‹ PhysiqueChapitre 15 sur 29 · OU · texte numérisé non relu

OU

80 16/. 16^,-»,w*fi<^Û on, - — — =rs* — X'IOO*^''- =: 20i

Ett Angleterre, on sesept'encoretiH-thfeiv momètre*^*dO^ FAï'enheit, • qui^ est- diWsé en • 180 parties jlfihîéno'eîit à 32» au^-dessous deift « températùire'^té de Pa glaoe fondante; cdle* ci ^srt mwquée^^îV'et'^e point dcf l'eau- b6uiliante- est^ 2 12.' 'Pour avoir la correspondance* 'd'un*ijlegré'de cette éch^lld audegrècorres»*' pondatatde+'étîheHe cemtf j^rade, il faut d'abord retrancher 82V pirismultipliei'' le reste par -

-, tet poun.coaventir.i jceatigpiule .earFaneorf.*

heit, ' il flBlûtti^divleri as^nmltiplier pair ^<^

Mais;:t0Q8 ee»: tberaomàtfes 'neopeumotj.:

senvârpfNirtoitainpératarea'éleviées'^ c^estie ;.

pypomètre^qu'oft'empioiefdaQS ce cas.

An lieu d'être fondé commele thermomètre, sur la dilatation des corps, le pyromètre est basé sur le retrait que l'argile éprouve par l'action de la chaleur, et qui croît avec la température. Il consiste en deux règles de cuivre inclinées entre elles de manière à former une sorte de moule ; l'une des règles est di* visée en 240 parties qui forment les degrés du pyromètre ; le paraît correspondre à 500<> centigrades. On fait pénétrer entre ces règles un petit cylindre d'argile, qu'on a exposé à la chaleur des foyers dont on veut connaître la température, et on voit par la division à laquelle il s'arrête quel est le degré de contraction que la chaleur du foyer lui a fait éprouver. C'est ainsi qu'on a pu apprécier la chaleur à laquelle fusent les métaux les plus réfractaires.

Thermo-multiplicateur* — Disons encore un mot du thermo-multiplicateur de Melloni, qui est beaucoup plus sensible que les thermomètres. 11 est fondé sur la chaleur qui se développe lorsque l'on chauffe deux métaux différents soudés ensemble , chaleur qui produit en même temps un courant électrique.

On soude par exemple l'extrémité d'un barreau d'antimoine à une autre extrémité d'un barreau de bismuth, puis à ce dernier un autre d'antimoine, et ainsi de suite de manière à former un prisme droit à base carrée contenant 25 barreaux de bismuth et 25 d'antimoine. On a ainsi une pile qu'on entoure d'un autre prisme en laiton d'une longueur de 15 millimètres sur un centimètre de côté. On fait ensuite commu-

nîquer cette pile avec un cadre en bois recouvert d'un fil de cuivre enroulé de soie, qui va de la pile à ce cadre ; celui-ci contient deux petites aiguilles aimantées suspendues à un fil de soie et pouvant se mouvoir sur un cadran circulaire divisé où les mouvements de l'aiguille supérieure sont indiqués par les déviations que lui fait subir le courant électrique né de la chaleur.

Si Ton place un corps chaud sur la pile thermo-électrique, un courant électrique, produit par le mouvement calorifique, s'y développe, passe par les fils de cuivre, arrive jusqu'aux aiguilles et dévie l'aiguille supérieure de sa position nord ordinaire. Elle oscille alors quelques minutes sous Tinfluence des ondulations électriques, puis se fixe enfin sur une division quelconque qui indique la quantité de mouvement électrique ou d'électricité qu'a développé le mouvement calorifique.

Cet instrument est excessivement sensible; si l'on place la main à 4 ou 5 mètres sur un axe qui touche à la pile, Taiguille indique un effet très-notable que les thermomètres ordinaires n'accuseraient jamais.

La chaleur traverse le vide. — Le mouvement calorifique est répandu partout , et paraît* toujours présent; même alors que nous ne le sentons pas, il existe, avec une puissance plus ou moins grande ; le froid luimême, qui n'est qu'un nom que nous donnons à la diminution du mouvement calorifique, n'est pas l'absence de toute chaleur, mais seulement une quantité moindre de chaleur. La chaleur que nous envoie le soleil en est un

exemple. Elle traverse des eapaoea^^élestes où: la matière est »i raréfiée qu'en peut dire <|ijie.c-est.le vide ; mais c'est le vide ou Tab*sence des corps ga^eux^ liquides ou solides quenous trouivpfls. à la surface de. la toirre, maisjion.pas le vide de cette malÂère iuâiâment plus ténue et plus divisée qpie Ten ap« fkèhà éther,. et dont les vibrations produisent la pesaoteur, la chaleur, la lumière; réleotrlcité.: Aussi la chaleur du soleil travserfle-t-olle oea (espaces, et ce vide, et £ait-eUâ.yisbmr.Pé* tber qui le» remplit.

Le vide que nous pouvons faire avec nos machines se réduit en efi^t à ôter pbiaou moifis complètement i'air des espaces f^nnés où il est ordiuMrement enfermé ; mais nous n'en pouvons jamais retirer Téther, matière beaucoup plus divisée, et dont les vibrations donnent lieu aux phénomènes de la chaleur»

de la lumière» de la pesanteur, etc.

La chaleur est donc le r^ultat d'un mouvement continuel de Téther et des molécules des corps chauds ; ceiles-ci exéoutet^t des mouvements vibratoires, qui se transmettent d'abord à Téther, puis de proche en proche aux molécules qui composent les autres corps ; absolument de la même manière que les vibrations des corps sonore» se commua niquent à Pair, puis viennent frapper notre ouïe , qui transmet au cerveau les noouvementsqui frappent le nerf auditif, de manière que les mouvements se reproduiseiit dams les eirconvelutions du cerveau, et produisent de «mples impressions, des sensations ou des idées»

Sëparalion des sm^ons iumineux etfdBS îrayons de chaleur. — On eroit quelqtief«ois ;que les corp^s transparents qui se laissent tira- * verser laeiiemeitt parla lainière, c'est^àniife •qui ^bf ent faoilement à runisson du moure^ •méat toBimeux qui le^ frappe, laissent^passer -égalemest bien la chaleur. 11 n*en >est ce- -pendant pas . toujours aânM ; certains eenps ^KO^ent le mouvement, lumineux et laissent 'paaserie mouvement calorifique, tandisque •d?autres arrêtent le mouvement calorifique ,0U'la Ghaleur, etlaisseat tpasser la lumière, .ce qui montre que ces deux mouvements , -malgré Jeurs liaisons et leur resswnblance, . pvéï^tent des différences* daas leurintensiité -etdansieur manière de vibrer.

