‹ Physique socialeChapitre 122 sur 244 · DÉCÈS PAR · texte numérisé non relu

DÉCÈS PAR

AITORITÉS,

Suède c( Norwège .

MarhbalL

Danemark. . . .

Moreau de Joooéd (i).

Ru.4sie

Vers ISM

Sir F. D’ivernois (2).

Angleterre. . . .

l^lk 1S3I

Porter et Rickmann.

CERTRE OE l'xUROPK.

Prusse

I8ir>k 1823

Babbage.

Pologne ....

Morèan de Jonnès.

Allemagne. . . .

18i5S IS28

Belgique ....

IHiSâ I8i9

Annuoire d* rObsrrv. de BruxtUti.

Prauee

iiNRiMire du AureaM dts Longii.

Hollande ....

Rrth. staXittiq. tur Ui Pag$-Ba$.

Empire d'.tulrîcbe .

Moreaii de Jonnés.

Suis.«e

SL'D oe l'curope.

Porlogal ....

Etipagoe ....

Italie

Grèce

Turquie d’Europe .

Deux-Sieilea . . .

BUset Hawkioi.

(I) L«>s nombres de M. Moreau de Jonnds sont extraits d’une Notice sur la mortalité dam les différe^ites contrées de l'Europe. On doit regretter que i'auteur n'ait pas cité les sources où il a puisé.

liibliothèque xmiterselle , octi;bre 1833, page 154

QUALITÉS IMIYSIQOES.

Comme plusieurs des auteurs cités se sont bornés A <lonner des rapports, sans produire les nombres d’où ils sont déduits, je me trouve forcé de prendre ici les moyennes sur les rapports mêmes et- non sur les nombres, ce qui serait plus exact. Je pense cependant que je m’écarterai peu de la vérité, en prenant les chiffres suivants pour exprimer la valeur de la mortalité :

I par

Dana te nord de l’Europe. 41»! habitanta.

— centre - 40,8 -

— aud - 33,7

Quelifuc défiance que doivent inspirer les nombres relatifs à la mortalité, recueillis il y a plus de trente ans, je crois qu’on peut admettre que la mortalité est plus grande dans le sud de l’Europe que dans le nord ou danslecentre, sans préjuger d’ailleurs relativement à la cause de cette différence, qu’elle tienne aux institutions politi(iues ou à la nature même du climat. L’Angleterre fait surtout pencher la balance du côté du nord ; si l’on ne faisait point usage de son chiffre mortuaire, ce serait le centre de fEurope qui l’emporterait par sa moindre mortalité.

Si nous sortons maintenant des limites de fEurope, pour considérer deS lieux plus rapprochés de la ligne équinoxiale, et plus exposés à des températures extrêmes (i), nous aurons, d’après M. Moreau de Jonnès :

Sntt* U U(itn<lr I décrc par.

6° 10' Batavia 26 habitant».

10“ 10' Trinitad,- * 27

13® 54' Sainte-Lucie 27 *

14® 44' Martinique 28

15° 59' Guadeloupe 27

18° 36' Bombay 20

23° ir Havane 33 *•

(1) En Islande, de 1825 à 1831, on a compté 1 décès par 30,0 habitants ; ce qui tendrait A montrer que l'excès du froid est aussi contraire à l'homme que l'excès des chaleurs. BiMiothéque unirerseUe, octobre 1833, p. 177.

UVRK DEUXIKME.

Ce dernier tableau semble prouver que, quand on se rapproche de la ligue équinoxiale, la mortalité va croissant.

Il ne faut cependant prendre ces nombres qu’avec méfiauce, parce que, parmi les lieux cités, se trouvent plusieurs villes, et que la mortalité est généralement plus forte dans les villes ([ue dans les campagnes, comme nous aurons occasion de le voir. Il est à regretter d'ailleurs qu'on ait encore si peu de données exactes pour les lieux rapprochés de la ligne é([uinoxiale. D'après M. Thomas, la mortalité des blancs, à l'ile Ilourbon, ne serait que de 1 sur 44,8; et d’après des documents publiés en Angleterre, en 1820, par ordre de la chambre des communes, la mortalité au cap de Ronne-Rspérance était bien moindre encore (i).

Parmi les causes locales qui ont de l’influence sur le * plus ou moins de décès, j’ai déjà eu l’occasion de citer le séjour des villes et des campagnes : cette influence est assez prononcée. En Belgique, par e.xemple, voici les résultats des années qui ont précédé 18f33 ;

PoptiUtiAR. Nnmbir laoTCH I d<s-r«|>ar dri

VUles 998,118 27,02fi 38,0 habitant».

