^plos de 2br à 30 «mètnes. A .cette profooMleur» la. teociM pérature d'une > même couche ^e* ten»' reste invariable; à Paris, cette Jinite existe' à ! 27 mètres;- car, à cette profondeur^la tempe*', rature reste toujours à r il degréi,.. et * < eUe . augmeDte à mesure qu'on remonte veis .sla siffface. Mais au delà de cetteiimitetJnvA^t • riable, la température croit > à mesure' qu'oo.;* s'enfonce dans la terre, et'cela,:jdan»toufi.le» ^ pays, dans toutes les mines^ à toutes les pro^ fondeurs, et quelle que soit la nature des;.< terrains;

Le globe^erreste a donc^unexhalean.qui est la suite de Ténor me température qui^ll avait atteint lorsqu'il était à l'état liquide ou , gazeux avant l'époque où,, par/ suite dtt>.

rayonnement ou de la déperdition deisaxha-i • leurv sa superfrc^ s'est solidifiâet ,Cette covh- . che -superficielle solide, qui pairalt n'être.; épaisse que de 60 kilomètres sur une masse-, totale 1,000 fois plus grande, est^ peu .coq«ductrice de la chaleur, ce qui* doit conceot' > trer la chaleur centrale et empèciterle jsenlr > tre terrestre de se refroidir ai;gourd'hui rapidement Quoi qu'il en soit, à mesure qu'on descend de 30^ à 40 mètres on» trouve une

migmentation d*un degré ; c*est4udire qu'à 4^0<)0 mètres, par exemple, on aurait une i'teo»pérature>de' 100 ^ie^rés, celle de Teau . bouUlAfite ) ài 40 kilomètres une température éé i^OOOrdegrés; à 80, de 2^000, et on arriverait à^ un point où'tou&.ies métaux seraient en fuflion, si la chaleur croissait. toujaurs dansia'mèmQ proportion.

^ SOtmCES DB CHÀtfitni.

' Mais la èlialeur terrestre n'a plus «.ujour-

.>d-hui une bien grande infl^iience sur Ja température générale de la surface. iQuetlqnes tremblaménts < > ide l terre , . quelques > volcans par lesquels elle ti»a«i4^te parfois sa puisnoce cachée, ne troubk^nt pas la sécurité de

. la eo<athe solide du g^obe.

Mais à la surface même de la terre, il est

' tme foule de> causes" qui, à la' volonté de l'homme, peuvent produire de la chaleur.

Parmi les principales nous citerons lesactions chimiques, le frottement, la compression, et

' en génial tous les mouvements qui ont une certaine énergie.

Frtjttement, percwawo», compression. -— Lorsque Ton firappe vivement et fortement

•'«ur une barre de fer ou sur tout autre métal avec un' mdrteau ou un balancier à. frapper les monnaies; on voit ces corps S'écbauffer d'une 'manière sensible; par Is^ percussion et

' par4apr«Kion; on peut même ainsi enflammer un moreeau de phosiphore. Il y' a une

. cttmittiution sensible de-voiume dans les corps frappés; les molécules^tant pressées les; unes

contre les autres, mettent ainsi en mouvement réther qui est renfermé dans toutes leurs parties ; et même dans certains corps presque incompressibles, la percussion détermine cette vibration, d'abord des molécules, puis de réther, et nous éprou' «ns au contact de ces corps la sensation de ^a chaleur.

Les gaz produisent aussi le mouvement calorifique lorsqu'on les comprime ; l'air (mélange de deux gaz oxygène et l'azote), réduit brusquement au cinquième de son volume, dégage assez de chaleur pour enflammer l'amadou, c'est-à-dire environ une température de 300 degrés.

L'oxygène, le chlore, l'hydrogène, l'azote et les autres gaz donnent aussi un dégagement de chaleur par la même compression.

Puisque la compression donne de la chaleur, la dilatation ou l'expansion des gaz doit donner du froid. Aussi dans l'air que l'on raréfie et qu'on dilate par la machine pneumatique, on obtient 23 degrés de froid.

De même, si Ton comprime l'air dans un réservoir et qu'on le laisse ensuite s'échapper par un étroit orifice, le froid produit à la sortie de l'air dilaté est très-vif, et si Tair est humide, la vapeur entraînée par l'air se condense et se congèle même quelquefois.

Dans les mines, l'air est parfois comprimé violemment dans des cavités par de grandes masses d'eau, et il dépose souvent des couches ^e glace, lorsqu'il s'échappe alors avec violence par une issue quelconque.