Ainsi des liquides colorés en rouge ferun,

•eomme le chlorure-de f.r, des huiles jaunes

ideeolsa^ dîolive,. etc., sont hian plu&p«mnéa--

blés à bi ehaleur que les liquidhas itraBspa-

'?eiits,iCoim]iereau, Taicool, TétlsOT, Tacide

jBedâque.JDes> solides ooloirés, l'agate, la tom*-

maline laissent passer beaucoup plus de eba-

'leur que des solides diapbaines qui Jaissent

qpasser.lai«miôfe:comme raUmyimais.qui «r-

ratent la chaleur^ un moreeau d'alun d-un

wUimètie tnansmet trois fois 'moins de cba-

ilcoir )que.< du. quarUz^ noirci à ^ne pouvoir rien

distinguar à trmers e^ d'une épaiss«ir de

4& ^miilimètiBs. Enfin le verne noir opaque

•kisseipaaser les «vibrations calorifiques, quoi*-

•<|u!il! ifiiteroepte et réfléchisse tontes les <vi*-

IbiSKtions : Imnineuses.

IL en vésulteiquHivec des-eorps quiiabsor- :beatijto|is>les nayons iiMlonfiques et ^ > uta

rayons lumineux, comme Peau et le verre coloré en vert par de Toxyde de cuivre , on peut absorber toute la chaleur qu'envoie le soleil , et laisser passer une grande partie de sa lumière. On est alors tout étonné de voir nne lumière brillante ne produire aucun effet de chaleur ni sur nous, ni sur le thermomètre, et lorsqu'on concentre cette lumière à Faide d'une lentille ou verre grossissant, on produit une lumière éclatante qui devrait former un foyer capable d'enflammer les corps combustibles, mais qui, par exception, reste tout à fait sans chaleur. C'est en étudiant la nature des corps qui opèrent cette séparation des deux mouvements calorifiques et lumineux, qu'on peut en connaître la cause.

Effets de la chaleur. — Quand les vibrations calorifiques ont lieu dans un corps , si elles sont rapides et amples, le corps nous apparaît comme très-chaud ; mais l'intensité de ces vibrations est très-variable et leurs résultats très-différents.

Un mouvement modéré ne produit dans les solides qu'un allongement passager, une dilatation des molécules ; dans les liquides cette dilatation est intermédiaire, mais dans les gaz elle est considérable, et s'opère même avec une certaine régularité.

Mais lorsque l'intensité du mouvement calorifique augmente encore, ce n'est plus une dilatation qui se produit dans les solides. Lorsque l'allongement qu'ils avaient d'abord subi est arrivé à une certaine limite, le lien qui réunissait les molécules disparaît à peu près

ou plutôt diminue de puissance, et il y a changement d'état et d'apparence ; le solide devient liquide, il entre en fusion. Quant aux corps qiii sont toujours liquides à la température ordinaire ou qui le sont devenus par Faction de la chaleur, un nouveau changement d'état se produit lorsque Taction de la chaleur augmente encore. Le lien qui retenait les molécules unies les unes aux autres se relâche encore, et il y a production de vapeurs, vaporisation ou volatilisation.

Absorption, — Nous savons qu'il y a des corps qui, par leur forme, leur densité plus grande, se prêtent mieux à prendre un mouvement rapide ; ainsi une ardoise plate éprouve moins de résistance qu'une pierre à fendre l'air, et une pierre compacte et dense vaincra mieux la résistance de l'air, et fera un plus long chemin qu'un morceau de bois léger lancé avec une même force. De même il est des substances qui favorisent le mouvement calorifique, lui opposent peu d'obstacles, et chez lesquels les vibrations des atomes d'éther s'exécutent avec facilité et rapidité ; ces corps, qui paraissent absorber la chaleur, la laissent échapper avec la même facilité; on dit qu'ils absorbent et quMls rayonnent de la chaleur, parce que la chaleur semble être transmise par eux en rayons dirigés dans tous les sens.

Quelque serrés que soient les atomes des corps, les espaces qui sont entre eux laissent du jeu et un passage libre aux ondulations calorifiques de Téther ; lorsqu'elles sont ainsi transmises sans obstacle et sans perte , les

cocp6 ne s'échauffent pas. Ce n'est que Iof»* que les molécules arrêtent les oodes de chaleur, que cellesrcî se heurtent entre elles; chaque point d'arrêt devient alors le centre d& nouvelles oscilUtions, <et les corps, deviennent chauds parce qu'ils ont absorbé du niouvement, ou mieux parce quUis vibrent avec persistance.

Dans quelques solides les faisceaux calorifiques passent ainsi sans effet sensible ; on on a fait traverser de la glace ^ns, U fondre.

(Du reste la chaleur obscure est bien plus lacilement abe^orbée, plus facilement arrêtée que la chaleur lumineuse, par suite de indifférence de vitesse de ces deux genres de mouveïneats.

Dans les, gaz, les espaces «qu'il y a ecktre les atomes, sont si [grands, les molécules sont si peu pressées les unes coatre les Autres, qu'il n'y a pas absox^ptioa de mouvement calorifique.

L'air est presque. aussi transparent. poiju* la chaleur. irayimnante que le vide, c'estrànUre qu'il >n'ab9orbe rien, et que ses atomes sont aussi impuissants que s'ils n'existaient pas i éteindre une seule onde calorifique. ,

L'o^gène, rhydirc^ône, r«i<sote„seoomp€arteat tout À fait coinune i'air lorsqu'ils :sont purs.; mais tous les gaz ne laissent .pas ainai glisser sans obstacle entre leurs atomes ies -ondulations caJoriûques. Le gae Q4éifianj(»«j)ar exemple, .les absorbe 2J00i6is plus.

CondiictibilUé ei\réfiexiim4eilit oAaJdfin— 'Vtase9^..v4temenls^ uslfMsiilei, tetc. -*^ Si je prends un jnorceau de charbon ^ q^ lîele

fasse ehaufPér, je pui^ approcher: mes doigts assez près du' point en Ignitf on sans me' hriSh 1er; mais si au lieudeclmrbon' je prends et je fais chauffer un objet en cuivre ou enargent^ Je m'aperçois que ces corps laissent passer trèisK-facileraent la chaleur^ et que ratoe à une certaine distance la sensation éprouvée est tr^-vive. te plorabet le fér- favorisent moiïrt ce' passage! que Targent et le cuivre ; mais^ comme tous les méta^t, ils -lefKnniëeDt cependant encore plus que les si]riiystâ,nces minérales, végétales ou animales^, pierres-, bois, os; etc;, qm* présentent un» structure Irréguiière; il en est de même des terres, des laine», delà soie, de la porcelaine, etc.

