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MESURE DE LA CHALEUR

Thermomètres, — Pyromètres. — Pour mesurer le mouvement calorifique on observe son effet sur les corps qu'il traverse et dont il augmente toujours le volume, lorsque luimême augmente d'intensité; tandis que ce volume diminue et qu'il y a contraction au contraire, quand le mouvement calorifique décroît et s'éteint. Comme ces effets sont toujours identiques pour un même corps, on les a pris pour base de la mesure du mouvement calorifique.

Les instruments qui servent à mesurer les variations de volume et de température sont les thermomètres {mesureurs de chaleur) à liquides ou à gaz, et les pyromètres {mesureurs de feu), qui ne servent que pour les températures très-élevées ; ces derniers sont formés de corps solides. Les thermomètres à gaz ne servent au contraire qu'à mesurer de trèsfaibles différences de température, parce que les gaz éprouvent très-aisément de grandes variations de volume et sont sensibles à la moindre action calorifique.

Les thermomètres les plus employés sont ceux à mercure et à alcool ou esprit de vin;

ils consistent en un tube capillaire d'un trèspetit diamètre, terminé à la partie inférieure par un réservoir en forme de boule ou par un cylindre arrondi. On y introduit le mercure qui a Tavantage de se dilater à peu près uniformément pour des températures assez éloignées les unes des autres. On a soin d'incliner le tube, afin que la pression diminuant, l'air contenu à l'intérieur du tube capillaire puisse s'échapper. On répète plusieurs fois cette opération, et on parvient à remplir le réservoir entièrement On fait ensuite bouillir le mercure pour chasser l'air et l'humidité ou vapeur d'eau, et l'on ferme le tube au chalumeau. Lorsque l'appareil est refroidi, le mercure, en baissant dans le tube où l'ébuUition l'avait fait monter, remplit une partie de ce tube; et comme il est très-sensible à tout changement de température, il marque avec vérité toutes les variations extérieures de la chaleur.

Pour le graduer, on le place d'abord dans de la glace fondante; le mercure, à cette température, baisse dans le tube, parce qu'il se contracte; le point il où s'arrête est appelé le 0''; ce point est toiyours fixe. Puisonplacele thermomètre dans de l'eau 1 ouillante, ou plutôt dans la vapeur d'eau enébullition;on marque, soit sur le tube, soit sur la planche de bois où il est enchâssé, le point où monte le mercure dilaté par cette chaleur, et l'on divise l'intervalle compris entre ces deux points extrêmes en parties égales qu'on nomme degrés. Pour faire un thermomètre centigrade, Tintervalle est divisé en cent degrés, et

pour faire un thermomètre Réaimitirv en 80»

de manière i|ue, dans le* premier cas, le

' chiffre 100 corresponde à la température de

~ Teau bouillante, et dans le second cas le ehif-

' fre 80^ On prolonge ensuite ces divisions au-

' dessus de i^O ^t au-dessous de îïéro ; les degrés dans ce dernier cas sont imdiqués^ par

• les chiffrer i, 2, 3 à partir de zéro, mais pour les distinguer, on les fait 'précéder du s^ne

' moins : (-.->'— 1, —^2,- et on les désigne par le' nom de 1% '3^ 'etc. ,«au^^d€issM& de iéro.

Le 'thermomètre àm^rcore i peut, sans' se

'briser, donner des indicatîonis^ jusqu'à »70«

au-dessus de zéro, et depuis •— '"SI® lau-

dessous de zéro ; an delà de ce dernier chTffi*e,

le mercure se solidifie.

1 Le thermomètre àalcool, coloré en rouge a^fec

.'dé. Torifeille, est moins coûteux et s'emploie pour les températures inférieures à la congélation du mercure ; . mais il ne peut marquer de degrés supérieurs à 100, car t'alcoolse va-

I poriserait à cette température et briserait le

i tube cai^iilaire.

On emploie dans quelques' cas partfcuUers .d'autres tbermo mètres , les uns portant des index,, qui indiquent les différences de tem-

, pérature de deux lieux différents, les autres

. sont des thermomètres à air, etc.

. Pour rapporter un degré centigrade à un

udegréHéaumur, IL faut muitiplier.ee degré

par ~. En èffet^ SO^RéaumurvalehtlOOcenti-

' 'grades^ et !<> Réaumur ivaudra^* SO» ifois noins,

OU -^TT out. Pflirsuite, 10, 2a, 40,. degrés

Réatimurvaudrant 10, 20 foîs phis.

15<> C, par exemple, valent 12« R^ car

— z = — ou 12.

Pour rafipoFteir il6^ Réaumop à des degrés ceatigcadea^ iliiautfaÎFe l'iaverae ;

rôon&: 5

Donc

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