Le frottement des corps solides produit également le mouvement calorifique. — Deux

morceaux de glace, frottés ensemble à une température au-dessous de zéro, dégagent assez de mouvement calorifique pour se fondre et produire ainsi un liquide qui a une température supérieure à la leur. Deux morceaux de bois vivement frottés s'échauffent assez pour s^enflammer. En forant sous Teau une masse de bronze, la chaleur dégagée pour produire 250 grammes de limaille, pourrait élever de 1® la température d'un poids d'eau 10,000 fois plus grand. C'est pour cela que les essieux de voitures, en frottant contre les boîtes des roues, s'échauffent au point de s'enflammer, et que le choc ou le frottement brusque de l'acier contre une pierre silex, développe des étincelles qui sont produites par le détachement de particules assez échauffées pour prendre feu.

Chaleur dégagée par les actions chimiques. — Le fer qui se couvre de rouille s'oxyde, c'est-à-dire absorbe l'oxygène de l'air et se combine avec lui, et la chaleur qui est développée dans cette combinaison chimique n'est pas très-sensible. Mais lorsque la bougie, l'huile des lampes, le bois brûlent, la combinaison de la cire, de l'huile, du bhar bon avec l'oxygène est très-évidente et dégage de la chaleur et môme de la lumière et de la flamme. Cette flamme n'est que le résultat de la vapeur de ces corps portée à une haute température; les flammes les plus brillantes ne sont pas. les plus chaudes, car leur éclat tient seulement à la présence de matières solides incandescentes; et certains gaz qui, comme l'hydrogène, brûlent avec une

flamme pAle» dégagent beaucoup plus de chaleur.

On voit, tcHitelois, que les oombiuaisosis chimiques, , qui sont toutes plust ou moins analogues à la ^combustion, du: bois ou de l'huile, produisent an mouvement de Téther qui nous cause la- sensation. appelée chaleur, .liais ce mouvement varie d'inteosité avec les substances; ainsi on a trouvé qu^un kilogramme fde chacune: des Bubstanees suivantes élevait d'un degrés par sa eoimbufition les poids. d'eau suivants, en kilogrammes :

i \i. d'hydrog. pur, élève de 10^4^600 k. d'eau. Hydrogène carboné (gaz

d'éclairage) . 12à . JS^OOO k.

Huile d'olive 9,862

Coke 6»500

Houille moyenne. 7. 600

— grasse î6»000

> €arbone pur 7.,295

Oharbon de bois 7^300

Alcool à 420.. 5^a55

Essence de térébenthine i0,&36

Bois sec ; 3^500

Bois séché, à l'air 2,600

Soufre 2;600

Chauffage. — Dans l'industrie et dans l'économie domestique, les modes de chauffage varient beaucoup. Le chaiSilEage ordinaire de nos cheminées et poêles, produit par le feu couvert - ou ■ non couvert, quelque agréable qu'il soit àTœil, est très^peu économique. Dans les- cheminées.

on nlatiltfle9^«ère queles 4& eentièmeB delà.; chaiettnproduite par. la combustion du bois-./ oa. delà houille (charboE de terre)^ et le-i. reste est perdu ânutilemeuti entraîxié au den hors dans la cheminée par le courant d'air néoeasaire !!à rla ^oHibustion. On n'a même géAéralenaeat pas le soin,. dans les construc- > tiOBSydeiclieirQher à utiliser^ pour les étages^. ^ supérieurrouinlérieurs, le courant calorique: . ainsi produit. Il est juste de dire cependant... que. c'eiBt ; un . chauffage ^rèsr^sain, .en- .ce qu'il . < favorise.' le're]iK)uveliemeat complet et conti-r nuel de l'air desappartem^nts.: La difféirence de: . teBApèrature,: et par suite . de densité eatre' l'air, chauffé des :tuyaux, de. chemi<néO)et l'air plus: . dense i de l'appartement ^ dét?er oûne un. . courant )asoe0dafiti costUnuel» produit par.

l'âéjrationfde; Tatr. chaud devenu pl^is iéger» , et^par suite Je tirage ou Tattraction enhaut ^ d&d'ahr plus dense, de Tappartement. C'^est: ce ^ qui n'a.|>aa lieu .avec les ipçêles* • Les poêles, surtout ceux de fonte, émetn tend'beauoeup de chaleur, échauffent rapidement l'air des chambres^; et constituent un . chauffage économique; .mais le* > renouvellement de l'air des ehainbirea est ainsi pçesquia. nuil,.et .une* odeur :désagréable et môme dén létra^^ due. ù la décomposition des matières..! orgaQ:iquea'.>su8pendae8 dans l'airy rend leur. eini^lQi quelçiaefoia;malsain.

