‹ Physique mécaniqueChapitre 43 sur 124 · OI · texte numérisé non relu

OI

0,01258 o,oi 5 1 7 0,01776 0,02060 0,02352 0,0266 1 0,02983 o,o33 19 o,o3683 o,o4o43 o,o4333

On voit que le maximum de condensation a lieu à la température 3, 89 c’est à ce maximum de densité qu’on rapporte celle des corps.

(+) A l’aide d’un appareil très-ingénieux , M. (Ersted a reconnu que , sous le poids d’une atmosphère , l’eau se contracte des 46 millionièmes de son volume : cette compressibilité, toule faible qu’elle est, 11’est pas sans influence dans les phénomènes physiques. Si , comme on a lieu de le croire , la mer a des profondeurs qui s’étendent jusqu’à 3 ou 4 lieues, la pression qui s’exerce sur le fonds du bassin , peut aller jusqu’à 12 ou i3 cents atmosphères , ensort que l’eau à celte profondeur , peut avoir une densité d’environ 5 à 6 centièmes plus grande que celle de la surface : 011 conçoit alors qu’aucune substance végétale ou animale

DES CORPS LIQUIDES

tabilité , et de l 'élasticité ; et ce n'est que dans l’application des très-grandes forces que leurs effets deviennent sensibles. ( Voyez , sur les expériences faites a ce sujet, Gehler , IV, 63i-G4o; Fischer , V, 5oo-5i2.)

$ 9. Ni les expériences ni la théorie ne peuvent déterminer d’une manière décisive que l’eau soit poreuse . Elle paraît à nos sens comme une masse parfaitement continue, et l’expérience a appris qu'elle est parfaitement impénétrable aux gaz les plus déliés , pourvu qu'aucune affinité chimique n’exerce son influence pour la combiner avec eux (1).

JDu Mercure .

§ 10. Comme on fait un très-grand usage du mercure dans les expériences , le physicien doit avoir aussi quelques connaissances sur cette substance. C’est un véritable et parfait métal qui se rapproche même, par ses propriétés chimiques, des métaux les plus précieux : lorsqu’il est à l’état solide, il ne lui manque rien de l’apparence d’un métal : le plus pur est celui qu’on retire du cinabre. Dans cet état, son poids spécifique est de 1 3,586 par rapport à l’eau. On doit remarquer, relativement a ses propriétés chimiques, qu’il dissout facilement tous les métaux, à l’exception du fer. On nomme amalgame sa combinaison avec les autres métaux. Lorsqu’on fait des expériences, il faut éviter, à cause de cette propriété, de le mettre en contact avec d’autres métaux que le fer. Il peut être conservé dans des vases de verre, de terre ou de bois.

De V Alcool.

J ii. Tous les sucs doux végétaux sont susceptibles de fermentation vineuse : tandis qu’elle se produit, une partie des substances

ne saurait y vivre , et qu’il ne peut se faire aucun échangeâtes eaux profondes avec les eaux supérieures , même sous l’influence des tempêtes les plus violentes. On a reconnu, en outre , qu’à ces profondeurs, l’eau des mers se maintient à la température de 3°,89 (therm. cent.) qui est celle de son maximum de densité, et comme les liquides sont mauvais conducteurs delà chaleur , celle que nous recevons du soleil , est presque sans influence sur les eaux profondes des lacs et de la mer.

(1) Il serait, je crois, impossible de trouver des circonstances ou des dispositions d’appareil dans lesquelles cette difficulté n’eut pas son effet.

sucrées qu’ils contiennent, se change en un liquide inflammable qu’on appelle alcool. En distillant cet alcool au moyen d’une chaleur douce, on peut le séparer des autres principes constituans des sucs végétaux, à cause de sa grande volatilité. Cependant, on ne peut empocher qu’il ne s’y mêle encore une assez grande quantité d’eau. Par une nouvelle distillation, il est purifié davantage, et c’est alors ce qu'on nomme eau-de-vie. La distillation étant réitérée plusieurs fois, il se sépare toujours de plus en plus d’avec l’eau, et il prend le nom dWcool rectifié . Cependant, il ne peut être tellement purifié par de simples distilla tioiis , qu’il ne lui reste environ -j de son poids d’eau. Si l’on veut rectifier davantage , il faut le faire distiller sur un sel privé de son eau de cristallisation , et parfaitement sec. On croit que cette opération le dégage entièrement de toute l’eau qu’il contenait, et on lui donne alors le nom d’ alcool absolu.

