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On voit, par la cinquième colonne de ce tableau, que la moyenne par périodes de cinq ans est restée à peu près la même de 1811 à 1864 ; on a donc compté un mariage par 125 à 126 habitants.
Cette valeur est un peu plus forte que pour la Belgique, pendant la période décennale de 1857 à 1866, où l’on comptait à peu près un mariage par 132 habitants.
(1) Journal de la Société de statistique de Paris, 8* année, n* 7; juillet 1867. p. 170.
^2) Nous comptons ici cinq années, au lieu de quatre, nayant pas le chiffre de 1865, qui ne pourrait d’ailleurs avoir aucune influence marquée snr la période de 54 années.
(3) •• Annexions comprises. • Ces mots, placés en note dans le de la Société de statistique de Paris, font comprendre les annexions faites au territoire français du côté de la Lombainlie.
2&) QUALITÉS l'HVSIQUKS.
11 résulte de ce qui précède que la fécondité des mariages, en France et en Belgique, a été res{>ectivement dans le rapport de 125 à 132. Cette difterence est peu grande; mais on peut voir quelle est très-sensiblement marquée, et sur un assez grand nombre d’années.
11 est essentiel de remarquer aussi que les calculs précédents portent sur les naissances légitimes ; les résultats relatifs, du reste, ne seraient pas sensiblement modifiés en y comprenant les naissances illégitimes.
La différence que nous venons de remarquer, sous le rapport de la régularité, ne dépend pas seulement du nombre d'années pendant lesquelles les observations ont eu lieu, mais encore de la grandeur respective des deux populations comparées. Elle est estimée, d'une part, sur les résultats de dix années seulement; et, de l’autre part, sur dix périodes de cinq années chacune. Les périodes françaises étant cinq fois plus longues, et d’ailleurs la population de la France étant huit fois aussi grande que celle de la Belgique, la précision, d’après la théorie des probabilités, doit être comme 1 : 1/5 x 8 ; ou bien comme 1 est à 6 environ (i).
Les nombres ont marché, dans les deux pays, avec une régularité vraiment étonnante, pour la France surtout, si l’on considère son étendue et 54 années d’expérience. La variabilité dans le nombre relatif des mariages doit étonner par sa faiblesse. C’est une épreuve à laquelle, je crois, on n’avait pas encore soumis les nombres. Cette régularité n’est pas moins étonnante que celle que j’ai fait remarquer depuis longtemps dans les âges des mariés. 11 en résulte qu’un des actes de l’homme qui, au premier abord, semble
(I) En supposant Infécondité staiionnairet bien entendu; ce qui parait avoir Lieu en effet» car la moyemte par périodes était la même au commen> cernent et à la lia de la période de 181 1 é lt:i64.