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L’année 1817 présente, pour les villes et les campagnes, un nombre de décès beaucoup plus grand que celui des années antérieures, tandis que les naissances et les mariages ont au contraire été moins nombreux : cette année a été effectivement une époque de disette , comme celle qui l’avait précédée. On peut observer que, pendant la
périülie de 1709 à 1711, le même etfet a été pruduit en Prusse, d’après les nombres de Sussrailch qui ont été cités plus haut, mais par une autre cause, par la peste qui a ravagé ce pays en 1710. .Aussi l'accroissement considérable de mortalité a-t-il été accompagné d'un abaissement dans le chiffre des baptêmes : le nombre des mariages a <*galement baissé, mais plus particulièrement dans les années suivantes, sansdoute à cause de la lacune qui s’était formée dans la chusse des personnes adultes. Un singulière méprise de chiffres avait conduit un des preniiei-s économistes de ce siècle a conclure que les naissances s’étaient multipliées comme pour combler le vide laisse^ par la peste ; il n’est pas rare, en effet, de voir, h la suite de pareils fléaux, la population se renietfre au niveau des subsistances par un surcroît de naissances.
En g<*néral, les privations ne sont pas .seulement mortelles pour l’espèce humaine, elles arrèleni encore son développement; leur inlluenc<‘ ne se fait pas toujours sentir immcidiaterneiit : souvent on l’aperçoit encore longtemps après que la cause a cessé d’agir. En 18:J0, le prix du pain, en Belgique, a reçu un nouvel accroissement; on voit aussi la mortalité devenir plus forte et le nombre des mai-iages et des naissances que priisente l’année suivante, .subir une diminution sensible (i) ; cependant ces deux derniei-s éléments, surtout le chiffre des uaissances, sont de leur nature moins sujets à varier que le nombre des décès.
.\u contraire, dans les années 1821 et 1824, les grains ont été au plus bas prix, et ce sont les années qui, eu
(1) On a pour los années auivantt^a ;
Ana^. Nai»*aticr«.— V tllei, N*i«Mncrt.— Varîafi^-
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