LIVRE DEUXIÈME
parer les nombres absolus des naissances et des décès au chiffre de la population.
Voici quelques résultats que je prendrai pour les différents pays déjà cités, en les classant d’après l’ordre de la mortalité (i).
ÉTATS
HABITANTS
Mva tm
roca CMC
UntAKK.
Angleterre
Suide
Belgique
France
Hollande
Pru$se
üeuX'Siciles
Province de Guanaïualo
Je regrette que l’état actuel de la statistique (1835) ne me permette pas de présenter les observations d’un plus grand nombre de pays. Je crois cependant que celles que je donne font connaître qu’U existe un rapport assez intime entre la mortalité et la fécondité. Comme je l’ai fait observer plus haut, ce rapport existe aussi entre les différentes provinces d’un même pays.
(1) Il fant avoir soin, en général, de te défier de l'ignorance où l'on eat encore, dans certains pays, snr le véritable état de la population : supposons, par exemple, que dans la Provinco de Ouanaxuato, l’état de la population soit mal estimé et que l’on n’ait donné que la moitié de sa valeur véritable, tout en accusant les vrais chiâ’res des naissances et des décès; il faudra, comme nous l’avons indiqué plus haut, que l’on y compte 39,4 habitants pour un décès, et 32,2 habitants pour une naissance, À peu prés comme onicomptaità la même époque en France, en Belgique, en Hollande, et même en Suède On voit à quelles erreurs on est exposé, en admettant une population mal estimée.
En classant les viUes selon le rapport de la mortalité, on trouve, d’après les valeurs moyennes des nombres donnés plus haut, et en laissant de côté la ville de Saint- Pétersbourg, pour laquelle il y avait évidemment erreur :
HABITANTS 1
VILLES
roc» l’R
dScU.
roc» rut ^
Londres
GUccow
Nidrid
Livonme
Moicoo
Lyon
Ptlfrme
Paris
Lisbonne
Copenbsgue
Hsmboorg
Bartelooe. . *
Berlin
Bordeaux
Naples
Amsterdam
Bruxelles
Stockholm
Prague
Rome
Vienne
Venise
Bergame