Aussi' adapte-t-on à tous les vases qn? doiyent ètre-exposés à une grande chaleurdes manches de bois , des poignées recouvertes de paille, ou faites en corne , qui ne laissent pas passer le mouvement calorifique. EA- été off transporte la glace dans des^ morceaux épais d'étoiflés de laine qui empêchent l'a chaleur extérieure de pénétrer et de fondre' les glaçons;

On construit enfin les cheminées et' les fourneaux généralement en briques très peu conductrices de la chaleur, et qui par conséquent renvoient la chaleur qu^elles ont concentrée.

Si Ton raye ou si Ton dépolit la surface d'un corps, on voit ce corps laisser* passer une plus grande' quantité' de chaleur <]^e i^H était resté poli.

CTest que le mouvement calorifique, lons^ qu'il tombe sur des corps qui vibr«ttt difficf*

lement ou qui sont peu conducteurs, se ré^ fléchit^ c'est-à-dire est renvoyé dans la direction d'où il est venu, de même que la balle élastique rebondit sur le mur qu'elle frappe.

Ainsi un miroir poli, par exemple, semble ne pas s'échauffer et renvoyer la chaleur qui tombe à sa surface ; rayé ou sali d*un enduit noir ou d'une couche de noir de fumée, il absorbera ou facilitera le passage du mouvement. La couleur noire, comme les autres couleurs sombres, laisse passer aisément la chaleur; au contraire, et sauf les cas dus à la nature des substances, le blanc laisse difficilement passer la chaleur ; il l'absorbe moins et rayonne moins par conséquent. Aussi les habits blancs de lin ou de chanvre sont-ils préférables en été , car ils absorbent moins la chaleur et la réfléchissent sans nous incommoder ; en hiver, ils laissent également moins se perdre la chaleur du corps ; atissi les animaux des contrées froides, surtout l'hiver, ont-ils une fourrure blanche, comme celle des ours blancs ; mais comme, en hiver, il y a peu de chaleur extérieure à absorber, les vêtements noirs ont l'avantage d'absorber plus aisément le peu qu'il y a. La laine, la ouate, les fourrures , les édredons sont dans le même cas ; quoique légers , ces corps interceptent le passage de la chaleur, et sont par suite très chauds.

On se sert de ces propriétés pour hâter, par exemple, la fusfon de la neige. On répand des cendres noires ou des terres grises sur la neige , et elle fond avec rapidité. On recouvre également l'intérieur des cheminées

de grandes plaques de faïence blanche bien polies, qui réfléchissent toute la chaleur qu'elles reçoivent, tandis que des plaques noires ou grises l'absorberaient sans en faire profiter l'intérieur des chambres.

C'est pour la même raison qu'on noircit sans les polir les tuyaux de tôle des calorifères et des poêles, et que les poêles de fonte donnent plus de chaleur que les poêles en faïence; ces derniers sont plus difficilement perméables au mouvement calorifique, mais ils concentrent mieux la chaleur qu'ils ont acquise.

Les meilleurs vases de cuisine sont ceux qui, noircis à l'extérieur, sont au contraire blancs à l'intérieur : la chaleur interne est réfléchie, tandis que toute celle qui environne le vase est utilisée par son passage à travers les parois noires; si on voulait, au contraire, concentrer toute la chaleur obtenue sans la laisser s'échapper, un vase dont la surface serait polie serait préférable.

Rayonnement de la chaleur, — Tous les corps rayonnent de la chaleur dans tous les sens, autrement dit ils sont tous des centres d'ondulations calorifiques. Deux corps placés dans un même lieu reçoivent donc chacun de la chaleur venue du corps opposé, et ils perdent chacun une partie de leur mouvement calorifique , qui se porte sur le corps voisin ; les uns perdent plus qu'ils ne reçoivent, mais ils finissent par recevoir une partie de ce qu'ils ont perdu par suite des réflexions ondulatoires, et il en résulte entre les deux corps un équilibre de température ;

les inoav;eBient5 ca^orl&qufîs pacaissent alors arrêtés.

Plus la.surfaee d*UQ corps est grandie, plus la chaleur qu'il émet est considérable, parce que le mouvement calorifique nécessaire pour échauffer d'un degré une plus gcande masse, doit être plus considérable que pour échauffer au môme degré une petite jmasse ; par conséquent, lorsque ce mouvement sort de ces corps, il doit présenter ^au thermomètre une différence notable.

Le résultat varierait et serait inverse si la densité de la plus grande surface était moindre que celle de. la plus petite.

Transmission de la chaleur. -^ Les corps transmettent et émettent d'autant plus de la chaleur qa'ils reçoivent qu'ils eu absorbent plus, et ils en réfléchissent d'autant plus qu^ils en absorbent moins.

Le poli n'au^ente pas la quantité de chaleur émise par un corps; c'est la diminution de densité de ce corps qui accroît cette quantité. Aussi en rayant une plaque de cuivre, die émettra plus de chaleur que si elle reste brillante et polie. Une lame dîargont fondue, polie, rayée, est plus dense et émet plus de chaleur que la même lame écrouîe, parce que l'écrouissage diminue la densité des parties extéi'ieures, .tout en rapprochant les parties extérieures des intérieures. Tout ce qui diminue la idensité de l'argent, idu cuivre, de ré tain, du fer, comme la fonte, par temple, augmente le pouvoir émissàf de ces corps; aussi les oxydes .ont-ils une iacidté d'émettre plus de .chaleur »que les métaux.

U8($gê dês fourrures. — Dtmbleê fenêtres. — Dans les: gaz, eomme Tair, ainsi que dans les liquides, le mouvement calorifique' se répand avec une grattde rapidiiéj. parce que de« courants s'établissent; les parties le pltis tôt échauffées montent, les autres descendent et toute la ma.«se est bientôt en équilibre. Mais on peut ralentir cette communtcabflftè qui ftfcifde suite' perdre towte la chaïéup; parFinterposition de corps légers : édredon, duv^et, qui empêchent la production des courants; dès que Tair est tranquille ou immobile, la conductibilité est insensible. Aussi quand on le chauffe par en haut, s^éehauffe-t-il trèspeu,, car les courants ne se produisent pres-^ que point.

On comprend dès lors Tusage de toutes les' matières organiques, fourrures, tissus de coton, de laine, pour garantir du froid ; comme le mouvement calorifique n'est pas conduit facilement par ces corps, il n'y a pas de courants aériens produits, et la chaleur peut se concentrer sous les corps ainsi couverts: Les doubles fenêtres ont le même résultat; la couche d'air interposée entre chaque fenêtre empêche les courants de se produire; Tair est d'aiHeurs plus mauvais conducteur que les vitres; il n'y a donc pas de refroidissement par conductibilité, ni par rayonnement ou sortie de la chaleur; car l'air enfermé entre les deux fenêtres est moins fW)id que Pair extérieur.

