‹ Physique socialeChapitre 103 sur 244 · LIVRE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE DEUXIÈME

cause apparente que celle donnée par l’aisance plus ou moins grande : elle était de 1 sur 131 en 1850, et de 1 sur 180 seulement en 1847.

Ce qui précède montre que l’année 1847 a été sensiblement une de celles qui ont le plus souflfert pendant la période que nous considérons, car elle a donné le plus de décès et le moins de mariages; ajoutons encore que cette époque a donné le moins de naissances. D’une autre part, les prix des nourritures avaient été très-sensiblement augmentés : le froment, qui jusque-là valait 15 à 18 francs l’hectolitre, s’éleva au prix de 24 à 25 fr. ; et il en fut de même pour les prLx des autres grains et fourrages. Ces divers éléments semblent toujours subir en même temps leurs variations les plus sensibles.

11 sera peut-être intéressant de rechercher ensuite comment, pendant les 15 ans qui viennent de s’écouler, les naissances ont continué à se produire, et de reconnaître si le nombre a augmenté ou diminué. Nous ferons en même temps la distinction des sexes ; nous verrons si numériquement les naissances masculines surpassent les naissances féminines, et si cette différence est constante d’une année à la suivante.

La simple inspection de ce tableau sufBra pour montrer que, malgré les événements politiques les plus graves qui ont successivement éclaté autour de la Belgique, le chiffre de la population et les rapports qu’y établit la distinction des sexes n’ont point subi de variation sensible. La population a été constamment croissante, mais le rapport numérique entre les deux sexes et le rapport des naissances à la population sont restés à peu près identiquement les mêmes. Dès que le caractère et le bien-être d’une nation ne se trouvent point sensiblement altérés, il ne reste point de traces durables des malheurs purement accidentels dont elle a été frappée.

Nalaumce. en gtoéral (Belsiqnei,

ANNÉES

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1 NAItlànCX.

La différence numérique entre le nombre des Naissances masculines et le nombre des naissances féminines n’est donc pas accidentelle : elle est bien évidemment d’environ 1 ,053 à 1 ,000 pour notre climat ; et elle présente à peu près la même valeur pour les autres pays, quoi que l’on ait pu prétendre. Le plus grand écart pendant une épreuve de 15 années a été de 1,062 à 1,044; ces valeurs, comme on voit, sont à peu près identiquement les mêmes.

De plus, une naissance a été comptée annuellement sur 33, 1 habitants ; et les plus grands écarts de la période ont

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