‹ Physique socialeChapitre 96 sur 244 · LIVRE DEUXIEME · texte numérisé non relu

LIVRE DEUXIEME

FopnlAtlon et naiManoae en général, non compris les mort-nés.

ÉTATS

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Portugal . .

Prusse . . .

Russie . . .

SaxC'Rojrale .

Suède . . .

Norwégc . .

Wurtemberg .

C’est en France que la fécondité a été la moins forte ; en Russie, on a eu l’excès contraire. Le rapport même pour ces pays est assez sensible, puisqu’il varie à peu près

(1) La moyenne est prise anr les dix années 1851 à 1860 : cependant quelques Etats, tels que l'Autriche, l'Espagne, etc., n’ont pas permis de prendre la période entière de 10 ans.

(2) Les mort-nés n'étant pas indiqués dans les publications, U est à sup* poser qu’ils sont compris parmi les naissances.

de 2 à 1, c’est-à-dire que, toutes choses légales, il naît deux fois autant d’enfants en Russie qu’en France. En gdndral, on peut dire, sans trop d’erreur, que 39 ; 1 est à peu près le rapport de la population au nombre d’enfants naissants, si l’on néglige le chiffre de la Russie dans la récapitulation totale.

Ce tableau pour la fécondité, comparé à celui que nous présenterons plus loin pour la mortalité, montre que la population est généralement croissante dans les divers pays, mais à des degrés différents. Le plus fort accroissement a eu lieu en Russie ; le nombre des naissances, en 1858, était de 1 sur 20 habitants. Mais ce rapport est loin d’être aussi grand partout ailleurs ; en France, on ne comptait, en 1861, qu’une seule naissance sur 39 habitants; et, pendant les dix anées antérieures de 1851 à 1860, ce rapport restait à peu prés le même. Il était en général beaucoup plus fort ailleurs, et la plupart des Etats présentaient des rapports qui tombaient, avonsnous dit, dans des limites étroites, autour de 1 : 30.

Nous nous abstiendrons pour le moment de parler de ces valeurs, jusqu’à ce que nous ayons pu mieux examiner le nombre des décès qui se produit annuellement dans chaque pays, nombre qui pourra nous aider à expliquer ce que nous constatons ici.

Nous ferons remarquer seulement que, pour chaque pays, nous avons indiqué généralement de deux manières le chiffre de la fécondité : 1° par les résultats ou de la seule année 1860 ou d’une autre année très-voisine; 2“ par la moyenne des naissances de plusieurs années antérieures. Ce dernier chiffre est peut-être plus sûr, parce qu’il élimine en partie les perturbations qui peuvent avoir dérangé les résultats d’une seule année. Il est à observer, puisque la population est généralement crois-

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saute, que le résultat de la seule auuée 1860 ou d’une année subséquente doit être plus grand que la moyenne donnée par plusieurs années précédentes.

Après avoir jeté un premier coup d’œil sur le nombre des naissances dans chaque pays, il sera intéres.sant de connaître comment ce nombre se partage quant aux sexes ainsi qu’aux enfants mort-nés et à ceux nés vivants. Malheureusement les documents des différents pays, même en 1860, ne nous ont pas permis de rendre nos comparaisons aussi générales que nous l’aurions désiré.

Enfants vivants. — Nous trouvons d’abord, en comparant les Etats suivants, qui nous ont transmis leurs résultats pour les naissances d’enfants vivants, que le nombre moyen des garçons à celui des filles a été comme 1 ,057 à 1 ,000. On remarquera que ce rapport, pris sur les naissances d’une simple année, celle du recensement dans chaque pays, a très-peu varié; car le rapport le plus grand, donné par le Danemark, est 1,070; et le plus petit, donné par l’Angleterre, est 1,042.

On peut être curieux de rechercher ensuite si les nombres donnés pour une année voisine de celle du recensement présenteraient encore, pour chaque pays, des valeurs semblables : pour nous en assurer, nous avons calculé sur des nombres plus ou moins grands de naissances, donnés pour plusieurs années, et nous avons consigné les résultats obtenus dans les dernières colonnes du tableau suivant ; on verra que l’identité ne fait que se confirmer. Voici les nombres :

PAYS

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NAISSANCES

MAWeUJUI AIX ÜiltlAnCE*

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PLISIKLKS

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NAISSANCES

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