Du reste, le verre présente sous le rapport calorifique des propriétés curieuses; ainsi 11 laisse passer facilement les rayons calorifiques

d'une température élevée et lumineuse, comme ceux qui viennent du soleil; tandis qu'il n'est pas traversé et ne conduit pas les rayons calorifiques obscurs.

Grâce à cette propriété, la chaleur du soleil pénètre à travers les vitres dans nos appartements, tandis que la chaleur intérieure de nos foyers, poêles , calorifères, ne peut se transmettre au dehors par ces mêmes vitres.

Aussi les serres où Ton conserve les fleurs sous une haute température se construisentelles toujours en verres qui absorbent la chaleur solaire et concentrent la chaleur interne. A l'aide de ce seul moyen, on peut concentrer beaucoup de chaleur, car dans une caisse en bois fermée par plusieurs vitres parallèles posées àl, 2, 3 centimètres de distance, et exposée au soleil, la température s'élève jusqu'à ^20^

Rayons obliques de chaleur. — Que ce soit le soleil ou un corps échauffé ou brûlant qui nous envoient leur chaleur, nous la sentons de tous les côtés, car elle se répand en ondes autour du corps échauffé, et de quelque côté qu'on soit placé, on se trouve toujours 'Sur le passage d'un rayon calorifique.

Mais toutefois, plus les rayons qui partent d'un corps chaud, pour arriver jusqu'à nous, sont obliques, c'est-à-dire moins ils nous arrivent directement, si nous sommes en face, moins grande est la chaleur que nous ressentons. Devant un foyer, c'esten face, au milieu de ce foyer, et non de côté que la chaleur est plus grande. C'est là en partie la cause de

Taugmentation de chaleur en été et de sa diminution en liiver. En été, nous sommes plus loin du soleil, mais ses rayons tombent sur nos contrées directement, tandis qu'en hiver nous sommes, il est vrai, plus près du soleil, mais à cause de sa position vis-à-vis de nous, ses rayons nous arrivent obliquement, et par suite la chaleur reçue est moins con* sidérable.

Absorption de la chaleur par les gaz. — Généralement la puissance d'absorption de la chaleur par un gaz, dépend de sa densité.

Ainsi la vapeur d'éther sulfurique absorbe deux fois plus de chaleur que le gaz oléiitant, tandis que la densité de celui-ci peut-être encore diminuée, sans que la porte ou Tes-" pace entre ses atomes soit assez large pour laisser passer les ondulations. Il doit y avoir xlans la constitution de ces molécules gazeuses quelque chose qui les rende capable de détruire les ondes calorifiques; mais, du reste, cette destruction n'est qu'une transformation, car chaque onde soustraite produit un mouvement équivalent dans la masse du gaz qui l'absorbe et par suite élève sa température.

Dans Tair sec le passage s'effectue sans échauffement sensible.

Dilatation, — Lorsque le mouvement calorifique pénètre dans les corps, il se passe différents phénomènes. Une partie de ce mouvement traverse les corps ou certains corps sans s'y arrêter, s'ils ne mettent pas d'obstacle à ce mouvement ou s'ils sont bons conducteurs. Gomme ce mouvement conti-

nue sa route et se transi nec bientôt aux oorps environnants, la chaleur devient sensible pour les êtres ou les objets qu'elle rencontre ensuite; c'est alors que nous la sentons.

Dans les corps qui s'o imposent au passage du mouvement ou aux vibrations calorifiques, une partie et quelquefois tout le mouvement se> concentre, élève la température des mo« lécules, détruit à moitié leur cohésion et leur liaison; enfin, une partie sert à distendre ces molécules, à allonger le corps; en un mot, à le dilater.

Cette dilatation varie pour chaque ' corps.

Ainsi le verre se dilate de 0°>,00ei086ia; Facier non trempé, de 0,000107S8; la fonte, de 1125a cent millionièmes; te feir foirgé, de 12204; raciertrempé,de 12395; le bronze, de 18167; le cuivre jaune ou laiton, de 18782; l'éUin, de 21730; lepiomb, de28575; le zinc, de 29417; Tor, de 14660, et l'argent, de 19097*

Ces nombres se rapportent à la dilatation dans un seul sens, celui de la longueur; cette dilatation serait triple ou trois fois plus fortes si on voulait la eaiculer dans tous les sens.

Au delà de 100^ ju.«qu'à 200, 300, et jusqu'au point de fusion, cette dilatadon n'est plus la même ; tandis que pour chaque degré, le fer, par exemple, se dilate de 0;,0d0012204, ee^ qui donnerait pour 50 degrés, environ 0,0006 dix millièmes; ce nombre augmente à mesure que la chaleur augmente et la dilatation croît sensiblement

Il y a cependant une nouvelle- exception

à eette remarque, c'est Tacier trempé; sa dilatation croît bien avec la températare, mais seulement jusqu'à une certaine limite an delà de laquelle sa dilatation décrott,' ee qui tient à la trempe qu'il a subie.

Il importe, néanmoins, de tenir grand compte, dans les constructions d'apparèib construits avec les matières de ces dilatations, et de laisser des espaces entre les diverses parties des appareils qui permettent le libre jeu de la dilatation.

Ainsi, les rails des chemins de fer ne doivent pas se toucher, mais être légèremeot espacés,. afin que la dilatation en les rapprochant ne puisse ni les courber, ni briser les coussinets. 11 faut agir de même partout où Ton encastre des pièces de métal dans des parties solides, et leur laisser du jeu au moins à une de leurs extrémités.

Funon. — Presque tous les corps solides soumis à une haute température se liquéfient et passent par l'état appelé fusion.

Cependant des substances comme le bois, la laine, la peau, etc., qui sont composées de plusieurs corps, ne peuvent fondre de la même manière, pince qu'ils sont de suite décomposés, oxydés ou brûlés par Taotion d'un mouvement calorifique puissant. Mais les corps: simples, solides, ont tous été fondus, excepté le carbone (ou le charbon pur) qu'on n'a encore pu 4|ue rendre flexible.

Les corps, soufre, étain, plomb, fdndent tom'oars à la même température.

Le mercure à....

La glace à

Le sel marina...

Le suif à

La cire jaune à..

La blanche à....

Le soufre à

L^étain à

Le plomb à.

— 40o Le zinc à, ' 3G0

L'argent à 1000

-f S9 La fon le blanc, à. ilOO

44 La fon le grise h. 1900

Cl L'or à 1250

69 LVJer à 1350

111 Le fer doux à.... 1500

S28 Leplalineà. sooo

Lors donc qu'oa voit fondre un de ces corps, on peut reconnaître la température et la chaleur qu'on a produites.