§ 12. L’alcool pur est donc un liquide qui dérive immédiatement de la nature organique.il est parfaitement transparent et sans couleur, d’une saveur brûlante, et d'une odeur agréable. Il brûle avec une flamme bleuâtre, et ne produit aucune fumée, aucune suie, ni aucun sorte de résidu. Son poids spécifique, lorsqu’il est pur, est de 0,792, relativement à l’eau. Il se mêle avec l’eau dans toutes sortes de proportions, et paraît produire alors un échauffement intérieur ; la combinaison des deux substances occupe moins d’espace que n’en remplissaient les deux parties prises séparément. O11 a déjà parlé dans la troisième division, de ses rapports avec la chaleur ; il dissout beaucoup de corps , particulièrement les résines dont il forme, en se combinant avec elles, ce qu’on appelle un vernis de laque : il dissout beaucoup de sels , et n’a aucune influence sur d’autres. (On peut voir, sur cela , les Manuels de Chimie , par exemple, Grey’s Handbuch, 2.e partie, § 1 83 1 - 1 835- TVenzels Lehre von der Verwandschaft der Körper , Dresde, 1782, XVII. e division, pag. 4^8.) Dans l’état pur, l’alcool est exempt de toute fermentation et de toute corruption, et il en préserve les corps qui y sont plongés.

Be V Éther.

§ i3. L’éther est proprement un alcool dans lequel les proportions des principes constituans , sont changées. Ordinairement on les prépare à cette nouvelle combinaison, en distillant à un feu doux un

DES CORPS LIQUIDES. ï I 3

mélange d’alcool et d’acidc sulfurique. Le produit se nomme alors éther sulfurique. Il est sans couleur, d’une odeur très-pénétrante et très-agréable , et d’une saveur brûlante ; il est extrêmement volatil , et s’allume non-seulement comme l’alcool, par le contact, mais meine par la seule approche d’un corps enflammé ; il brûle de la même manière que l’alcool, mais il dépose un léger résidu; il dissout beaucoup de corps particulièrement les résines; et pour celle qu’on nomme gomme élastique , il est le seul dissolvant connu qui ne lui ôte pas son élasticité; il est le plus léger de tous les liquides connus. Le poids spécifique de l’éther préparé avec beaucoup de soin , est seulement de 0,74^; et, selon Lowitz } il est susceptible d’être encore purifié davantage. Si on le mêle avec une quantité à-peuprès égale d'eau, il ne se forme pas une combinaison homogène entre ces deux substances; mais lorsque le mélange devient tranquille, 011 distingue visiblement deux liquides dont le supérieur est composé de beaucoup d’éther et d’un peu d’eau , et l’inférieur est un mélange de beaucoup d’eau et de peu d’éther : il ne se combine donc pas avec l’eau dans toutes les proportions.

Remarques générales sur les Liquides .

§ 14. C’est une chose vérifiée par l'expérience, que tous les liquides, à l’exception peut-être des huiles grasses, prennent l’état de fluides élastiques, lorsqu’ils sont placés en petite quantité dans un espace vide d’air. 11 faut nécessairement conclure de ce phénomène, que, pour tous les liquides où il a lieu, l’état liquiden’estpas tant la conséquence d’une attraction interne, que celle d’une pression extérieure produite en partie par la pesanteur du liquide lui-même, en partie par l’air extérieur ; opinion qui s’accorde parfaitement avec l’hypothèse présentée ci-dessus, pag. 8, § 4- — Car, puisque l’état liquide suppose un équilibre absolu entre la force attractive de la matière pesante et la force du calorique qui tend à dilater , il est permis de croire que, dans la nature entière oh l’on ne trouve nulle part un exact équilibre , il n’existe peut-être aucun corps qui se pût conserver à l’état liquide au moyen de ses seules forces internes. L’instabilité perpétuelle de l’action de la chaleur , serait encore 1111 obstacle à cet équilibre; mais , au contraire, il peut y avoir beaucoup de corps dans lesquels l’une ou l’autre de ces forces 11e soit en excès que d’une

petite quantité. Les substances grasses et visqueuses paraissent devoir leur état à une faible prépondérance de la force de cohésion; dans les autres substances , le petit excès de la force expansive est tenu en équilibre par la pression extérieure. Telle était, dans ses parties essentielles, l’opinion de Lavoisier ; seulement, il semble avoir fait trop peu d’attention à la pesanteur propredes matières fluides. (F'oyez le Systèmes de Chimie de Lavoisier ) (i).

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