‹ PhysiqueChapitre 4 sur 29 · I-e plomb · texte numérisé non relu

I-e plomb

Lors donc que nou? aurons besoin d'un corps ou d'un fil très fin qui ait une grande résistance, nous choisirons les métaux placés entête de ce tableau. Miis il fautserappel^que la chaleur fait varier beaucoup cette ténacité ; la pureté du métal a également une grande influence; mélangés ensemble, les métaux sont g^éralement plus tenaces que lorsqu'ils sont isolés ; un composé de cinq sixièmes d'or et d'un sixième de cuivre a une ténacité plus que double de celle de Tor ou du cuivre isolés. Le laiton, composé de cuivre et de zinc a une ténacité double du cuivre, et près de 5 fois plus grande que celle du zinc, etc. ,

Le métal forgé augmente aussi de ténacité dans la direction de sa longueur ; les molécules sont plus pressées, plus serrées les unes contre les autres, il y a moins de vides entre elles. Le cuivre, le fer forgés ont leur, ténacité plus que doublée : celle de l'or, de l'argent est plus que triplée. Toute pression augmente donc l'adhérence des molécules en-

tre elles, pourvu qu'elle ne dépasse pas une certaine limite, au delà de laquelle les corps seraient non plus agrégés fortement, mais divisés, broyés ou hachés.

La ténacité du bois est beaucoup plus grande dans le sens de la longueur de ses fibres que dans la direction transverse ; aussi se rompt-il plus facilement lorsqu'on suspend un poids lourd au milieu de sa longueur, tandis qu'il résiste et supporte aisément le poids qu'on attache à son extrémité ; c'est que ses parties sont unies par une substance, un tissu qui n'a qu'une faible puissance de cohésion, tandis que ses fibres (dont on fait souvent des fils) sont assez résistantes. La ténacité dans les deux sens varie d'un dixième à un soixante-dixième.

Adhérence des solides aux liquides, — Nous avons vu que les liquides ont très-peu de ténacité et que, leurs molécules sont peu adhérentes, et que, même à l'état pâteux ou visqueux, elles offrent peu de résistance à la traction; il est juste de dire cependant qu'il y a souvent entre les solides et les liquides unie adhérence assez forte. Aussi a-t-on souvent profité de ce fait dans l'industrie pour faire monter l'eau à Taide de poulies et de courroies sans fin {longées dans l'eau ; en tournant elles soulevaient l'eau qui s^attachait à elles. Mais comme l'humidité détériorait facilement les cordes et qu'il y avait des frottements considérables à vaincre, le travail utile de machines de ce genre était en réalité peu considérable. On peut constater, du re&te, l'adhérence des solides et des liqui-

des en suspendant sous le plateau gauche d'une balance un vase de verre qui touche par sa base inférieure la surface d'un liquide. Il se manifeste entre ces deux corps, le liquide et le solide, une adhérence assez forte qui permet de charger le plateau droit d'un assez grand nombre de poids, sans que le plateau gauche s'élève et se sépare du liquide. Celui-ci le retient, en effet, par le moyen du verre attaché par son sommet au plateau, et qui adhère à la surface de Teau.

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