Toutefois, ces nombres ne sont exacts que sous la pression ordinaire de l'atmosphère.

Si on augmente cette pression par un moyen quelconque, il faut plus de chaleur pour produire la fusion et contrebalancer l'effet de la pression. Au contraire, lorsque la pression augmente, le point de fusion de la glace baisse. Il n'y a donc rien de stable dans ces appréciations, ou plutôt il faut toujours tenir compte des actions contraireà, c'est-à-dire de la pression qui marche en sens opposé de la chaleur.

Peut-être les corps les plus difficiles à fondre sont-Ils également ceux qui, dans le globe, ont été formés par la plus haute pression.

Froid. •— Lorsque la chaleur diminue, que le mouvement calorifique se ralentit, nous sentons ce que nous appelons le froid, qui n'est qu'une diminution de mouvement calorifique.

Mais ce froid est souvent produit par des causes qui ordinairement produisent de la chaleur. Ainsi l'air très-dilaté par la chaleur

et la diminution de pression quMl subit dans les hautes couches de l'atmosphère, produit un froid considérable qui, sur les haïtes montagnes, est la cause des neiges perpétuelles, et qui a été de même constaté dans les ascensions aérostatiques.

La vaporisation d'un liquide se produit en général par l'effet de la chaleur ; mais quelquefois elle se produit par d'autres causes : : ainsi dans le vide on voit l'eau bouillir et les bulles d'air qu'elle contient en sortir avec bouillonnement, par suite de la diminution dé pression qu'elles supportent. Dans des actions chimiques, il y a de même évaporation ; dans ces cas le liquide lui-môme no s'échauffe pas, mais la vapeur qui se forme ôte à ce liquide toute la chaleur dont elle a besoin pour rester en vapeur, de sorte que le liquide éprouve un abaissement très-marqué de température, et si la volatilisation rapide sô prolonge, le froid ainsi produit devient considérable et peut amener le liquide à se congeler par perte de mouvement calorifique.

Dilatation par le froid. — ^Toutefois; le froid ne produit pas toujours une contraction continue; ainsi, l'eau, en se solidifiant en glace, ne se contracte que jusqu'à 4? ; au-dessous de ce point elle se dilate au contraire du 14® de son volume, en sorte que la glace ainsi formée occupe plus de place que l'eau qui l'a produite; son volume augmente, mais sa densité diminue, c'est-à-dire qu'elle contient moins de matière qu'un même volume d'eau. Aussi dans sa congélation l'eau brise-

t^e ies enveloppes les plus résirtaates, les pâenres qui la renfermeut, et ioâme éos oamms ou des :bombes de 2 ceottiaètres d*épalsseur. Par suite de cette dilatation^ la glaoe ae trouve plus légère que Teau et peut HoUer à la surface de ce liquide*

La fonte de fer, le bismuth et Tandoioîne avec lesq^iels on fait TaUlage des caractères d'imprimerie^ se dilatent comme Teau en se solidifiant Mssi importât-il, lofstp'^a vieut les couler dms des moules, de teEûr compte ée cet effet, et de veurs^ moins de matière qu'il n'est nécessaire pour remplir les montes, puisque par leur dilatation ils cemplinmt Tespaee \i\^e*

Au contraire il faut laisser plus de matière ou calculer Feffet de la contraction av^ec presque tous les autres corps, qui se condensent -et dimJAuent de volume par le refroidissement.

Retard de congélation. ^- Du reste, on peut retarda assez facilement le moment où Teau gèle, soit en ia privant de l'air qu'elle contient à l'aide de la machine pneumatique, soit en r^^itant au contraire violemment ou en la comprimant d'une ^manière très-^puissaate. Enfermée dans des tubes très-ÔAS, comme les vaisseaux capillaires des plantes, elle peut être soumit^ à un froid de 16 degrés sous zéro, sans se congeler, ce «qui expdique la résistance de certaines plantes à la gelée.

Froid par les mélanges, — Comme les corps solides ue passent it l'état liquideiqu'au moyen d'uiae certaine quantité de mouvement calorifique qui Les péioètre» il en^réeulte qii^&a

mélangeant deux substances qui ont deralfi' nRé Tune pour Tautre, pourvu que Pune soit solide, l'autre liquide, la matière soïide re* çoit du liquide ui» mouvement calorifique qui la fond, il est vrai, mais qui produit un abaîs'sement de tem^pérature dans le corps liquide.

Quand on mélangée un kilogramme d*eau & zéro avec un kilogramme d'eau à 79 degrés, on a deux kftogrammej? d'eati dont la température est la moitié de 79 degrés ; c'est-à-dire 39^ i/2; une moitié de la chaleur de l'eau chaude a servi à élever de 39 degrés l'eau à zéro, l'autre moitié a conservé ses 39 degrés de chaleur, et l'équilibre de température s'est ainsi trouvé produit.

Si au lieu d'eau on prend î kilogramme de glace, toujours avec i kîlog. d'eau à 79^ degrés, îa glace en ?e fondant absorbe tMit le mouvement calorifique qu'avait reçu l'eau à 7^ degrés, et on a 2 kilogr. d'eau à zéro, l'un ayant gagné, l'autre perdu toute la chaleur représentée par 79 degrés. Il faut donc à la glace, pour fondre et venir à zéro, un mouve^ ment calorifique capable d'élever à 79 degrés un kilogramme d'eiu.

Méianges réfrigéramts^ — Il est-don<? fa^ cîle d'obtenir de la glace en toutes saisons, à l'aide de glacières artificielles' et de mé-langes réfrigérants, formés de mélanges d'un, solide et d'un liqoirle. Ainsi 2 parties de neige ou de glace piiée et 1 de sel marin produisent un froid de — 18*; on eotoore avec ce mélange un cylindre de métal co»tenant la substance liquide, sirop, eau, etc..

à congeler; on env^eloppe le tout d^abord dans un autre cylindre contenant de Feaa, puis dans un 4® où Ton a placé un corps qui ne peut conduire la chaleur extérieure, comme le coton ou la laine; on remue le mélange réfrigérant, et Ton obtient dans la partie centrale un bloc de glace du liquide qu^on voulait congeler.

On peut remplacer le mélange réfrigérant ci-dessus par un mélange de 8 de sulfate de soude et 5 d'acide chlorhydrique, ou de 3 de sulfate de soude et 2 d'acide azotique et d^eau ; ou de 6 de sulfate de soude, 5 d*azotate d'ammoniaque et 4 d'acide azotique et d'eau, qui donnent des froids de 17, 18, 19, 26 degrés.

C'est ainsi que l'appareil Carré produit à volonté de la glace en été. Un mouvement de bascule est souvent donné au cylindre contenant le mélange, afin d'activer la congélation.

