ARS
àXS.
GOtTAr-
ntsscs.
Janvier. . ■
Février. . .
Mers. . . .
Avril. . . .
iM
Mai ....
l.iS
Juin. . . .
Juillet . . .
Août. . . .
Septembre. .
Octobre. . .
Novembre . .
IMcembre . .
Année. . .
Ce tableau montre que, pendant le premier mois, pour 100 garçons, il meurt annuellement 74 filles ; et 96 ensuite de 1 à 2 ans : la différence est même assez régulière de mois en mois. De 12 à 16 ans, il meurt plus de filles que de garçons. Puis, c’est la mortalité du sexe masculin qui, de 20 à 25 ans, redevient plus forte. Vers 40 à 50 ans et jusqu’à la fin de la vie, la mortalité des femmes reprend le dessus.
En faisant la distinction des villes et des campagnes, je n’ai pas trouvé de différences essentielles dans les résultats concernant l’influence des saisons sur la mortalité. Je me suis occupé également de rechercher l’influence que pouvaient avoir les saisons sur le nombre de mort-nés ; les résultats auxquels je suis parvenu ont été cités déjà à la page 227.
Depuis mes premières recherches sur les relations qui existent, aux différents âges, entre les saisons et la mortalité, il a paru un travail semblable de M. Lombard, de Genève (i). J’ai eu la satisfaction de voir que les résultats de ce savant s’accordent à peu prés identiquement avec ceux que j’ai obtenus de mon côté : quoiqu’ils ne comprennent que 17,623 décès, il est facile de reconnaître qu’ils établissent en général les mêmes faits que ceux observés en Belgique. Quelques déplacements de maxima peuvent provenir des influences combinées de différentes causes qui doivent naturellement varier avec les localités. Ainsi, les tableaux de Genève donnent, pour le premier mois qui suit la naissance, des résultats conformes à ceux de la Belgique ; et l’on n’aperçoit pas de maximum secondaire en été, excepté pour les enfants d’un mois à deux ans. Seulement ce maximum secondaire se manifeste plus tard qu’en Belgique, et se présente aux mois de septembre et d’octobre. 11 est à regretter que les nombres de Genève ne fassent pas la distinction des enfants pour les premiers âges, puisque leur mortalité diffère assez sensiblement, d’après mes observations. M. Lombard n’admet pas que ce maximum secondaire des décès, qu’il trouve en septembre et octobre pour les enfants d’un et de deux ans, soit un effet de la continuité de la chaleur, comme le supposent MM. Villermé et Edwards : jl pense qu’on pourrait l’attribuer « à la différence dé température des jours et des nuits, qui n’est jamais plus forte qu’à cette époque de l’année. » Cette différence, selon lui, influe principalement sur le tube digestif, organe qui, chez les enfants, est trèssusceptible de contracter des maladies graves. Resterait cependant à expliquer le maximum secondaire de septem-
(1) De l'in/luence des saisons sur la mortalité à différents âges.