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Quand on considère, d’après la première table p. 308, quelle est la durée de la vie probable des deux sexes, la différence est moins sensible, en passant d'un pays à un autre, que ne l’indique la table pour les hommes seulementp. 312. Les discordances dans cette dernière table sont généralement les plus grandes ; ce qui ne prouverait peut-être pas en faveur de la tempérance et des soins qu’ont les hommes pour le maintien de leur santé. La vie des femmes au contraire est plus régulière et la mortalité diffère bien moins d’un pays à un autre.
Pour la vie probable des femmes, on ne peut guère estimer les premières années qui suivent la naissance, car nos renseignements sont encore trop peu précis à cet égard : mais, déjà dès la cinquième année, la plus grande différence n’est que de 6 années entre les pays qui présentent la discordance la plus forte. La moyenne générale pour les femmes est 55 ans : la Bavière donne 53; les Pays-Bas et la Belgique 54; l’Angleterre 56; et la Suède 59. En faisant abstraction du document suédois, la vie probable serait de 54 ans : le plus grand écart serait donc de 2 années en plus indiquées par l'Angleterre, et d’une année en moins donnée par la Bavière; la Belgique et les Pays-Bas présenteraient la moyenne. On peut dire qu’à partir de là, l’Angleterre, la Belgique et les Pays-Bas offrent à peu près exactement la même mortalité pour les femmes. La Suède conserve un léger avantage jusqu’à l’àgo de 45 ans ; puis, comme ces derniers pays, elle marche à peu près d’accord avec la moyenne.
On pourrait dire, par conséquent, que la table de mortalité, pour le sexe féminin, peut être représentée par la table moyenne de la Belgique, qui, à partir de cinq ans en effet, ne diffère guère de plus d’une unité des tables moyennes pour tous les âges. Il est à observer, du reste,