‹ Physique socialeChapitre 210 sur 244 · AUGMENTATION · texte numérisé non relu

AUGMENTATION

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ACCKOISSEM.

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(1) La valeur de la population est indiquée d'après M. Rickman, Préfacé to the abstract, etc., 1831, page 45. M. Rickman, à la page 24, donne pour l'accroissement annuel des périodes 1801-1811 1821-1831, les valeurs 1,41, 1,57 et 1,54 ; la difTérence avec mes résultats peut provenir de la méthode

Le même rapport d’accroissement ne s’est pas soutenu régulièrement pendant les périodes décennales qu’otfre ce tableau, excepté dans ces derniers temps, on la progression géométrique a été mieux marquée.

Les différences des résulUits calculés et observés no sortent cependant pas des limites des fluctations que comportent les résultats d’une longue série d’années.

On trouve un autre exemple très-instructif d’un accroissement de la population, dans ce qui s’est passé aux États-Unis d’Amérique, pays neuf, qui surgit tout à coup à la liberté, fier de l’industrie de ses habitants et de la fertilité de son sol. Aussitôt la population s’y développe avec une rapidité étonnante et inconnue dans notre vieille Europe; les immigrations viennent ajouter encore aux excédants des naissances sur les décès. Mais la vitesse d’accroissement, d’accélérée quelle était, devient uniforme, pour reprendre ensuite avec plus d’activité. Tels sont les faits que nous présente la population de États-Unis, que l’on a si souvent citée comme exemple, et que l’on n’a peutêtre pas observée d’assez près. Je cite textuellement les nombres, d’après M. le professeur Rau, depuis 1780 jusqu’en 1825 (i); ils sont d’ailleurs conformes à ceux qui ont été donnés par d’autres statisticiens.

AnaM>t.

HalliUot*.

AcrratNement annuel.

6,2 pour 100

employée dans le calcul. J'ai cru devoir comparer l'augmentâtion annuelle non pas & la population de la première année de chaque période, mais à celle d'une année moyenne de cette période.

(1) Bulletin de AT. de Férwsac, février 1831. Voyei aussi les nombres donnés par M.Warden dans les Bulletins de la Société philomathigué, \B!^.

Je ferai remarquer d’abord que la population a pris, d’année en année, des augmentations à peu près régulières, de sorte que ses valeurs successives ont formé une progression arithmétique croissante, dont la différence d’une année à l’autre peut être considérée comme ayant eu pour valeur 190,822 (i). En partant de cette hypothèse, on aurait ;

ADD^ri.

HabfUoU.

Accmit^mrot anoocl.

6,3 pour 100

Ainsi, quoique dans le fait la population ait reçu des accroissements considérables, les choses se passent encore comme en 1780 ; il y a tout autant de place et de subsistances pour les nouveaux survenants, qui, chaque année, viennent occuper les vides à remplir. Ces accroissements sont moins .sensibles quand on les calcule, comme on le fait ordinairement, en les rapportant à la population, qui

(I) Ed repré-sentant cette différence par A, en désignant par P la popula. lion en I7S0 et par x le nombre d'années qui ont suivi, on a, pour la population de cette as*"» année, Pr= P A.i ; c'est d'après cette formule que les nombres de la table qui précède ont été calculés.

Les tables de mortalité et de population, sous leur forme actuelle, ont fait naître des observations critiques ; on a demandé même de modifier leur rédaction. Nous citerons en particulier les remarques présentées par des écrivains de mérite et surtout par M. Achille Guillard, auteur des Éléments de statistique humaine et de Démographiecomparée^ 1 vol. in 8°, Paris, 1855; et par M. le docteur Bertillon, à qui l'on doitdifférents ouvrages et spécialement les articles statistiques du Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, auxquels il apporte un soin tout particulier. Nous ne noua exprimerons pas sur la forme des tables, puisque nos pensées, sous ce rapport, ne s'accordent pas avec celles qu'énoncent ces honorables écrivains.

m «UAl^ITÉS PHYSIQUES.

est en effet moins féconde, parce que les places vacantes se trouvent réparties entre un plus grand nombre de personnes (i).

Dans la plupart des pays de l’Europe, la population est croissante, et c’est d’après la valeur de l’accroissement annuel que les statisticiens ont établi leurs calculs pour déterminer l’époque à laquelle chacune des populations se trouvera doublée.

Je vais citer les résultats calculés par deux hommes dont les noms sont estimés dans les sciences.

PAYS

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