‹ Physique socialeChapitre 54 sur 244 · S« A S8 ARI · texte numérisé non relu

S« A S8 ARI

At-MMCA P« SA 411.

ÈpOUI

Èpousrs

Veufs ou veuves ....

H.tïO (1)

Nous voyons que la fécondité des mariages, toutes choses égales, diminue selon que les mariés sont plus

(l)Ce chiffre, ne reposant que sur S mariages qui ont produit 44 enfants, ne peut inepirer de confiance. Oénéralement ces nombres sont trop faibles pour pouvoir être acceptés comme valables.

Agés. Pour reconnaitre l’intluence de l’Age eu lui-même sur la fécondité des individus, il faudrait tenir compte de la probabilité qu’on a do vivre en se mariant; car il est bien évident, par e.\emple, que celui <jui a encore deux fois autant qu’un autre à vivre pmit espérer, par cette prolongation, de procréer plus d’enfants. Il est bien vrai, d’une autre part, que ceux qui se marient jeunes craignent en quelque sorte d’avoir une famille trop nombreuse ; ce qui n’a point lieu quand on se marie dans un Age plus avancé.

Lorsqu’on a égard aux âges respectifs des époux, on trouve, en se servant encore des nombres donnés par M. Sadler, et que nous avons reproduits plus haut, que la fécondité des mariages atteint sa plus grande valeur quand les âges des époux sont les memes ou que l’homme surpasse en âge la femme de 1 à 6 ans ; elle ne diminue pas sensiblement quand la différence n’excède pas 16 ans; mais quand elle est plus grande ou que l’homme est moins âgé que la femme, la fécondité semble tendre vers son minimum. Ce sont des résultats qu’il est en quelque sorte facile de prévoir. Du reste, je ne me suis proposé que d’indiquer ces sortes de recherches, sans avoir la prétention do les approfondir, puisque des données suffisantes manquent encore.

M. Sadler, dans une autre partie de son ouvrage (i), a fait connaître le nombre des enfants produits par les épouses des pairs d’Angleterre, desquelles il a pu déterminer les âges au moment du mariage, mais en inscrivant cette fois tous les mariages, <|u’ils fussent féconds ou non, et conti'actés en premières ou secondes noces ; voici textuellement ses résultats :

(1) Tome II, page 281.

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