Les 'Caisortlèi^es à air chaud sont générale^' inentijlonDéaf;d'un (foyer, souvent pl^aoé dauA les caves; l'air s'échauffe sur les parois. «xté^. rieunes dufoyei!: et des tuyaux qui emportent la. if umée^ '.) et^^ comme rii . ^eat ^^^devienu \ jmk»,'^

deDse et plus léger par réchauffement, il peut s'élever aux divers étages des maisons et pénétrer dans les appartements par les bouches de chaleur ouvertes auprès des planchers.

Combustion de la fumée — On a imaginé divers systèmes pour brûler même la fumée produite par la combustion de la houille, et supprimer ainsi les inconvénients que présentent la perte de chaleur et de combustible et les encrassements occasionnés par la fumée des foyers. Le système Arnott est un des plus simples; il consiste en une boîte à fond mobile sur lequel on pose le combustible, charbon ou coke; on allume d'abord la partie supérieure du charbon; celui-ci en brûlant commencç à distiller, pour ainsi dire, le charbon qui est au-dessous de lui, et sur lequel l'air extérieur arrive au moyen de petites ouvertures percées dans les parois de la boîte. Les gaz et la fumée qui se dégagent dans cette combustion inférieure sont forcés de passer à travers le charbon supérieur incandescent qui les brûle complètement et absorbe toute la fumée. Comme la boîte contient tout le combustible nécessaire pour une jou'rnée, il suffit de relever le fond mobile pour ramener le charbon inférieur au contact du charbon supérieur incandescent et près des orifices de l'air, de manière à entretenir la combustion. C'est un système qui peut aussi bien convenir aux cheminées qu'aux machines à vapeur et aux usines.

Des calorifères peuvent également être construits sur le même principe; seulement.

on renverse le mode de combustion; c'est sur la partie inférieure de la houille que Ton dirige le courant d'air nécessaire à la combustion ; cette houille est placée dans un cylindre fermé par un couvercle. Lorsque la combustion inférieure s'opère, la fumée qui se dégage, ne, pouvant trouver d'issue par en haut au cœur du couvercle, est obligée de redescendre sur le foyer où elle se brûle complètement Quant à la houille, une fois une couche brûlée, le seul poids de celle qui la surmonte et qui ne l'est pas, fait descendre de nouvelles couches de houille, qui, en contact avec le courant d'air inférieur, brûlent à leur tour et continuent la combustion, puis brûlent de nouveau leur fumée et entretiennent sans cesse ce mouvement de va-et-vient.

Chauffage 'par Veau chaude. — On emploie aussi le chauffage par circulation d'eau chaude ; l'eau échauffée dans une chaudière subit des déplacements nombreux, parce que les couches chauffées et moins denses s'élèvent pour faire place aux couches plus denses; il en résulte un mouvement continu de l'eau; on la fait alors monter par des tujiaui dans des réservoirs bien fermés, placés dans les combles des maisons; elle redescend ensuite par d'autres tuyaux qui circulent dans tout l'édifice et où elle laisse sa chaleur, pour revenir après dans la chaudière d'où elle était partie. Des poêles à eau chaude sont généralement disposés sur le passage des tuyaux de retour, et contiennent des tubes en fonte qui sont en communication avec l'air extérieur'; cet air s'échauffe dans les

tubes» et porte encore * de ' la chateur dans iesr appartemeats eu se dégageant au-dessusidaa . . poêles.

Chantage par la vapeutu -^ Comme .la^ .

vapeur restitue, lorsqu'elle se . coadeosey là • . calorique qui a servi à sa vaporisationv il sufr. fit de pi[odalre une grande quantité de va-* peur d 'èau dans, une chaudière, pijHir jqu*elle cède à de Pair qui circule autour de tuyaux où elle se rend par suite de sa légèreté^ tbiU; . le caJIorique. qu'elle, a absorbé. Ces tuyaux circulent sous/ tes planclrera des ehianjiJires: «t . en échauffent Tair. très-complètement .L*eau . condensée' revient dans la . chaudière .san& i perte, ^ Taide de tuyaux particuliers.T.

