‹ Physique socialeChapitre 145 sur 244 · PROVINCES · texte numérisé non relu

PROVINCES

(tEUIQlE.)

NAISSANCES

MARIAGES. 1

1'* rtkiooB.

t* pAriok.

1** rtsiosa.

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1'* rtaioM.

1* rtatoM.

Bribiinl »rpten(r.

mëridioii.

Ltrobourg . . .

Gu«ldre ....

FItiiidre orienlalr.

— oceidcmale

Ut, 726

Hiinaut ....

Hollande srpientr.

— roëridion.

Zélande ....

.Naniur ....

Anvers ....

Utrecbt ....

(I.OtH

Frise .....

Overyssel . . .

Groningtie . . .

DreiMhe ....

Luxembourg . .

Totaux. . .

(1 ) Voyez, sur Tinflueace des guerres de l'empire français, les obseryations de M. P. d’Ivernois, dont les résultats ont été cités plus haut, à la.'page 217.

Ce tableau nous montre d'abord que dans toutes les provinces, sans en excepter aucune, le nombre des naissances a (^tô plus grand pendant la période décennale de paix que pendant la période de guerre ; le nombre des décès a été, au contraire, moins élevé, e.xcepté dans quelques provinces de l’intérieur, telles que celles de la Gueldre, d'Overyssel, de Drenthe, du Brabant méridional, de llainaut, de Liège et de Namur ; encore la différence pour plusieurs d’entre elles peut tenir à l'accroissement de la population. 11 est à remarquer de plus que ces provinces sont la plupart agricoles, et que celles de Hainaut, de Namur et de Liège avaient une grande activité par l’exploitation du sol ou le travail des armes. Quant aux mariages, leur nombre a peu varié pendant l’une et l’autre période.

Les provinces qui ont très-sensiblement souffert par la mortalité sont surtout celles qui faisaient un commerce maritime et dont les ports ont été longtemps inactifs. Ainsi, les deux Hollandes et la Zélande en avaient été réduites au point de donner plus de décès que de naissances. Cet état de choses a cessé au moment de la paix. Les résultats contenus dans ce tableau sont aussi concluants qu’on peut le désirer, et montrent combien les guerres ont d’influence sur la mortalité : elles entravent l’activité des peuples et nuisent à leur industrie.

On pourrait trouver ici une contradiction apparente avec ce qui a été remarqué ailleurs. J’ai fait observer que généralement les décès, en se multipliant, multiplient également les mariages et les naissances; mais l’obstacle à la multiplication des mariages se trouvait dans l’état même de guerre dont je veux montrer l’influence, état qui enlevait à la société la majeure partie des jeunes gens. Néanmoins, le nombre des mariages a été à peu près le même dans les deux périodes ; et je trouve en cela une nouvelle confirmation de mes conjectures. La grande mortalité doit

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