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Après un coup d’œil rapide jeté sur les populations indiquées à la page 233, et après avoir reconnu l’ordre qui
règne généralement entre les éléments identiques de la population, il était intéressant de voir si cet ordre se soutenait pendant plusieurs années consécutives. En jetant plus particulièrement les yeu.v sur la Belgique, nous avons pris soin de rapprocher de la population de chaque année l’état des naissances, des décès et des mariages.
La première colonne, concernant la population, montre des accroissements successifs qui se sont manifestés d’année en année : la population qui était de 4,138,382 en 1841, était de 4,(507,000 en 1855, c’est-à-dire qu’elle était augmentée du dixième environ de .sa valeur, dans l’espace de 15 ans.
Cette marche régulière des nombres ne s’est pas fait remarquer avec la même constance dans ce qui concerne les naissances, les décès et les mariages. En effet, 1° on comptait, au commencement de la période, 1 naissance pour 30 habitants; et, à la fin de la période, 1 naissance pour 36 habitants (il y avait donc une diminution de fécondité ; mais il faudrait un nombre d’observations plus grand pour pouvoir assurer que cette diminution de fécondité existe effectivement ; on pourra consulter à cet égard le tableau suivant (i)) : 2“ le chiffre de la mortalité est demeuré moyennement à peu près le même, mais en variant dans des limites plus larges que le chiffre de la fécondité : on a compté en effet 1 décès sur 36 habitants en 1847 et 1849; et sur 47 seulement en 1850 et 1852; tandis que, pour les naissances, les deux plus grandes variations ont été de 1 sur 30 et de 1 sur 36 ; 3" le nombre des mariages a trèssensiblement changé d’une année à l’autre et sans autre
(1) Voyez, du reste, À ta fin de ce pi'emier volume, les listes qui font connaître, comme nous le faisons ici pour la Belgique, combien on comptait d*habitants pour 1 mariage, pour 1 naissance ou pour 1 décès, en Angleterre, en France, en Autriche, en Bavière, etc.