‹ Physique médicale [electronic resource]Chapitre 26 sur 46 · LAPINS ASPHYXIÉS PAR SUBMERSION · texte numérisé non relu

LAPINS ASPHYXIÉS PAR SUBMERSION

Age.

Durée de la vie.

27 minutes.

i jour .

5 jours.

10 jours.

15 jours.

20 jours.

25 jours.

30 jours.

Ces faits démontrent d'une manière incontestable que, chez les mammifères, la résistance à l'asphyxie diminue à mesure que, s'éloignant de l'époque de leur naissance, ces animaux résistent mieux aux causes extérieures de refroidissement et produisent plus de chaleur.

L'expérience de Bulfon et c.elles de Legallois portent sur cette catégorie de mammifères qui naissent les yeux fermés et qui, pendant les quinze premiers jours de leur vie, ne peuvent pas maintenir leur température quand ils sont séparés de la mère. Le tableau de Legallois prouve d'ailleurs qu'à partir du quinzième jour, âge auquel nous savons qu'ils commencent à vivre comme des animaux à température constante, les jeunes lapins ne résistent à l'asphyxie qu'une ou deux minutes de plus que les adultes de même espèce. Edwards, en reprenant ces recherches (1), a constaté que le cochon d'Inde, à sa naissance, ne résiste guère que cinq à six minutes à l'asphyxie par submersion ; tandis qu'il a vu, exceptionnellement il est vrai, les jeunes chiens vivre

(1) Influence des agents phys, sur la vie, p, 170.

SOURCJiS DE LA CHALEUU ANIMALE. 317

cinquante- quatre minutes sous l'eau (1). Ce fait, rapproché de cette circonstance que le cochon d'Inde appartient à la catégorie des animaux qui , dès leur naissance, ont la propriété de conserver leur température constante, est une preuve évidente de la liaison intime qui existe entre l'activité de la fonction respiratoire et l'intensité de la production de chaleur. Edwards a soumis des oiseaux aux mêmes expériences ; il a trouvé que, en général , la résistance à l'asphyxie est d'autant plus prononcée que l'animal est pris à une époque plus rapprochée de l'éclosion , et que, toutes choses égales d'ailleurs , les oiseaux nés sans plumes vivent sous l'eau beaucoup plus longtemps que les autres.

Les faits précédents suffisent pour démontrer que, dans un temps donné, le jeune animal consomme réellement moins d'oxygène que l'adulte; cependant il était désirable que l'expérience directe vînt confirmer cette déduction. Edwards a fait, à ce sujet, une série de recherches (2).

Les animaux, placés dans un vase de verre de la capacité d'un litre et renversé sur une dissolution de potasse afin d'absorber l'acide carbonique à mesure qu'il était exhalé, étaient maintenus au-dessus du liquide par un diaphragme de gaze. Il commença par expérimenter sur des moineaux de huit jours , c'est-à-dire pris à un âge tel qu'ils se refroidissent quand on les sépare de leur mère; en moyenne, la quantité d'oxygène con-

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