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TEMPÉRATURE DES ZOOPHYTES

Excès

DÉSIGNATION delà tempe'ratiii c Lieu No.ii

DE de ranimai de de

L^ANIMAL. sur celle de l'eau l'observation. Tobservaleur.

. de la mer.

Holothuria tubulosa 0,20 Cavité anale. Valentin(l).

Id. id 0,20 Id. Id.

Id. id. (dans l'air) 0,50 Cavité buccale. Id.

Id. id. id , . . 0,60 Surface extérieure. Id.

Id. id. (sous l'eau) 0,50 Id. Id.

Ophiura lacertosa id. ... 0,30 Id. Id.

Asterias rubens 0,60 Entre les pieds. Id.

Echinus saxatilis 0,40 Surface près de la bouche. Id.

-Id. id. 0,40 Ouverture anale. Id.

observations de Valentin la température de Tanimal est comparée à celle de l'eau de la mer.

(I) Répert. d'anat. et dephysioL, 1839, t. IV, p. 359.

Excès

DÉSIGNATION de I.) lempéniturc Li -u DE de l'animal de l'animal. sur celle de l'eau l'obseï valioii. 1 delà mer.

Nom de

ol)sei vatcu r

Echinus brevi-spinalis. . . .

Près la bouche.

Valenlin.

Ouverture anale.

Id.

Cavité de restomac.

Id.

Id.

Id.

Pclagia denticulata (sujets

libres dans la mer). . . .

Id.

Id.

Pelagia denticulata ( sujets

Id.

Id.

Pelagia denticulata ( sujets

Id.

Pelagia denticulata (sujets

Surface extérieure.

Id.

Peau extérieure.

Id.

Tentacules.

Id.

Id.

Id.

A. mesembryanthcmum. ,

Cavité de restomac.

Id.

Id.

Id.

Id. id

Ouverture buccale.

Id.

Id. id

Id.

Id.

Partant de ce fait que l'immersion dans 1 eau supprime toute évaporation, M. Dutrochet a cru devoir révo(juer en doute l'exactitude de quelques observations dans lesquelles Valentin a trouvé que certains mollusques et certains zoophytesont, dans Vah\ une température propre supérieure à celle dont ils jouissent sous fcau. Ce résultat ne nous paraît nullement être de nature à diminuer la confiance que méritent des expériences instituées par un physiologiste aussi éminent; car, d'une part, au contact, le pouvoir refroidissant de l'eau est beaucoup plus grand

que celui de Fair, et, d'autre part, il est tout naturel que, sous rinfluence directe de Tair, la production de chaleur soit activée, chez ces animaux, en même temps que l'énergie des phénomènes physico-chimiques dont elle dépend.

Il résulte aussi d'expériences entreprises par M. Martins sur US oursins péchés dans les mers du Nord (1), que la température de ces animaux est sensiblement supérieure à celle de l'eau dans laquelle ils vivent.

Valentin résume ainsi qu'il suit ses recherches personnelles sur les animaux inférieurs. Moyennement, la température propre est :

Chez les polypes o',2 1

Chez les méduses 0,27

Chez les échinodermes 0,40

Chez les mollusques . . 0,46

Chez les céphalopodes 0,57

Chez les crustacés 0,60

Ces observations de Valentin démontrent donc que la température propre àe^ animaux, et par suite leur faculté de produire de la chaleur, est d'autant plus considérable qaie leur organisation est plus parfaite et qu'ils occupent une place plus élevée dans l'échelle zoologique.

§ IV. — Température des animaux inférieurs dans quelques cas exceptionnels.

Jusqu*ici nous ne nous sommes occupé que des observations dont les résultats traduisent nettement un excès

(1) Ann, d'hkt, nat., 3* série, Zoologie, 1846, t. V, p. 187.

de température en faveur de l'animal. Cependant les recueils déjà cités renferment des faits bien constatés qui nous montrent les animaux inférieurs en équilibre de température avec les corps environnants, et même à une température plus basse que le milieu ambiant.

A. — Cas dans lesquels la température de V animal était la même que celle du milieu ambiant,

DÉSIGNATION DE l'ANIMAl. Milieu ambiant. Observateurs.

Tortue Air. Prévost et Dumas.

TH

Rudolphi.

Id.

Id.

Id.

Id.

Id.

Berthold.

Id.

Id.

Id.

Id.

Id.

Id.

Id.

Dutrochet.

Id.

Id.

Id.

Id.

Humboldt

et Provençal.

Valentin.

Id.

B. — Cas dans lesquels la température de ranimai était inférieure à celle du milieu ambiant,

Dififeveiice Rlilicu DÉSIGNATION DE L'ANIMAL, de tenipëralure. aniLiiiut. 01)servateurs.

Tortue 2,60 Air. J. Davy.

Rana ventricosa 1,70 Id. Id.

Blatta orientalis 4,40 Id. Id.

Scorpion 0,80 Id. Id.

lulus. . 0,80 Id. Id.

Boa de0%30 à 0,80 Id. Wilford.

Brochet 1,38 Id. Krafft.

Hélix pomatia 1,00 Id. Berthold.

Limaces 0,50 Id. Id.

Nous avons séparé ces faits exceptionnels des précédents pour les discuter à part et déterminer leur véritable signification. Nous trouvons dans les travaux de M. Dutrocliet les éléments de cette discussion, et le moyen de découvrir les causes perturbatrices qui sont venues masquer, d'une manière plus ou moins tranchée, la source de chaleur dont l'action n'est cependant jamais complètement suspendue chez les animaux vivants.