QC'ESTr GE ^QQE: iLA. . CHMJE0R? SE& ERfiBTS; >

Lorsque nous disons qu'un corps est Chaud» .

noud voulons dire qu'il est devenu chaud p^ri . une cause . quelconque, car il pouvait i être froid cinq i;ninutes avant. Quelle est la. cause qui,, de froid qu'il était, i'a .rendu tel qu'il nous donne une sensation toute différente de la. première?. Quelle est la cause qu^,. , de m solide qu'il était auparavant, l'a rendu, liquide ou gazeux et invisible? Nous : l'avons... chauffé, ou il s'est échauffé par la chaleur solaire, répondons-nous. Maia qu'est-^ce que , le chauffe» ? que s'est-il dégagé, soit du ,S0n leil, soit du foyer calorique, bois brûléy gaz .. enflammé, huile et mèches, charbon ousou^ fre incandescents? Comment. le corps a-t-il . changé de nature, (J'état^ d'aspect .et de.pi?o-r priétés.ocdlimlrea? car.< un ..solide devient Ut •

qnide par la diaiear, gazeux quelquefois,

roommele soufre ; de poli il devient terne; de dur il devient mou; de petit il idevimt voiu-

; minejujc, de rétatde^ repos il passe à Tétat de mouvement. Lorsque nous mêlons deux corps, iquelques-^uns ' de ces phénomènes se passent, il est rvrai,' mais non pas tous ; tandis <qu6)la «Valeur, pourvu qu'elle< soit portée à un degré oonvenable, :agit sur .tous les- corps.

Nous pouvons mécaniqoementv par un effort :et un mouvement de bras et d^un outil, détruire le poli d*UQ corps, le diviser, etc.;. ouais nous ne pouvons aussi facilement rendre un

- solide liqiiîde^ ni un solide gazeux ou un. liquide gazeux.

Or, remarquons que la chaleur ne rend presque jamais un liquide ou un gaz solide, tandis qu'elle fait toujours l-inverse ; si pour quelques corps comme le sooifï^c il y a une

' certaine limite où la chaleur semble cesser d'agir, il suffit d-acero!tre enoore son intensité pour qu'elle irepreone son action et vola-

. tilise le corps.

Au contraire, toute pression liquéfie les gaz, et solidifie les solides; ilty .& plus, la diminution de chaleur ou le froid solidifie les liquides, comme l'eau ' qui' se oonv^ertit en Stace, le mercure, le vin, le lait qui ' g^ent également.

Il y a dono opposition entre ces deux causes, la pression qui liquéfie les gaz et scdidifie

ries Mquides, et Ja chaleur qui ne peut que liquéfier les solides et gazéifier les liquides ou vaporiser.

Or, comme oik a remarqué que c'est: tou-

jours un corps en mouvement qui en met lui-même un autre en mouvement, et qu'un corps en repos ne produit jamais un mouvement, et ne fait quelquefois que l'arrêter et changer sa direction r on a conclu de là que rétat liquide et Tétat gazeux produits dans les corps par la chaleur étaient le produit d'un mouvement, et que la chaleur était ellemême un mouvement. Mais quel mouvement?

Car la pression qui liquéfie les gaz et solidifie les liquides est aussi un mouvement qui agit en sens inverse.

D'après les eflTets observés de la chaleur, on la considère comme un mouvement expansif de l'éther qui vibre avec une certaine vitesse, et qui, par ses ondulations, écarte les molécules des corps les unes des autres; tandis que la pression est toujours un mouvement contractif qui rapproche les molécules, diminue le volume qu'elles occupaient et la distance qui existait entre elles.

Sans doute, quelquefois la chaleur produit elle-même une très-forte pression lorsque, par exemple, la vapeur arrêtée par les chaudières presse les parois des machines à vapeur jusqu'à les faire éclater.

Mais ce résultat n'est obtenu que parce qu'un obstacle s'oppose à la diffusion et à la transmission du mouvement calorifique, et qu'en opérant son accumulation elle lui donne une force d'expansion encore plus grande. Ici, la pression est le résultat de circonstances faciles à analyser, et non le caractère même du mouvement

On peut donc dire qu'en général le mouve-

ment calorifique, tant que sa vitesse et son intensité croissent, est un mouvement d'expansion' et une vibration de l'éther qui se propage dans les corps, et détermine entre les molécules une sorte de répulsion, laquelle augmente avec la température et ne cesse de se manifester à nos yeux que lorsque les corps sont arrivés à l'état de vapeurs ou de gaz.

Au contraire, lorsque la vitesse et l'intensité de ce mouvement décroissent par une cause quelconque, il se produit une pression, une contraction, un froid, en un mot, qui n'est que la diminution du mouvement calorifique.

