‹ Physique médicale [electronic resource]Chapitre 13 sur 46 · DÉSIGNATION DE · texte numérisé non relu

DÉSIGNATION DE

Tempéraluie

Lieu de

Nom de

l'animal.

de l'animal. 1"

'i)bservalion.

l'observateur.

Tigre

Rectum.

.]. Davy (2).

Id.

Rat commun. . . ,

Id.

Id.

Lièvre commun .

Id.

Id.

Id.

Id.

Chat commun . .

Id.

Id.

Id.

Id.

Chat commun . .

Id.

Id.

Panthère

Id.

Id.

Id.

Id.

Id.

Id.

Id.

Id.

Id.

Id.

Id.

Id. .

(1) Essays medic. and philosophical , 1740, p. 338.

(2) Loc. vit., p. 190.

pÉsiGNATU)N DE Tempéiiilure Lieu de Nom de

l'animal. de l'iinimal. l'oÎJservaliou. l'observateur.

Mouton. . . de 37,3 à 40,00 Rectum. J. Davy.

Id. ... de 39, 5à 40,00 Id. Id.

Id. ... de 40,0 à 40,50 Id. id.

Chèvre 40,00 Id. Id.

Singe 35,50 Id. Prévost et Dumas (1) .

Cheval 36,80 Id. Id.

Chien 37,40 Id. ' Id.

Cochon d'Inde 38,00 Id. Id.

Lapin 38,00 Id Id.

Mouton 38,00 Id. Id.

Chat 38,50 Id. Id.

Chèvre 39,20 Id. Id.

Cochon d'Inde adulte 35,76 Id. Despretz (2).

Chien de trois mois. 39,48 Id. Id.

Chat adulte 39,78 Id. Id.

Bœuf 37,50 Id. J. Hunter (3).

Lapin 37,50 Id. ^ Id.

Ane 36,95 Id. J. Hunter (4).

Anesse 37,78 Vagin. Id.

Cabiai. 38,40 Rectum Delaroche (5).

Id 39,00 Id. Id.

Id 39,00 Id. Id.

Id 39,00 Id. Id.

Lapiiï 39,60 Id. Id.

Id 39,60 Id. Id

Id 39,70 Id. Id

Id 40,00 Id. . Id

(1) Loc. cit.^ p. 64*

(2) Loc, cit.

(3) Loc. cit., t. IV, p. 219.

(4) Loc. cit^, U III, p. 382.

(5) Loc, citi

DÉSIGNATION DE Température Lieu de Nom de

l'animal. de l'iinimaL l'observation. l'oLservateur,

Lapin 40,00 Rectum. Delaroche.

Id 40,00 Id. Td.

Marsouin 37,80 Dans le foie. J. Davy (1).

Id 35,62 Dans une plaie du cou. Broussonnet(2).

Lamantin 38,89 A la peau. Martine (3).

Id 40,00 Dans le ventre. Id.

A la suite de ces tableaux, nous sommes heureux de pouvoir donner un extrait d'un très remarquable travail - sur la température des palmipèdes, publié dans les Mémoires de r Académie de Montpellier par M. Ch. Martins, professeur d'histoire naturelle médicale à la Faculté de Montpellier. Il a voulu déterminer la température moyenne d'une espèce animale et les limites dans lesquelles elle peut varier. Il s'est servi d'un thermomètre construit par M. Walferdin, assez sensible pour donner directement un centième de degré. L'instrument était introduit par l'anus, de manière que le réservoir se trouvait placé à peu près au centre du corps de l'animal. M. Martins a pris ainsi, en hiver et en été, la température de 85 canards domestiques des deux sexes vivant dans les conditions les plus diverses, dans le nord et le midi de la France.

La température moyenne de l'espèce est de 42,1)8

La température moyenne des mâles est de 41,962

La température moyenne des femelles est de 42,273

(1) Loc. cit.

(2) Mém. de V Acad. des sciences , 1785, p. 192.

(3) Loc. cil,, p. 337.

Les températures extrêmes observées ont varié :

Pour les mâles, entre 40^,97 et 42", 47

Différence l'jSO

Pour les femelles, entre 40", 90 et 4 3", 4 5

Différence 2% 55

Ces résultats nousprouvent que, dans l'espèce canard, la température propre des femelles est sensiblement plus élevée et aussi plus variable suivant les sujets, que celle des mâles.

La température moyenne de sept eiders, sans distinction de sexe, dans des conditions telles que l'air ambiant a varié entre — 1%7 et + 17^ s'est élevée à /i2%79.

Les températures extrêmes observées ont varié :

Pour Teider entre 42%10 et 43"', 22

Différence r,12

La température moyenne de l'oie domestique adulte, conclue de cinquante observations portant sur des individus différents, s'est élevée à ^r,^77.

Les températures extrêmes observées ont varié :

Pour Poie entre 40^82 et 42%02

Différence 1%20

Ce travail de M. Martins montre combien il serait à désirer que les températures des principales espèces animales fussent établies par des moyennes déduites ellesmêmes d'un nombre considérable d'observations. Les résultats précédents prouvent , en effet, que les différences entre la température d'un individu isolé et la température moyenne de l'espèce à laquelle il appar-

tient peuvent dépasser un degré du thermomètre centigrade.

