‹ Physique mécaniqueChapitre 75 sur 124 · C)8 SEPTIEME SECTION. DU MAGNETISME · texte numérisé non relu

C)8 SEPTIEME SECTION. DU MAGNETISME

lieu irrégulièrement , et ce sont les corps électrisés ordinaires , il pourra y avoir des phénomènes d’accumulation et décharge du fluide : dans ceux où les courans s’établissent d’une manière uniforme, et ce sont les corps magnétiques , les phénomènes que nous venons d’exposer, auront lieu: l’action de ces corps est la résultante de toutes les actions particulières des molécules, ce que M. Ampère a prouvé par le calcul devoir nécessairement exister dans cette supposition. Nous ne pouvons analyser ici les belles recherches de ce physicien dont le nom s’atta-» ehe si honorablement à cette belle partie de la physique. Nous observerons que les courans électriques produisent sur différens corps un grand nombre d’eflèts particidiers, à l’étude desquels se livrent les physiciens actuels. Pour ne citer que quelques-uns des exemples les plus saillans, nous dirons que M. Davy a reconnu non-seulement que les liquides traversés par des courans prennent différens mouvemens de rotation , mais encore qu’au-dessus de chaque fil conducteur, ils forment un cône proéminent duquel partent des vagues, tandis que si on en approche un aimant , les cônes se changent en entonnoir et le liquide prend un mouvement rapide de rotation ( Phil . Trans, act. , 1823 et le Bulletin des Scienc. Phy. de M. Férussac , n.° 3, mars 1824). D’un autre côté, M. Becquerel vient de constater, au moyen d’un système de galvanomètres très-sensibles , qui est de son invention, que des efFets et des courans électriques, se manifestent dans les phénomènes capillaires, dans toutes les dissolutions, etc. ( Mém . de M. Becquerel , Ann. de Phys, et de Chim. de MM. Arago et Gay-Lussac ). Ou trouvera dans les Annales de la Société Linnéenne de Paris , pour les an-r nées 1824 et i825, plusieurs mémoires de M. C. Bailly , dans lesquels il a essayé d’appliquer à la végétation les nouvelles théories de la lumière , de la chaleur et de l’électricité. Ce qui reste encore à faire pour les phénomènes magnétiques , dépend désormais du perfectionnement de l’analyse mathématique , et de l’application de la chimie à la détermination des forces coercitives par lesquelles lès principes magnétiques sont retenus dans les particules des corps. On a vu que dans l’état où la théorie de l’électricité est amenée aujourd’hui, et dont on doit tout entier l’honneur aux beaux travaux analytiques de M. Poisson , cette théorie meme par la fidélité avec laquelle toutes les expériences s’y conforment, offre la probabilité la plus forte que les principes électriques sont réellement des fluides constitués comme elle les définit. Des travaux analogues ont été faits par M. Fourier sur la chaleur, et par M. Ampère sur Pélcctro-dynamique. »

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