Vitesse du caJ-oriqite. — La chaleur est donc le résultat des vibrations des molécules des corps chauds; le mouvement que ces molécules possèdent, elles le transmettent aux autres corps au moyen et par rintermédiaire de la matière subtile qui remplit les interstices de toutes les substances, et qu^on appelle éther ; soumis à ces vibrations, l'éther oscille en ondes circulaires ; et plus les vibrations sont rapides et amples, plus les corps sont chauds. Lorsque le mouvement se ralentit au contraire, les corps perdent cette qualité et nous apparaissent comme froids.

On comprend avec quellerapidité doivent se faire ces communications de mouvement, car l'échauff^Bment des corps les uns par les autres se produit pour ainsi dire instantanément. Aussi admet-on que la vitesse du mouvement calorifique est égale à celle du mouvement lumineux, bien que la lumière n'accompagne pas toujours le mouvement ca-

lorîfiqne. La vitesse des vibrations calorifi-' ques serait donc. d'un peu moins, de SO^ÛQO:

lieues par seconde.

Iniensiiécalorifique.'^Le mouvement calo* rifique doit également posséder une 'assez grande force et une puissante énergifeipoHT amener les résultats. que nousi voyons >sepro« duîre à Taide de la chialeur.

Ainsi tous les corps se dilatent sous TiQfluence de la chaleur. Les corps gaseur se' > dilatent considérablement, :le& liqui^sedl-r. latent un peu moins, enfin les solides épirou^ • vent aussi des changemef^ts; dans leur, lon^ . gueur et dans toutes leurs dimensions, qui i montrent iqu'ils. se dilatent par reiet.da.la cbateiir.:

Mais, loraquei Taction da la chaleur saugr- • mente de dunèe. et d'intensité, ce n'est pLas i seulement une : dilatation qu'éprouvent les .v corps, c'est .un .changement . .d'état* tLes so^ > lides ifoïrtdment chaulés deviennent. iliqui^i des^ commerce; soufre, et peuvent mtonêtrO'.' volatilisés^ c'est-à-diiSs réduits en vapears^; il .;. en i est., de ..même des ; liquides, qui facile-^ • ment < : sont, xomoidi l'eau, , réduits. : en ;f a«t > peurs.?

EquiUbr^ de.itempétalure. — Lorsque, le^.

mouvieiiteiit .^aloriirque ou la chaleuir pénètre dans un lieuv ^queleonque ou . dans un ;CQrps« jil ! tend toujours .t se répandre égatement: : partout et dans toutes^ les suèstanices^< c'est*i j à-dire à se meMire en équilibre. Ainsi ^ un^. carps^kaud échauffa les corps .voisin» >usrt qu'à ; ce qu'ils aient la môme tempi^tiine; et si ces voisins sont froids, le corps chaud ::

"perd' tme * paWie^de -sa ieh^enr qtf il {sommu- \ nique aux* corps froids. C'est pofup ' cela • «que, ■ lorsqîiie nous nous appuyons sur une surface polie, connné la pierre ou le marbre, dont •la température est inférieure à celle de • «)tre corps, celui-ci, en cédant* dé 'la chaleur à la pierre pour se mettre en équilibre calorifique avec elle, éprouve une sensation de froid très-prononcée.

On pourrait donc dire qu'il y a dans la f nature deux tendances eonii^dictoires :

Tune" vers réqûiljbre ou le '-repos , ratttre ' vers le- mouvement. Ces cteux ' tendances' qui -se révèlent dans tous les corps, quelle' que ^'«oit»' leur» nature . s'engendrent réciproque- •meût, et le mouvement agissant eontinuelle- "inent par suite «tes ruptures constantes d'é- -^«qailibr^ff qui tendent toujours à'se reformer, 'iieM>le faire tourner ia nature dans un mou- "vement perpétuel.

Ainsi le mouvement calorifique tend également à' se constituer en équilibre, et lors- ^qu^un corps a éfté chauffé à une certaine *'tMiipéi'ature >et qu'il est placé au nliMeu 'd'autre corps, air^gaz; etc., dont Jatempé- " rature' est inférieure et constante, le corps surehailffé perd très-vite une partie de son ''mollement et de sa vitesse calorffiqvei et» se "met à Tunisson du milieu où il est La> perte •qu'il éprouve est p-'oportionwelie à Texoèsde -mouvement qu'il possédait sur celui du ''milieu* où il est placé.' Toufôlbis, cette proportion n'est exacte que pour les petits excès de température; lorsque les différences' sont i très^randes, ' Fexa'ctituîde est moiiidre/ Mais

cependant elle s'applique au refroidissement dans Tair comme dans le vide. Pour qu'il y ait échauffement et refroidissement dans le vide, il faut bien que ce vide ne soit pas trop vide, mais rempli d'une matière très-ténue, réther, insensible à nos moyens d'observations.

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