Liquéfaction des vapeurs et des gaz. — Non-seulement les vapeurs peuvent être facilement liquéfiées, mais les gaz, qui nous paraissent constamment à Tétat gazeux, peuvent, à l'aide d'une plus forte pression et d'un grand froid, être aussi liquéfiés. Mais ces gaz, qui ne sont que des vapeurs très-dilatées, sont très-loin du point de leur liquéfaction, il faut donc faire concourir les deux actions compressives du froid et de la pression.

On se sert pour cela de tubes de verre ou de cylindres en fonte où le gaz produit se comprime et se liquéfie lorsqu'il arrive dans la partie fermée et plongée dans un' mélange réfrigérant.

Solidification des gaz. — C'est par ce moyen qu'on est parvenu à liquéfier et même à solidifier des gaz qui exigeaient pour cela les jslus hautes pressions. Ainsi, Tacide carbonique liquide, projeté dans un vase de verre, se solidifie en des flocons blancs et pulvérulents, parce qu'une partie du liquide se volatilise, et en se volatilisant il absorbe toute la chaleur que contient l'autre partie, qui, par cet abandon calorifique, est amené à l'état solide, et subît des pressions égales à 75, 120, 130 atmosphères.

Vaporisation^ — La plupart des corps solides ou liquides peuvent donner des vapeurs, s'évaporer et se vaporiser, sauf peut-être les huiles grasses, qui à aucune température ne donnent de vapeurs. Des solides, le camphre, le phonphore, la glace, l'arsenic, les matières odorantes, donnent des vapeurs sans même être liquides, à la température ordinaire. Presque toutes ces vapeurs, sont transparentes, incolores, comme les gaz et les particules très-divisées que contient l'air ; cette propriété de s'évaporer à peu près à toute température, ou du moins au-dessous du point d'ébullition et en deçà d'un certain refroidissement, est presque générale.

Evaporation. — Notre corps conserve en toute saison une chaleur intérieure d'environ 37®, précisément par suite de l'évaporation.

En été, où nous transpirons plus, l'évaporation est plus considérable qu'en hiver, et l'équilibre se maintient par cette seule cause.

L^eau des lacs, rivières, mers, s'évaporent de même, comme nous l'avons vu, et plus

Tafr esten mouvement et échauffé, plus Févaporation est rapide. Aussi soufnons-noaa sur la soupe pour hâter son refroicUsscwent par' évapora tion.

Alcaraziis. — Le<« ailearazas rafraîchisi^eDft Teatt également par Tévaporatlon. Ces vases de terre poreux laissent filtrer reau.à leur surface, où elle s'évapore peu ht peu, en' absorbant pour se vaporiser une partie de la chaleur qui servirait à échauffer le liquide.

£5u{/ia'&9ft.-^Mais ce n'est que lorsque Tébullition a été déterminf^e par un mouveniBnt calorifique suffisant que les vapeurs prennent une grande force- élastique; elles exereent alors de tous les côt<^s des* pre6>sN>ns<cotisidé' râbles, dont on peut avoir une idée en voyant ce qui se passe dan^^ les machines à vapeur.

On peut mètne déterminer i'ébullitlon dans un liquide à Taicie de la seule cbalem^ de la^ main. Voici cominentron fait bout Mirées Peau dans un tube réuni à une boule par un antre petit tube à diamètre très- étroit. L'eau eo bom^ font entraîne tout {"^r contenu dans la bmtey dans les tubes et dans Teau. On fenne aiof»

en le fondant l'extrémité du tube. L'ean se trouve entourée de vide, ou plutôt n'est près* séeque par sa propre vapeur; il suffit déposer la main sur la bjule, p>mr quela ohHieor vitale donne à la vapeur une t^^nsion qui suffit à dé^ terminer une as«-ez forte ébuUition dans l'eaiu

Vtxriastion dupûtnt d^ébuUitiim etdeeui»^ s<m, — De même quela fusion est retardée.par l'action deia pression qui agit en sen^inv^erse du mouvement calorifique, de même FébulUtfon^ qui dans les elrconstanoes ordinaires »

toujours lieu à la même température, peut être Tetardée par la même cause.

On sait, >en effet, que la vapor-isatiistn ou la rédttotioa <ie lîeau en vapeur, par le mou- Temeni; ^i^alorjfique n'est pas un iphéaomèoe calme comme révaporatioa ; la vitesse de vibr»tioa est fort augmeotée, et la vaporisation est par aoite aecom.pi>giiée de trépidation et d^un soulèveïnent de globules très^Iégers de v^HP^^^ ^ id'air qoi se fors^ot dans toute la masse et s^élèvent par suite de leur légèreté.

Le .bruit qui accompagne le bouiiionAement est dû. au dégagement de Pair et des gaz en dissolution dans Teau, qui sortent avec un frémissement, et môme avec un sifflement réel si l'ouverture de sortie est très-étroite. Et comme certainas buUes de vApeur n'arriyent pas à la surface, parce qu'ei es rencontrent, sur leur route, au début de rébullition, des couches d'eau froide qui les condensent subitement, toute la masse vibre et bruite par' ces codîdensations successives.

La même pression atmosphérique pesant Bar tous les liquides, ceux-ci, pour faire équilibre à oette press'oo, doivent émettre Jors de leur ^bulllition des vapeurs qui aient toujoars une foi'ce égale et capable de soulever la pression atmosphérique. Ceci explique pourquoi les corps qui sont différemment vokitils ont (des points d^ébuUition différent^* cîest-à^dire quMls oat besoin ol*un mouvement calorifique plus ou moins grand pour équilibrer ou pour dominer la pression atmosphérique, «elon la facilité avec laquelle ils passent à Tétat de vapeur, ou subissent

Taction de la chaleur, et selon leur résistance au mouvement calorifique. Ainsi 1 litre d'eau vaporisé produit 1,696 livres de vapeur; les molécules sont donc écartées les unes des autres 12 fois plus dans la vapeur que dans le liquide.

Mais si l'on fait varier la pression supportée par le liquide, les points d'ébuUition vont changer, parce que le mouvement calorifique aura à vaincre une nouvelle et plus grande résistance.

Si par exemple on place de Peau sous une pression atmosphérique moitié moins dense que la nôtre, de 380 raill. au lieu de 760 milL, l'eau au lieu de bouillira 100<>, devra bouillir beaucoup plus tôt à 82o, parce qu'à cette température la vapeur fait équilibre à la pression, car elle a alors une tension de 380 mill. Sous une atmosphère encore plus raréfiée et moitié moins dense ou moins lourde, l'eau devra bouillir à 66°. Il ne nous serait plus possible de cuire à l'air, dans une telle atmosphère, la viande, les légumes, etc. , parce qu'ils ont besoin pour cuire de plus de 66°.

