‹ Physique socialeChapitre 175 sur 244 · LIVRE DEUXIEME · texte numérisé non relu

LIVRE DEUXIEME

de lettres, négociants, épiciers, employés dans les administrations, relieurs, régents de collèges, commissionnaires, chargeurs, sabotiers, marchands drapiers, pharmaciens, rentiers, anciensofficiers, palefreniers, messagers, teneurs de livres, magistrats, teinturiers, docteurs en médecine, mesureurs de charbon, notaires, guillocheurs, hommes de loi, agents de change, culottiers, fabricants de chandelles, marchands de tabac, libraires, bourreliers, • couverturiers, fourbisseurs, fontainiers, marchands de bois, professeurs, chocolatiers, porteurs d’enterrements, aubergistes, marchands de fromages, pelletiers, fourreurs, ramoneurs, agents d’affaires, architectes, armuriers, emballeurs, épingliers, jaugeurs, mouleurs (cordeurs) au port du bois, vermicelliers, maîtres de langues étrangères, aiguilliers, fileurs, cotonniers, marbriers, ainidonniers, chiffonniers, porteurs d’eau, tabletiers, ouvriers dans les manufactures d’étoffes, garçons de magasin, mineurs,

marchands merciers et fabricants de peignes.

B. Chez les femmes.

1° Dans toutes les listes. Les cardeuses-matelassières, gardes-malades (infirmières), revendeuses, blanchisseuses et jardinières.

2° Dans la majorité des listes. Les tailleuses.

3° Dans une seule liste. Les frangières, passementières, dévideuses, gazières, chiffonnières, cotonnières, faiseuses de chaînettes de montres, indienneuses, cuisinières, domestiques, rentières, lavandières, marchandes épicières, courte-pointièree, bouchères, sages-femmes, boulangères, metteuses de sangsues et portières.

Passant ensuite à la recherche des causes qui peuvent influer sur la fréquence de la phthisie, dans les diverses

professions, M. Lombard arrive aux conclusions suivantes ;

1” Los circonstances qui multiplient la phthisie sont*: la mi.sére, la vie sédentaire et l’absence d’exercice musculaire, les secousses des ateliers, la position courbée, l’air impur des ateliei-s, l’inhalation de certaines vapeurs minérales ou végétales, et enfin un air chargé de poussières grossières ou impalpables, ou de corps légers, élastiques et filamenteux.

2" Les circonstances qui exercent une intluence préscrvative sont ; la richesse, la vie active et eu plein air, l’exercice régulier de toutes les parties du corps, l’inhalation de vapeurs aqueuses, ou d’émanations animales ou végétales.

Si l’on passe à l’appréciation du degré d’intiuence de chacune de ces circonstances dans la production de la phthisie, on trouve que le nombre moyen de phthisiques, chez les ouvriers qui s’y trouvent exposés, jjeut être considéré comme étant le suivant :

Nombre moyen de phthisiques, 114 sur 1,000.

1NPLUKNCB8 NUISIBLES.

l’’ Émanations minérales et végétales 0,176

2* Poussières diverses 0,145

3'' Vie sédentaire 0,140

4* Vie passée dans les ateliers 0,138

5® Air chaud et sec 0,127

6® Position courbée ... 0,122

7® Mouvement des bras, causant des aecousses tborachiques . 0,116

2® Influences pr^servatives.

1® Vie active (exercice musculaire) 0,089

2* Exercice de la voix 0,075

3* Vie passée à l'air libre s 0,073

4® Emanations animales 0,060

5® Vapeurs aqueuses 0,036

LlVRli DKUXIKME.

Il existe encore beaucoup d’autres documents ipii ont pour objet de déterminer riniluence des professions sur la mortalité (i); il nous serait bien difficile d’en présenter ici un sommaire, d’autant plus (juc les faits recueillis sont encore en petit nombre. L’auteur qui a dressé ces tableaux est trop judicieux pour ne pas l’avoir senti luimême : il les a formés moins pour indiquer les résultats précis que pour montrer le chemin à suivre poulies trouver. On conçoit que des listes pareilles forment une première étude, et que les différents nombres n’exprinient que des possibilités ou des tendances et non des probabilités. 11 est nécessaire, du reste, de joindre toujours à un résultat qu’on veut ériger en loi, le nombre d’observations d’où il est déduit. Des listes semblables à celle que nous donnons ont été ili-essées pour différents pays, mais on a presque constamment négligé d’indiquer les précautions qu’il convient de prendre. Cependant je no puis passer sous silence les recherches faites jwr M. le docteur Casper, de Berlin (-2), pour montrer que la profession de médecin est peut-être plus exposée ù la mortalité qu’aucune autre, contrairement aux préjugés assez généralement reçus, et il remarque que les théologiens occupent, dans l’échelle de mortalité, l’extrémité opposée. Sans doute, il faut comprendre ici, sous la dénomination de théologiens, les ministres du culte et non les savants qui approfondissent les études théologiques ; ce qui peut faire une différence assez grande, car l’activité de l’esprit, portée à un certain degré, peut devenir aussi préjudiciable

(1) Voyez particulièrement, dans les Anwa/es d’Hygiènet différents mémoires par MM. Parent -Duchâtelet, d'Arcet, Leuret, Marc, Villermé, Benoiston de Chéteauneuf, etc.

(2) Gazette médicale h^domadairc de 3 janvier 1834, et

d'Hygiène, avril 1834.

«ju’une vie réglée et sédentaire est, au coniraire, avantageuse à la consei^'ation de l'homme. C’est ce qu’indique assez bien le tableau suivant, présenté par M. Casper.

OdI allciitt l'igo d« 70 ai» rl «n «ivU :

Sur 100 théologiens 42

— agricultiHirs et employés forestiers. 40

— employés supérieur-n 35

— commerçants et industriels . . ^5

— militaires 32

— employés subalternes 32

— avocats 29

— artistes ^ 28

— instituteui-s, profc.s.seurs 27

— médecins 24

Il semblerait riisulter de ce tableau que les travaux de l’esprit sont plus nuisibles à l’homme que ceux du corps, mais que l’état le plus préjudiciable est celui où les fatigues du corps se joignent à celles de l’esprit. Une vie sédentaire et qui n’est exposée à aucun genre d’excès, paraît être au contraire l’état le plus favorable. Le relevé sommaire qui va suivre suffira pour faire apprécier les e.xtrêmes.

Sur 1,000 décès, il y en avait, savoir ;

A. Medediit.

fi. Tbràiogifai.

Rapfx>n.

Üe 23 à 32 ans.

æs

J'ignoi'e si l’on a des recherches bien précises sur l’influence qu’exercent les études en général sur la constitu-

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