TABL. XV
Ils ne différent l'un de l'autre que par le déplacement de 2/10 du quotient électoral qui, dans le second exemple, ont passé de la liste D à la liste A.
Le SQ donne la même répartition dans les deux cas ; mais le SQ' fournit deux répartitions diff'érentes entre elles et diffîé-
rentes de celle du SQ. Dans le premier exemple, SO' allribiie r siège à B en sus de son dû ; dans le deuxième exemple, il enlève ce siège supplémentaire à B pour le donner à A qui n'a droit qu'à 4 sièges et qui en obtient ainsi 5. Le S Q ne se permet pas de ces facéties-là. Et que dit le calcul des erreurs ? Il dit que la répartition de SQ est bien pieilleure; celles de SQ' sont tout aussi mauvaises Tune que l'autre.
Voici enfin un exemple dont le résultat dépasse toute mesure et montre bien l'influence abusive d'une grosse majorité sur la répartition selon le SQ'. Il s'agit du cas dont nous nous som* mes servi pour la démonstration de notre procédé abréf^^é du quotient fictif (Ch. I, ii, 4, Tabl. VIII). Les listes A et B ont des quantums vrais entiers i35 et 17; la liste C a presque un |
quantum entier 7,1 ; la liste D n'a que 0,99, mais il lui man- I
que seulement i/ioo pour atteindre la valeur fin c|uo lient électoral. Néanmoins, le SQ', sur 160 sièges, n'en accorde pas un seul à D ; en revanche il gratifie d'un siège sup]>lumenLaire la liste A qui avait déjà son dû avec i35 sièges et n'avïiit plus rien à réclamer.
Résultat : 8 = 0,01 ... ë' = 1,0078
L'erreur de SQ est presque nulle : c'est à i ion près la répartition exactement proportionnelle. On voit ce qu'elle devient avec le SQ' : elle est de plus de 100 fois supérieure. Nous recommandons l'étude de ce cas aux t-lecleurs de Belgique.
Pour faire sentir l'injustice flagrante d'une telle réparUlinji, je demande à M. Macquart la permission de lui emprunter la I
comparaison à laquelle il a eu recours au début de sou reninr- |
quable mémoire, en vue de faire comprendre le pritici])e de la Représentation proportionnelle.
Les listes représentent 4 ouvriers A, B, C, D, et les quantums correspondants à leurs journées de travail : la journée de dix heures est payée à raison de 10 francs. Le conlremaîLre paye en pièces de 10 francs les i35 journées de A, les 17 de
Univ. dk Lyon. — Monoybr. ^
B, les 7 de C, en négligeant la fraction de 0,0 1 qui représente seulement o fr. 10. Reste une pièce de 10 francs à distribuer. Le contremaître de SQ la donnerait sans hésiter à l'ouvrier D qui a travaillé tout une journée de 10 heures moins 6 minutes. Mais le contremaître de SQ', à cheval sur le règlement, refuse d'accorder ladite pièce à D, parce qu'il manque à ce dernier 6 minutes pour avoir droit au prix d'une journée. Et à qui fait- il cadeau de ces 10 francs? A l'ouvrier A qui a déjà touché tout son dû, soit i.35o francs, et qui, d'ailleurs, ne réclame rien de plus. Quant à D, il aura travaillé pendant 9 h. 54 minutes gratis pro Deo! Est-ce là de la justice distributive ? Inutile d'insister.
Le S Q' se montre même d'une prodigalité sans bornes à l'égard des très fortes majorités : tel est le cas du deuxième exemple (Tabl. IX) dont nous nous sommes servi pour la démonstration de notre procédé ultra-abrégé du système du quotient fictif. Transcrivons-en les quantums vrais V et les répartitions par S Q et SQ' :
SQ
SQ'
La somme des restes décimaux des quantums vrais indique qu'il y a 3 sièges complémentaires à répartir.
Le S Q en accorde i à chacune des listes B, C, D, qui ont les plus grands restes. Le S Q' les donne tous les trois à la plus forte des listes A, laquelle a le plus petit reste et aurait au-delà de son dû, si on lui concédait un siège complémentaire. Jamais on ne verra le S Q octroyer plus d'un siège complémentaire aune seule et même liste, quelque forte qu'elle soit numérériquement ; pareille générosité n'est pas dans ses moyens.
X- 35 — Calculons les erreurs dans l'exemple considéré; nous Irou-
vons
ed= — =0,02040
Il Honn
La répartition par le SQ' accuse une erreur totale 6' sept I fois plus grande que celle qui est due au SQ : c'est donc cette l dernière répartition qu'on doit préférer comme étant de beaucoup la meilleure. *i