C'est ce qui arrive sur les hautes montagnes ; sur le mont Blanc l'eau bout entre 85<» et 90°, parce que la pression est moindre, parce que la hauteur de l'atmosphère est diminuée, et surtout que cette atmosphère est moins dense ; par suite le point d'ébullition est fort avancé. En plaine, l'eau bout à une température plus élevée que sur les montagnes, mais moindre que dans les mines profondes où elle est plus pressée par un air plus dense.

Dans le vide enfin, où Tair est très-raréfié et très-peu dense, Teau bout bien avant 100°; elle peut bouillir à 20<>, à 10<>, lorsque la pression de Tair n'est plus que de 17 mill. ou de 9 mill., parce qu'alors le mouvement calorifique ne rencontre pas d'obstacle dans un mouvement ou une pression contraire ; plus on s^élève dans l'atmosphère, plus donc Teau doit bouillir facilement.

On peut aussi facilement agir en sens inverse, et en augmentant la pression de Tair sur les liquides retarder et non plus avancer le point d'ébullition.

En effet, figurons-nous que le piston d'une pompe comprime Teau ; il est évident que le mouvement calorifique aura plus de résistance à vaincre et dans le liquide et dans le piston, pour produire de la vapeur d'eau. L'eau comprimée sera en effet plus dense, de même qu'un solide est plus difficilement fusible et moins volatilisable qu'un liquide.

U faudra donc plus de chaleur pour avoir le même effet d'ébuUition.

Aussi, dans une chaudière bien fermée, on peut ne jamais parvenir à faire bouillir l'eau, parce que la pression de la vapeur sur le liquide se joint à la force calorifique qui presse les vapeurs, et ces pressions croissent avec la température ; de sorte qu'on peut dépasser de beaucoup la température de Tébullition sans avoir produit beaucoup de vapeur réelle.

Mais lorsque l'eau contient des oorps en dissolution, son point d'ébuUition est changé, parce que le . mouvement calorifique doit

«Qs&fi se commuiïjquer' à ces eorps, et s^on qu^jls sont pkfs ou* moins volatils^ ce poiat est avancé ou reculé:

Ainsî, avec» du sel ordîwaire, F^u ne boat pîus qu'à 109*»; avec du carbonate de potasse, qu'à 140i Avec de l'alcool très-Tdlatil, le poiaC d^ébullition est au contraire avancé.

Il est, aU' contraire, dans les vases de verre retardé d'un degré et demi sur les vases de métal.

Marmite' de Papim — Awtocl<W9. — C'est aa^ moyen' de retards semblables, causés par une forte pression, qu'on supprime' l'ôbullitfon dan» les marmites de Papin, les* autoclaves, etc.; on fait alors cuire beaucoupi plus vite dans ces lusteiisiies que dans les map^ mites ' ordinaire?, les viandes ou légumes qui serrent d-allraents. Comme la température s'y élève* aussi considérablement, on* s'en sert pour extraire des os, qui la contHeoBenil en abondance, la gélatine qui peut' servir à la nourriture ; lacole-fortse se tire- de la même manière des débris d'animaux, maài c^estune gélatine dont il est impossible de se nourrir:

n importe seulement que les parois de ces appareils soient bien* résistantes' pour ne pas céder aux- pressions considérables qu'elles supportent* Du reste*, dles sont fermées par un couvercle, ayant une soupape de* sûreté qui permet à la vapeur de passer lorsqu'elle aune tension et une force élastique à laquelle les parois ne pourraient résister: Un poids, calculé sur la force de résii^ance ées parois et sur la pres»on qu'elles peuvent supporter;

œrâatie&t ^eUe soupape fermée, tant «que la irapeoir n'a pas atteint uae teasion.daogereusa; il est au^coiDiraire sOiUlevé et la v<apeur s'écbappe avec im si^demeti-t qui avertît de modér&r Ti^etioQ du feu, quand Jla Viapeur est trop |>ressée idans rappaneil.

JSiat ,sphéroldaL — Glcboe produUe dam lef&n,. — :Q«aad .ou plonge une boule de OdW're ols^uâ'ée i^u i?ouge dans., un bassin ^'eau, il se produit un bruit .assez inteose, dû à la production de la vapeur. Toutefois (mpettt remarquer %ue, au début r^au ne tou*- «he pas la boule ; mais loraque la boule s*est un peu refroidie, le liquide la touche de tous to0 eôtés, alors TébulUtion devient ^excessi^re- •ment vi^iÀente, feau ^t .projetée de tous tos cdtôsiioirsidu vase, tandis qu avant, sa vapo-» rkwtioa^tait faiblet, jealme et lent^ Il «ém* blequeles vdbrat ocls caloriâques delà boule drou0ie:r(^oussaiient d'abord par leur grande iikleBsité Teau qui l^eiutourait, ^ que ce n'a été que lorsque .ces vibrations «int diminué 4'éa6rgie, ou iorsqiue concentirées par la ré* sistanœ^del'daiu, ellns ont .augmenté de tenr «U»i et de. puissaïQce élastique, «que l'eau a pu donner passage au mouKement calorifique.

Gràee au oaème pbéaorpène, on peut pasner la main kunaectée d'eau à travers .un flarge jet de-méti^ foodu aaos crainte de hr^^ lure. M. Botttigny'(d'6vreux), àiqui T'On doit d*eKodJ«eiQts«at oombreiux trayajudbsur ce si^get», iait^vec son doigt mouillé jaillir d'iun creur «et du iKiétal en fusion. Ua forgeron p^ut^ saoa se br(Uer, ^léeker ^vec ,aa langue diu far iObatt£fe.au Uon^ tcar ja.^peur do.aa ^saJUv»

développée par la chaleur, préserve sa peau du contact du fer. Au moyen âge, où Ton faisait subir aux condamnés les épreuves du feu, pour constater leur inDocence, il arrivait quelquefois qu'un condamné réussissait à se retirer sans brûlure de Texposition à un brasier ardent, grâce à des moyens de la nature de ceux que nous rapportons. Les geôliers faisaient de ces moyens des secrets qu'ils vendaient cher, et qui se conservaient cachés dans les prisons, mais qui sauvaient toujours quelques êtres, innocents ou coupables, des jugements ignares ou iniques de juges aveugles et stupides.

On peut ainsi faire congeler de l'eau ou du mercure dans de petites coupes de platine chauffées au rouge, et avoir par conséquent de la glace au milieu du feu. On se sert pour cela d'acide sulfureux ou de gaz acide carbonique solidifié, qu'on place au milieu du creuset de platine chauffé au rouge blanc ; ces corps n'arrivent pas en contact avec le platine ; ils en sont séparés par une atmosphère de vapeur, et leur température est inférieure à celle de leur ébuUition ; l'acide sulfureux esc par exemple à moins 10^,5 sous zéro. On comprend donc comment une petite fiole d'eau, placée au milieu de cet acide sulfureux, se congèlera, malgi*é la température très-éievée de la capsule de platine.

