‹ Physique socialeChapitre 87 sur 244 · LIVRE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE DEUXIÈME

Le rapport des mort-nés aux naissances dans les villes est à peu près exactement le même qu’il est à Berlin, mais il diffère grandement de celui des campagnes : on voit, en effet, qu'il est h peu près double. Il est naturel alors de se demander d’où proviennent les grands dangers qui, dans les villes, menacent l’enfant avant même qu’il ait vu le jour. îs'e pourrait-on pas les attribuer, en partie, à l’usage des corsets et à l’habitude où sont les femmes de se serrer très-fortement?

Ce qui est bien remarquable encore, c’est que la. mortalité s’attache aux garçons, de f>référence aux filles ; ainsi, sur les 2597 mort-nés qu’on a comptés dans la Flandre occidentale, 1517 étaient du sexe masculin, et 1080 du sexe féminin, ce qui donne un rapport de 14 à 10 environ. Cette différence est considérable, et comme elle a été à peu près la même dans les tableaux particuliers de chaque année, elle doit être attribuée à une cause spéciale. A Berlin, on a compté, pendant les années de 1785 h 1794, 1518 mortnés du sexe masculin, et 1210 du sexe féminin; de 1819 à 1822, on a compté aussi 771 garçons et 5313 filles mis au monde sans vie. Le rapport parait être de 28 à 20, dit M. Casper; il est donc exactement le même que pour la Flandre occidentale. Cette nouvelle identité de résultats est très-remarquable; et il serait intéressant de rechercher les causes d’une circonshuice aussi défavorable au se.xe masculin. Si l’on voulait hasarder une conjecture à cet égard, on pourrait dire avec ceux qui pensent que la conception d’un garçon suppose un certain excès de force chcü la femme, qu’il lui Aiut ce même excédant pendant sa grossesse, et que s’il vient à manquer, l’enfant en souffrira beaucoup plus si c’est un garçon que si c’eût été une fille. De là, la disproportion ]>armi les mort-nés des deux sexes; de là aussi, la mortalité plus grande des garçons

(JUALITES rHVSlgUKS.

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iniinédialemeiit après la naissance et pendant la durée de l’allaitement, période qui les l'attaclie encore en quelque sorte à la mère. Il est évident aussi que les femmes des villes, qui sont ]>lus délicates que celles des campagnes, seront plus e.xposées à mettre au monde des enfants morts, surtout si elles portent des gar^^ons.

Nous possédons, pour la vUle d'Araster<larn (i), des documents statistiques sur les mort-nés, qu’il sera intéressant de rapprocher de ceux qui précédent. Voici les nombres originaux fournispar les années 1821 à 1832 :

Nombre des mort-nés et des naissances à Amsterdam

1 A^^ÉES.

MORT ■ NÉS. j

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