‹ Physique socialeChapitre 72 sur 244 · INKI.UENCE DES .SAISONS · texte numérisé non relu

INKI.UENCE DES .SAISONS

Les saisons ont une induence prononcée surtout ce qui se rapporte à l’homme; elles agissent sur son physique autant que sur son moral. La véhémence de ses pas.sions et l’inteiKsité de son penchant au crime se modifient d’après les températures et d’après les climats : il en est de même de sa faculté reproductrice et de sa mortalité. Les physiologistes avaient déjà observé l’induence des saisons sur les naissances et les décès de l’homme; mais, en général, leurs résultats étaient peu d’accord, parce qu’ils étaient plus ou moins modifiés par les localités, les temps et les u.sages des peuples auxquels ils se rapportaient. Kn 1824, je publiai quelques recherches spéciales sur ce sujet intéressant, dans les Nouveaux Mémoires de l'Académie de Btuixelles (i). Le n^sultat de ces recherches fut que le nombre des naissances et celui des décès croissent et décroissent alternativement, dans le cours d’une année, et que ces nombres atteignent leur maximum vers le mois de janvier pour les décès, et vers le mois de février pour les naissances : leur minimum se présente environ six mois

(1) .Sur les lois des naissances et de la mortalité à Bruxelles, tome IH, page ûOI. Voyez aussi la Correspondance mathématit/ite et physique, tomoa 1 et II,

après, en juillet (i). Ces conclusions furent confirinées ensuite pour les principales villes des Pays-Has; et les résultats généraux du royaume se trouvèrent d’accord avec les premiers nombres obtenus pour Bruxelles. Ces recherches firent l’objet de plusieurs lettresde M. ledocleurVillermé(2), qui, dans les Annales d'Hygiène, a traité, depuis, le même sujet avec tous les développements désirables, et il a fait voir que les époijues du maximum et du minimum avançaient ou retardaient selon les climats et les habitudes des peuples.

Nous c(immencerons par faire connaître le nombre des naissances qu’ont donné les villes et les campagnes de l’ancien royaume des Pays-Bas, pendant les douze années de 1815 <à 1826 inclusivement. Afin de faire mieux comprendre la succession de ces nombres, nous avons eu égard à l’iiu^gale longueur des mois et nous avons pris des quantités qui correspondent à dos mois de 31 jours; nous avons aussi pris pour unité, dans les deux dernières colonnes, la moyenne du nombre total des naissances, tant pour les villes que pour les campagnes.

(h Le tome XXXIV' do» MtHnoires de V Académie royaiede T'wWn, publié eu 1830, contient deux lettres inédites de M. le pi^fesseur Van Swinden sur le même sujet, lesquelles nous apprennent que ce savant, des l'année 1798, était déjà pai’venu au même résultat. Nous devons regretter de les avoir connues si tard, de même que les recbet'ches de M. Halbo sur Y Jn^uence des saisons. Il parait, cl'aprés ces recherches, que les décès no suiveut pas à Turin une marche tout à fait aussi régulière que chez nous.

l2) Voyez, dans la Correspondance mathématique et physique, tome II, page 286, an. 1826, et dans les Rechej'ches sur la population, les naissances, etc,, dans le royaume des Pays-lias, page 15, différentes lettres qui Di'out été adressées pur M. V'illenné.

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