‹ Physique socialeChapitre 146 sur 244 · LIVRE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE DEUXIÈME

avoir abrégé la durée des mariages et amené plus de mariages en secondes et en troisièmes noces, qui ont par là môme été moins féconds et ont produit moins de naissances. J’insiste particuliérement sur ce fait, qui me paraît remarquable, savoir, que la fécondité des mariages a été incomparablement moindre pendant la première période.

Des remarques à peu prés semblables doivent être faites pour l’influence des années de disette. Ici, la contradiction paraît encore plus forte. Un plus grand nombre de décès est ordinairement accompagné de moins de mariages; cela provient de ce que le besoin, qui momentanément amène les décès, fait craindre d’entreprendre des établissements nouveaux, et qu’on ne sort pas brusquement de l’état de veuvage. Ce qui a été observé à l’égard des décès qui, en se multipliant, multiplient les mariages et les naissances, ne doit donc s’entendre généralement que pour les pays qui ne sont pas sous l'influence des causes accidentelles, comme les guerres, les épidémies, les famines, etc.

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