‹ Physique socialeChapitre 108 sur 244 · IH59-186I · texte numérisé non relu

IH59-186I

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(1) Noua no reproduiaons pas ici le nombre d'habitants que renfermait chaque pays à l'époque indiquée, parce que ce nombre a été donné A côté des naissances dans un des tableaux précédents. (Voyez page 235.)

Les rapports donnés dans la dernière colonne sont établis sur le chiffre de la population d'après le dernier recensement de chaque pays; ce qui fait que ces rapports ne sont pas très-exacts, attendu qu'on aurait dû prendt'e une population moyenne se rapportant A ces années, mais les éléments nous manquaient.

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Tâchons niainteiiant <le nous former une idée plus précise du nombre des mariages que compte annuellement la Belgique. Si je considère avant tout l'année 18f>6, je trouve moyennement un mariage sur 132 habitants ; de même pour 1865 (voyez plus bas) ; puis, un mariage sur 134 habitants, en 1864; etc. Je trouverai ainsi, pour les dix années, de 1857 à 1866, que généralement tous les rapports durèrent ; ils oscillent cependant, dans des limites assez étroites, autour d’une moyenne, qui est un chiffre des plus importants à considérer dans la statistique d'une nation. Cette moyenne, eu effet, peut être considérée comme restant à peu près la même, sauf les petites oscillations que font éprouver des causes accidentelles qu’il s’agit de savoir évaluer pour chaque nation ; ou bien encore elle peut varier selon certaines causes et présenter une valeur moyenne ou plus grande ou plus petite que celle observée précédemment. Or, prenons les résultats des dix années d’observations précédentes, en estimant, dans la colonne à partir de 1866, le degré de précision pour cette première année; puis, pour les deux années 1866 et 1865; puis, pous les trois années 1866, 1865 et 1864 ; et ainsi de suite. On sait, d’après la théorie, que la précision augmente en pareil cas, comme la racine carrée du nombre d'années pendant lesquelles les observations ont eu lieu, en tenant compte des petites variations accidentelles qui peuvent survenir (i). S’il se présentait cependant une variation permanente, il faudrait recourir à des principes moins simples.

(1) Noos usons ici d‘uoe loi trop souvent méconnue dans les comparaisons statistiques. Cette loi dit : Toutes choses égales, il faut estimer te degré relatif de précision de deux nombres, d'après le rapport des racines carrées des unités dont ils se composent. Malheureusement on néglige encore, dans la statistique, les piincipes les plus simples du calcul des probabilités.

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