LIVRE DEUXIÈME
mois de juin et de juillet; en Suède, il arrive seulement en août. Le second minimum se trouve entre novembre et décembre. Les époques sont donc à peu près séparées par une saison : les maxima arrivent à la lin de l'hiver et de l’été; les minima,k la lin du printemps et de l'automne.
Si l’on considère maintenant qu’il faut compter généralement neuf mois d’intervalle entre l’époque de la conception et l’époque de l’enfantement, on pouri'a dire que l’homme se reproduit à toutes les époiiues do l’année, mais plus spécialement à la fin du printemps, et qu’il se reproduit le moins pendant l’été et l’hiver. Ces époques se rapportent à notre climat, mais il serait curieux de rechercher si elles se présentent de la même manière dans l’hémisphère austral et à six mois de distance, en faisant dépendi'e le phénomène de la durée des saisons. C’est un problème curieux qu’il serait intéressant de résoudre; mais il importerait d’opérer, autant que possible, chez les antipodes des peuples entre lesquels on voudrait établir des comparaisons. La science statistique est naissante encore; elle a franchi jusqu’à présent d’un pas mal assuré les limites do l'Europe, tout en restant dans le domaine des sciences naturelles.
Voyons maintenant, par l’exemple particulier de la Belgique, comment scs résultats généraux se soutiennent, d’année en année, même dans les pays de médiocre étendue. Les voici pour les quinze dernières années : ils seront suffisants, avec la planche, pour reconnaître si les valeurs sont plus ou moins accidentelles (i).
(l) Pour roadro les comparaisons plus faciles, au lieu des nombres mêmes, nous supposerons la totalité de chaque année représentée par le nombre 12, et la valeur do chaque mois se trouvera exprimée en valeur de cette unité. Un des tableaux précédents peut facilement reproduire la môme unité et les nombres réels qui en font partie pour chaque mois.
Influence de» snieone sur les nalBsanoes ^en Belfltqne).
ANNÉES
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