I.ÜI
.Novembre
Ci273
Décembre
.Moyenne. . .
Observons d’abord que l'influence des saisons est beaucoup plus prononcée dans les campagnes que dans les villes : ce qui semble naturel, puisqu’on y trouve moins de
QUALITÉS 1-HYSIQUKS.
moyens de se pi-eserver de riii(>galit<‘ des temp(;ralures. Le maximum des naissances en février suppose le maximum des conceptions au mois de mai, lorsque la force viUile reprend toute son activité après les rigueurs de l'hiver.
Ne serait-on pas en di-oit de conclure, d'ain-és les résultats précédents, que les climats les plus favorables à la fécondité sont ceux qui jouissent d'une température douce, ctqucles excès du froid et du chaud doivent nuire à la propiigation de l'homme? Cette induction est d'accord avec les résultats qui ont été exposés plus haut sur l'inlluence des climats.
Si nous cherchons maintenant à apprécier les différentes causes qui peuvent modifier l'intluence des saisons, nous n'aurons pas de meilleur guide à suivre que M. Villermé; et pour ne point altérer les conclusions qu'il a déduites de ses laborieuses recherches, quant aux climats, nous les citerons textuellement, en renvoyant, pour le développement, au travail même de ce savant (i).
“ L’influence, soit directe, soit indirecte, de la révolution annuelle de la terre autour du soleil, des grandes variations de la température que cette révolution détermine, et de certaines constitutions météorologiques sur les conceptions, par suite sur les naissances du genre humain, parait donc bien évidente. Mais cette induction, foule fondée qu'elle (!sl, ne sera réellement démonfrée qu’autant que de l'autre côté de la ligne de l’équateur, où les saisons se succèdent dans le même ordre que de ce cêté-ci, mais dans des temps inverses, nous verrons le retour périodique des mêmes résultats s’effectuer durant
(1) De la distribution par mois des conceittions et des naissances de l’homme {Annales d'Ilj/ffiène )