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CHAPITRE III

U£S MUKT Mis.

En tcrniinunt ce qui concerne les naissances, et avant d’examiner ce qui se rapporte aux décès, j’ai cru devoir parler des mort-nés, dont l’existence équivoque semble appartenir autant aux annales de la vie qu’à celles de la mort.

Afin de prendre d’abord une idée générale du sujet, il conviendra de faire connaître quelle est, d’après l’estimation des principaux statisticiens, le rapport des mort-nés aux naissances dans différents pays de l’Europe (i).

NahMMci*» poor I luort-M. Aolriir*.

Straabourg 11 Priedlaader.

Hambourg 15 Casper.

Dresde 17 Rambacb.

Paria 10 Baumann.

Berlin 20 Caaper.

Vienne 24 "

Londres 27 Black.

Brunswick 33 Rambacb.

Stockholm 36 Wargentin.

La moyenne, d’après ce tableau, donnerait 1 mort-né pour 22 naissances environ; ce rapport diffère peu de

(1) M. le docteur Caeper, dans son mémoire sur la mortalité des e^xfants à ï1erliH,%, présenté, sur les mort*nés, des rechei'cbes intéressantes dont j’ai emprunté les principaux résultats, über die Sterbliehkeit der Kinder in JJerli/i. Beitragezurmediciniscben-statistik, etc. In 8'^. Berlin, 1825.

m QUALITÉS PHYSIQUES.

celui de Herlin, qui s’est maintenu à peu près invariablement le même pendant plus de soixante ans. Voici en effet les valeurs qui ont été obtenues, eu formant des périodes de plusieurs années :

poar 1 morl-BC.

De 17T.8 à 1703 23/j

Moyenne, . . 19,8

Peu de documents statistiques sont plus sujets à des indications fautives que ceux qui se rapportent aux mortnés; cependant quand un rapport s’est soutenu avec tant de constance dans des limites aussi resserrées, et que les données en ont été recueillies sous dilFérentes administrations, on peut avoir do fortes raisons de croire qu’il s’éloigne peu de la vérité.

M. Casper pense que le nombre dos mort-nés, comparativement à celui des naissances, est plus grand dans les villes que dans les campagnes; mais il ne cite point de résultats à l’appui de cette assertion, qui du reste est parfaitement justitiée par les nombres que j’ai trouvés pour la Flandre occidentale (i). Voici en effet les valeurs obtenues d’après les années 1827 à 1830 inclusivement :

NOMBRK MOYEN DES

FU\ÜRE OCCIOE.NTALE.

sttm*nrt4.

■ntiT-siU.

RAPPORT

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(I) Recherc/ua sur la rei>roduction et la mortalité, page 48.

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