S II. — Température de l'homme.

La détermination de la température de l'homme a l)eaucoup préoccupé les observateurs . Ce point très im • portant de physiologie humaine mérite d'être traité à part et avec quelques développements. Boerhaave était certahiement resté au-dessous de la vérité en la disant comprise entre 33^33 et ^U^'A^', Martine donna une bonne indication en la fixant entre 36°, 11 et 36",67 (1). Plus tard, J. Hunter annonça qu'un homme bien portant avait, dans le rectum, une température de 36", 95 (2), et enfin, dans ses leçons de chirurgie (3), il dit : a La température normale du corpshumain est d'environ 37",22.>; MM. Prévost et Dumas nous paraissent avoir adopté un chiffre trop élevé en indiquant 39° pour la température (le l'homme (^). Les résultats de M. Despretzet de J. Davy nous semblent dénature à fixer la science à ce sujet. La moyenne de 17 observations, faites par M. Despretz sur l'homme adulte entre dix-huit et soixante-huit ans, fixe sa température à 37% 09 (5). La moyenne de kb observations, faites par J. Davy (6) dans des conditions de température extérieure qui ont varié entre 15% 5 et 27%8,

(1) Loc. cit., p. 335.

(2) Loc. cil., t. IV, p. 214.

(3) Loc. cU., t. I, p. 334.

(4) Loc. cit., p. 64.

(5) Loc. cit., p. 338.

(6) Loc, cit., ^. 183 et suivantes.

donne 37*^,30 pour la température de l'homme prise à la racine de la langue. Nous avons déjà dit combien il serait désirable que les divers observateurs se fussent accordés pour choisir une même partie du corps comme siège de leurs recherches tliermométriques ; les résultats seraient plus comparables. Tout courant d'air passant sur une surface humide étant une cause d'évaporation et de refroidissement, tant que le thermomètre reste dans la bouche, il faut de toute nécessité que la respiration se fasse exclusivement par les narines ; notre expérience personnelle nous a appris que cette condition indispensable est très difficile à réaliser. L'anus n'expose pas aux mêmes causes d'erreur, mais la difficulté de l'opération et la répugnance invincible opposée par certains sujets à une semblable manœuvre ne permettent pas de généraliser ce mode d'observation. La main embrasse bien le réservoir du thermomètre ; mais elle est trop influencée par les variations du milieu ambiant pour que ses indications puissent être prises pour la traduction de la véritable température du corps. L'aisselle nous a toujours paru et nous paraît encore le lieu que l'on doit choisir pour déterminer la température du tronc. Le thermomètre s'applique bien de toutes parts contre la peau quand on a soin, ce qui est toujours facile, de tenir le bras rapproché du thorax ; la lecture se fait facilement sur place et sans avoir besoin de déranger l'instrument. Cette région est assez bien abritée contre les variations extérieures pour que les résultats obtenus représentent exactement la température du corps, et enfin l'observation, n'entraînant après elle ni fatigue ni répugnance, peut être pro-

longée assez longtemps pour que l'équilibre s'établisse entre le thermomètre et la peau. Malgré les différences signalées dans le procédé opératoire suivi, en consultant nos résultats personnels et en les rapprochant de ceux des observateurs précédents, nous croyons être dans la vérité en disant que, dans l'état physiologique, la température de l'homme adulte prise sur l'aisselle peut, dans nos climats tempérés, osciller entre 36%50 et 37°,50.

g III. — Invariabilité de la température des animaux supérieurs.

Le trait caractéristique des oiseaux et des mammifères est d'avoir une température sensiblement indépendante des variations de celle du milieu ambiant. Il ne faudrait pourtant pas exagérer la résistance opposée par ces animaux aux influences extérieures. Indépendamment des refroidissements si fréquemment observés aux extrémités des membres, il est bien prouvé aujourd'hui que la température du tronc est légèrement modifiée par le passage des climats froids aux climats chauds. Ces oscillations, quoique d'ailleurs bien exactement constatées et dont nous nous occuperons avec détail quand nous étudierons l'influence des saisons et des climats sur la production de chaleur chez les animaux, ne sont pas assez considérables pour jeter des doutes sur l'exactitude des résultats généraux précédemment exposés. La force de résistance des animaux supérieurs aux causes de refroidissement est suffisamment prouvée par la lecture des relations de voyages vers les régions polaires, pendant lesquels l'homme a pu vivre dans une atmosphère

à 70" au-dessous de zéro sans éprouver de changements notables dans sa température. Pour fixer les idées à ce sujet, nous rapportons ici les résultats obtenus par le capitaine Parry et le capitaine Back dans leurs voyages vers le pôle nord. Le premier a vu un renard conserver une température supérieure de 76 ", 7 à celle du milieu ambiant, et le second a constaté qu'un lagopède des saules l'emportait de 79^1 sur la température de l'atmosphère. Ces faits paraîtront sans doute suffisants pour nous autoriser à considérer les mammifères et les oiseaux comme des animaux à température physiologiquement constante.

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