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(^11 voit ici que, de 12 à 27 ans, la fécondité des femmes va en croissant. Au premier abord, ce résultat paraît contraire à ceux qui ont été olitenus précédemment ; mais il convient de remarquer i(u'il s’agit ici des mariages en général, et non, comme nous l’avons supposé d’abord, des mariages féconds en particulier. Nous avons vu (jue, dans cette dernière hypothèse, la hicondité des femmes ne varie pas sensiblement' au-dessous de l’àge de 26 ans. On ne peut donc attribuer la diderence qu’à ce que plusieurs femmes nmriées trop tôt sont restées stériles. 11 résulte encore des calculs de M. Sadler que les enfants procréés par des mariages trop hâtifs sont plus exposés à la mortalité que les autres. 11 est d’ailleurs très-fâcheux que le statisticien qui a calculé les tableaux précédents dans des vues particulièreSi n’ait pas étendu le dernier au delà de l’âge de 27 ans. 11 eût été à désirer aussi qu’il eût fait connaître le rapport des feniine.s fécondes aux femmes stériles, pour les ditl’érents âges auxquels les mariages ont eu lieu.
Afin de ne pas choisir dans une classe privilégiée les individus qu’il examine, M. Sadler a donné aussi une table d’après 2, 870cas d’oufautemeiit à ternie, observés par le docteur Granville dans plusieurs des principaux établissements de bienfaisance de Londres ; nous la reproduisons
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Ce tableau mérite d’étre examiné avec soin ; d’abord on y remarque encore que la mortalité des enfants est un peu moindre à mesure que les mariages sont moins précoces; ensuite, les nombres de la septième colonne, que M. Sadler donne comme ayant été calculés par M. Finlayson, d’après des renseignements sur les âges des femmes accouchées, qu’il ne fait point connaître, tendraient à montrer que la fécondité augmente à mesure que la femme est moins jeune, et en deçà de la limite de 32 ans. Néanmoins, d’après la dernière colonne que j’y ai ajoutée et que j’ai déduite des nombres de la table, il est facile de voir que si la fécondité annuelle est moindre, les femmes fécondes qui se sont mariées de bonne heure ont produit, toutes choses égales, plus d’enfants ; ce qui revient à l’observation que nous avons déjà faite pour les épous(;s des pairs. 11 est fâcheux que M. Sadler n’ait pas examiné la fécondité dans ces deux cas; il me semble qu’il y aurait trouvé des arguments moins solides en faveur de la loi de population qu’il cherche à établir.
On voit certainement, d’après les nombres de M. Finlayson, une fécondité annuelle un peu plus grande pour les femmes mariées plus tard ; mais elle ne compense pas