Campagne». . . 3,066,091 65,265 46,0 *

On voit que le rapport de la mortalité a été à peu près de 37 è 47. Cette différence sera surtout sensible, si nous examinons la mortalité dns principales villes do l’Europe.

(l> Efements of mfdicnl Statistirs, page 51.

QUALITÉS l'HYSlQUKS

VILLES

HABITANTS eoi-» ra sccts, D'àMii

eocR r» lAïuABct, R*&rtta l

Ctosiiaw.

Bturr Hawkiih.

CtOUSM.

Biwrt Hawkih.

NORD DK L'il ROI'l.

Loodrrs

Gleacow

Seinl-Pétri^bourg . . .

Momou

53,fl

Copenhigiie .....

Stockholm

CKaiRB DE L'ciROrE.

Lyon

Aoislenlaro. .....

Pan»

Bordeaux

Hambourg

Dresde

Bruxelles

Berlin

Prague

Vieooe

•CD DK l'eiRorr.

Madrid

Livourne ......

Palerme. ......

Litboane

St,l

.Naples

Barcelone

Rome

Venise

Bergamc

(1) Tùpographisch‘Historich btschreibung con Reichenbtrç, Soyti le

l.lVKli DKL'MKMlî.

Eli comparant ce tableau à l’un de ceux qui précèdent, on recuiinaitra sans peine que la niuiialité dans les villes est en piméral beaucoup plus forte que celle des pays auxipiels ces villes ajipartiennent. Je pense que ce fait est assez bien établi pour qu’on puisse s'y fier, malgré les inexaeiitudes inhérentes à ces sortes de calculs.

Quant au tableau précédent même, concernant les décès et les naissances, les nombres donnés sont si divers, qu’il est à peu près impossible de bien établir ses conclusions. Nous pourrons mieux juger, plus loin, combien la science a fait de progrès, et combien les rapports se trouvent établis sur des bases plus solides.

Si l’on considère chaque pays en particulier, on trouve, selon les localités, les dilférences les plus grandes. Ainsi, en France, le département de l'Orne donne annuellement 1 décès par 52,4 habitants, et celui du Finistère donne l décès par 30,4 habitants, différence considérable pour des lieux aussi rapprochés. Dans l’ancien royaume des Pays-Bas et pondant la période décennale de 1815 à 1824, la province de Zélande comptait 1 décès par 28,5 habitants, et la province de Namur ne comptait qu’un décès par 21,8 habitants. 11 est à remarquer qu’une grande

(les Scieures Çf}oçraj>htqfU‘S, avril 1833. — Voici It* nombre anniifl de oaif^sancoa i>t de décès, ainsi que la population moyenne d»* Londres Middiesex, Surrey et Kent), d'après M. W. Farr dans son excellent travail sur la StaUsliçite de fAtiffleterre, de /'/Ecosse et de l'Irlande, inséré dans la Statistique intbrvationale {population), publiée à Bruxelles, avec la collaboration des statisticiens officiels des différents États de l'Europe et des États-Unis d'Améiique, par MM. Quetelet et Hcuschling (voyez pa^'-s 6 et 23 de ce Recueil). On trouve en moyenne pour 1841 a 18Ô0:

PnpuhlMio OMfraD^.

Loodm. . . Ii7,379

I déirn.

2W QUAUTÉS PHVSKiUliS.

mortalité marche presque toujours de front avec une grande fécondité, l^our les localités qui vieiment d’être citées, par exemple, on avait :

PAYS

(M»vr

r*I ÜAlUAIICt.

HABITANTS

|>oar

CK MAKUGl.

poer

CK DtfCt*.

OéparUmcQl de l'Oroc

— du Finiitéi'e

Province de Mamur

ôO.I

Ul,0

— de Zélouile

Ainsi la Zélande et le département du Finistère produisaient beaucoup do mariages, de naissances et de décès, tandis que le contraire avait lieu dans le département de l’Orne et dans la province de Namur. J’avoue que j’ai été souvent tenté d’attribuer des discordances aussi grandes à des estimations fautives de la population ; cependant des recherches plus attentives m’ont fait croire que cet état de choses tient à des causes locales. Dans la province de Zélande, par exemple, qui est continuellement plongée dans une atmosphère humide, il régne des lièvres et d’autres maladies qui causent l’excès de mortalité que nous avons remarqué; ensuite la population, qui tend sans cesse à se remettre au niveau des subsistances, produit ce surcroît que donnent les naissances et les mariages.

Ce que nous observons dans ces provinces peut se remarquer encore dans d’autres pays, où l’on voit également marcher de front une grande fécondité avec une grande mortalité, et réciproquement. L’Angleterre et la

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