INFLI'ENCE DES PROFES.SIONS, DE I.A NOURRITURE, ETC
S'il est vrai que tout ce qui influe direciemeiit sur la constitution physique de l'homme pour l’affaiblir ou lui donner de la force, npit également sur sa tendance à se reproduire, et fait varier le nombre et l’espèce des naissances en mémo temps que les époques auxquelles elles ont lieu, on ne saurait douter de l’influence qu’exercent particulièrement sur elles les professions, les travaux, et le genre de vie.
11 est à regretter cependant qu’on n’ait point do recherches spéciales sur ce sujet intéressant. M. Renoiston, dans son mémoire sur Ylnlemité de la fécondité en Europe, en a senti l’importance, et s’est attaché surtout à vérifier un fait particulier, qui semblait ne plus exiger d’examen ultérieur. On attribuait généralement à la classe des pêcheurs une rare fécondité dans leurs mariages, et l’on en attribuait la cause au phosphore contenu dans le poisson dont ils se nourrissent. Mais des recherches plus approfondies montrèrent que le feit allégué était au moins très-douteux; car il se trouva que les arrondissements maritimes de la France, habités par les pécheurs, donnaient à peu prés exactement la même fécondité dans les mariages que le reste du royaume.