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La commission de la société écossaise qui a réuni ces données, pense que, au-dessous de l’âge de 20 ans, la durée moyenne annuelle des maladies doit être estimée de trois jours ou à peu près ; et, au-dessus de 70 ans, également pour la classe ouvrière, de près de 4 mois ou 16 semaines et demie.

La figure suivante indique, par ses écarts au-dessus de la ligne horizontale, les durées des maladies d’après l’âge.

M. Villermé s’est aussi occupé de rechercher la loi de la mortalité par âge dans les épidémies (i), et il a été conduit à conclure qu’elle paraît s’accorder avec la loi générale de la mortalité par âge, c’est-à-dire que ceux qui, toutes choses égales, ont le moins de probabilité de vivre, sont ceux qui succomberont le plus facilement quand ils

(1) Annales cTHi/çane, juiyier 1833, p. 31.

seront atteints par les épidémies : ainsi, telle épidémie sévit plus particulièrement sur les enfants, et telle autre sur les vieillards. Ou bien encore, sur un même nombre de malades de chaque âge, la mortalité est d’autant plus forte, lorsque ce sont des enfants, qu’ils se rapprochent davantage de la naissance ; et lorsque ce sont des vieillards, qu’ils sont plus avancés en âge.

Cette observation se trouve confirmée par les recherches de Duvillard sur les décès causés par la petite vérole ; par les documents recueillis après la suette miliaire qui a régné épidémiquement, en 1821, dans le département de l’Oise ; et par plusieurs autres documents encore, cités par M. Villermé.

“ D’après les renseignements unanimes venus de diverses parties de r.A.llemagne, dit ce savant (i), renseignements que va pleinement confirmer le rapport officiel sur les ravages du choléra-morbus dans la ville de Paris et le département de la Seine , les enfants au-dessous de quatre à cinq ans et les vieillards très-avancés en âge qui sont attaqués de cette maladie, en meurent presque tous, si l’on peut ainsi dire, tandis que les jeunes gens y succombent le moins souvent.

“Enfin, des recherches que j’ai faites sur l’influence des marais montrent encore la même chose pour les fièvres ou maladies épidémiques qui en résultent; car, à nombre égal de malades, les petits enfants y succomberaient plus que tous les autres, et ce seraient ensuite les vieillards.

“ L’épidémie de grippe ou de fièvre catarrhale qui a régné dans une grande partie de la France pendant le printemps et l’été de 1831, et qui a surtout attaqué les adultes et les vieillards, du moins à Paris, a principalement été funeste à ceux-ci lorsqu’ils étaient très-vieux.

(1) Annales d*JIygiéne, jaziTier 1833, page 34.

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