Le mouvement calorifique ne traverse et ne pénètre pas l'eau lorsqu'elle est dans cet état sphéroïdal ou globulaire, ce qui explique la lenteur de la vaporisation de l'eau.

Machiner à vapeur. — Lorsque Teau bout,

elle produit une vapeur qui possède une force d'expansion tellement grande, que si dans nos cuisines nous faisions bouillir Teau dans des vases complètement fermés qui ne laisseraient aucune issue à la vapeur, ces vases éclateraient bientôt, et leurs débris seraient projetés de tous côtés.

Mais si Ton donne à Teau bouillante renfermée dans une cavité fermée une issue régulière peu considérable, on aura, à la sortie de cette vapeur, une très-grande force développée; on peut s'en assurer en présentant des corps légers à la sortie de la vapeur d'une bouilloire qui n'a qu'une petite ouverture; on les voit projetés au loin avec force.

Tel est le principe des machines à vapeur.

Dans la machine atmosphérique, on fait vaporiser l'eau au moyen d'un foyer, dans une chaudière, qui communique avec un cylindre en fonte contenant un piston.

Lorsque la vapeur est passée de la chaudière dans le cylindre, elle presse le piston, fait équilibre à la pression atmosphérique qui pousse le piston vers le bas du cylindre, et elle soulève le piston. Celui-ci est pourvu d'une tige fixée ou articulée à l'extrémité d'un balancier qui, à son autre bras, porte un poids calculé.

Lorsque le piston est relevé par l'arrivée de la vapeur sous sa face inférieure, le contre-poids agissant sur le balancier fait bas- 'culer celui-ci qui enlève le piston. Alors, à l'aide d'une soupape qui se ferme, le cylindre <5esse de communiquer avec la chaudière, tandis qu'au contraire, à l'aide d'une autre

iioitpape qui s*ouvpe, elle entre en commanicatioii avec un condenseur; ce condenseur est une cavité remplie d'une eau froide, qui par son contact avec la vapeur, détermine La liquéfaction ou la condensation de celle-^ Le piston n'étant plus souteau par la vq^eur redescend par suite de la prest^ion atmoapbé- Tique qui reprend le dessus et recommence à agi-r «ur lui.

Quand il est redesc^endu au bas du cyUn^ dre,l>acommunication avec le condensateur se ferme, celle de la chaudière s'ouvre, Ja va- ^peur se répand de nouveau dans le cylindre, eoulève le piston qui recommence alternativement son mouvement de va^et-vient, tou jours taoulevé par la vapeur et repoussé par la pression atmosphérique.

On comprend que l'espèce de levier ou de ^laEu^ier auquel et Ué le piston prend éga^ lement un mouvement de va-et^vleat, selon -que le piéton monte ou descend. On fait coiftmuniquer ce balancier avec nne bielle Qtt une manivelle, qui transforme le mouvement de va-et-vient en UQ mouvement cincuiaipe .eoDtiaUvanalogue^u mouvement de la meule du rémouleur, ia(|uelle pnend un.mour vement de rotation continUtàl-aided'un simple mouvement alternatif du.pied-

Cette manivelle se «lie à uneitii^^'onde, appelée arbire de «ouche, iqui «tpansmeit le 4noiuvement aux roues des .loeomotiv;es ou des bateaux à vapeur, laux iscies qui .^eii^ent fendre le boJ9« iaux. machines. qui. doiveat. le .percer^ auxiturbinesqui doiveat^élevier l-eau, isn. iLUimot» ià * tous . les i<fffiwesiiff4aa]iiau^^

quels qu*ils scH'eat, qui peuve&t Remplacer le bras de rhommek

On se sert également du mouvement' éa piston pour entraîiier un poids d'éau égai: à la pression que la vapeur lui fait supporter** et o*est ainsi qu-cm épuise l'eau des n^es ou de tout autre endroit à mettre à sec;

C'est précisément une machine de cette nature que Salomon de CaiBS avait Imaginée en letSi

De' la vapeur d'eau produite dans un lî^llon n^ànrait df'autpeLosue qu'un' tube rempli d^eau^ et la vapeur, pour se frayer un passagei projetait cette eau en jet as^ez fort;

La machine dont nous venons de parler est appelée machine atmosphérique, parce que c^est plius encore la pression de Tair que la fbrce de la vapeur qui lui fait produlre^mi effet utile. Elle ne produit pas de force lorsque le piston s'élève, elle n'enta que lorsque le pls^^ ton' descend, et le mouvement qiie celui *cî transmet est irrégulier, très-rapide pendant là descente, insensible pendant la montée; Pour rewdro' son effet continu, on feit arriver la vapeur sur le côté dans un premier cylindre^ qui communique avec lis cylindre où se meut le pi.<^on, par deux tubes situés, l'un en haut, Tauire en bas. Un tiroir glisse dans le premier cylindre et ferme alternativement les deux ouvertures des tubes.

Lorsque ce tiroir est abaissé, la vapeur sort du premier cylindre par en haut, passe dans le second au-dei»us du piston, le presse et le fait descendre; celui-ci repousse dans le deuxième tube du bas et dans le tiroir la va-

peur qui étatt sous lui, et cette vapeur se rend par un tube spécitil dans Tair ou dans le condensateur, selon la nature et le but de la machine. Puis le tiroir remonte et la vapeur du premier cylindre, au lieu de passer par le haut^ se rend par l'ouverture inférieure sous le piston qu'elle force à remonter et à chasser la vapeur qui l'a fait descendre dans le premier cylindre ; de là, la vapeur s'écoule également dans Pair ou dans le condensateur.

C'est donc ici le mouvement alternatif du tiroir qui fait monter et descendre le piston avec une force qui est presque toujours la même dans les deux cas.

Cependant }\ se produit dans ces machines des chocs considérables, lorsque le mouvement accéléré du piston le fait frapper les extrémités du cylindre ou du corps de pompe. C'est une cause de détérioration trèsconsidérable. Aussi a-t-on imaginé des machines à détente^ où la vapeur ti'arrive que pendant une partie de la course du piston, la première partie par exemple. Le piston continue à se mouvoir dans la deuxième partie, par suite de l'action de la vapeur et de sa vitesse acquise, mais non plus avec la même force ni Ja même vitesse ; oCn évite de cette manière, par l'emploi de la dilatation ou delà détente de la vapeur, les chocs et les ébranlements, et la dépense d'une trop grande quantité de chaleur.

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