Dans ses recherches sur les animaux inférieurs, cet habile expérimentateur a souvent opéré en plein air. Alors une des deux soudures était enfoncée dans le corps de l'animal , l'autre était enveloppée dans un rouleau de papier sec pour la mettre à l'abri du rayonnement extérieur. La soudure placée dans le papier se mettait en équilibre de température avec l'air ambiant, et la première avec le corps de l'animal. Souvent, alors, le corps (le l'animal s'est trouvé plus froid que l'air ; mais toujours

il a suffi de recouvrir l'appareil d'une cloche remplie d'air saturé d'humidité pour que le résultat fût renversé, et que la soudure enfoncée dans le corps de l'animal accusât une température supérieure à celle de l'air. A la surface libre des animaux placés dans un milieu gazeux, il y a donc une évaporation continuelle qui tend à abaisser leur température au-dessous de celle des corps voisins. Pour affirmer qu'un animal vivant ne produit pas de chaleur, il faudrait donc commencer par supprimer cette influence perturbatrice, opérer dans un air saturé, et prouver que, dans cette circonstance, sa température reste égale ou inférieure à celle du milieu ambiant; or c'est ce qui n'a jamais été observé, les expériences bien instituées dans ce but ont toujours donné un résultat contraire.

Les animaux observés dans l'eau sont, il est vrai, à l'abri de toute évaporation, mais ils sont exposés à une cause de refroidissement qui peut aussi les maintenir à la même température que le liquide dans lequel ils sont plongés, bien qu'ils produisent réellement de la chaleur. La couche d'eau en contact avec leur corps ne peut pas s'échauffer sans se déplacer et être remplacée par une nouvelle couche qui à son tour emprunte une nouvelle quantité de chaleur à l'animal et cède la place à une troisième couche^; il s'établit ainsi autour de l'animal un vrai courant ascendant de liquide qui lui soustrait peu à peu toute la chaleur qu'il produit, et le maintient à une température constante sensiblement égale à celle du milieu dans lequel il vit.

CONCLUSIONS. 439 Conclusions. — En résumé, d'une part l'évaporation, et d'autre part les courants continuellement renouvelés au sein des liquides dans lesquels ils sont immergés, enlèvent aux animaux une partie ou la totalité de la chaleur qu'ils produisent, et tendent à maintenir leur température au niveau de celle du milieu ambiant et même à la faire tomber au-dessous. Ainsi, en tenant compte de l'influence incontestable des circonstances extérieures, tout s'explique sans effort, et les nombreuses observations dont la science s'est successivement enrichie démontrent que la production de chaleur est un fait général et sans exception dans l'animalité.

Puisque, dans l'état de vie, depuis l'homme jusqu'au dernier des zoophytes, tout animal produit de la chaleur, il serait temps de faire disparaître ces expressions à' animaux à sang chaud et (V animaux à sang froid ^ qui tendent à établir que la production de chaleur est Tapanage exclusif des oiseaux et des mammifères, et à perpétuer dans la science des idées fausses et en contradiction avec les données de la physiologie expérimentale. Sans doute, il y a bien loin de ce lagopède ou de ce renard observés par le capitaine Back et le capitaine Parry, dont la température surpassait celle du miheu ambiant de 79^50 pour le premier, et de 76 ,70 pour le second, à cette grenouille dont la températwe propre ne dépassait pas ^\^k\ mais, malgré cette énorme différence d'intensité, le phénomène de la production de chaleur existe chez le batracien comme chez le mammifère et chez l'oiseau. Pour traduire la faculté dont jouissent les animaux supérieurs de maintenir leur tempéra-

IW PHYSIQUE MÉDICALE.

ture sensiblement invariable au milieu des conditions extérieures les plus diverses, nous avons proposé de désigner les oiseaux et les mammifères sous la dénomination d'animaux à température constante. La dénomination à' animaux à température variable pourrait être appliquée aux animaux inférieurs ; elle aurait le double avantage de faire disparaître l'expression fautive à' animaux à sang froid., et de rappeler le fait de l'influence profonde exercée par le milieu ambiant sur la température absolue des deux dernières classes de vertébrés et de tous les invertébrés.

En étudiant les animaux dans les circonstances les plus favorables à leur développement, nous avons vu leur température propre s'abaisser à mesure que leur organisation est moins avancée et que leurs fonctions sont moins développées. Les animaux inférieurs sont si profondément influencés par l'état physique du milieu qui les environne, que leur mode d'existence dépend complètement des circonstances extérieures. Dans la belle saison, ils sont vifs, agiles, jouissent de la plénitude de la vie ; aux approches de l'hiver, ils commencent à languir, et, si le froid augmente autour d'eux, ils tombent dans un état d'engourdissement tel que tous les actes de la vie semblent momentanément suspendus. La production de chaleur devient alors très faible, et, sans s'abaisser au-dessous de celle des corps environnants, leur température s'en rapproche d'autant plus que leur torpeur est plus prononcée. Sous peine de s'exposer à des erreurs graves, il est donc nécessaire, quand on veut étudier la température propre de ces animaux, d'opérer dans des circon-

SOURCES DE LA CH4LEUR ANIMALE. \Ui

Stances telles que leurs fonctions soient dans la plénitude de leur exercice. C'est généralenient quand le milieu ambiant se maintient entre 12" et 25" que les observations donnent des résultats satisfaisants.

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