‹ Physique socialeChapitre 176 sur 244 · LIVRE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE DEUXIÈME

tion des enfants et des jeunes gens. Ce sujet mdriterait un examen sérieux, aujourd’hui surtout que bien des parents, par des soins mal entendus et quelquefois par des motifs d'amour-propre ou de cupidité très-condamnables, élèvent les enfants comme ou ferait croître des plantes en serre chaude, pour jouir plus tèt de leurs Heurs et de leurs fruits. De nombreux exemples ont montré combien ces fruits sont peu durables et comliien ceux qui les produisent exposent leurs enfants à des morts précoces ; on a vu peu de ces merveilles conserver la vie au delà des limites de l’enfance, ou résister aux elTorls excessifs d’une organisation trop faible pour les travaux qui lui étaient imposés. Nous aurons occasion d’examiner aussi, en parlant de l’aliénation mentale, jusiiu'à quel point des études trop fortes, surtout dans les sciences exactes, peuvent prédisposer à cette maladie cruelle, ou même ruiner entièrement l’organi-sation la plus heureuse.

Il existe des maladies, plus ou moins graves, inhérentes aux habitudes des individus et à la qualité des nourritures et des boissons dont ils font usage. De ce nombre paraît être la maladie de la pierre, qui sévit surtout dans certaines localités. M. Civiale m’a transmis divers renseignements sur ce fléau cruel, qu’il était parvenu à combattre avec succès : j'ai cru que ceux relatifs aux âges ne seraient pas sans intérêt dans un travail tpii a pour objet l’étude du développement de l’homme. (Juoique les observations soient peu nombreuses, il paraît bien certain que, pendant l’enfance surtout, la disposition à la maladie de la pierre est la plus forte ; on en pourra juger par ce qui suit.

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