ELECTION TRI-PARTITE
L'utilisation du système du quotient fictif ne commence à faire son apparition que dans l'élection tri-partite, et encore ne s'y montre- t-e lie que dans une proportion fort modeste.
On ne peut guère songer dans ce casa procéder comme nous Tavons fait pour Télection bi-partite, c'est-à-dire à chercher le^ limites des groupes de combinaisons à répartition dissemblable suivant le système employé; car le problème se complique de plus en plus à mesure que le nombre des partis augmente ei Faccroissement des combinaisons suit une progression des plus rapides. Il s'agit, en effet, dans l'élection tripartite, de faire varier, non pas 2, mais 3 quantités ao,bo,Co, de telle sorte que i^ la somme aoH-bo + Co reste constante et égale à n; 2 ' qu'on ait toujours :
bo^ Co
n en résulte que, pour chaque valeur déterminée de l'une des quantités, les deux autres varient en sens inverse l'une de l'autre . De là une subdivision des groupes de combinaisons en sous-groupes qui s'enchevêtrent mutuellement et rendent illusoire toute tentative de déterminer des limites qui sont fonctions de 3 variables. Aussi, nous contenterons-nous de former toutes les combinaisons qu'on peut obtenir en faisant varier seulement le chiffre des dixièmes de chaque quantum ; puis, à Taicle du calcul des erreurs relatives, nous chercherons pour chaque combinaison à répartition dissemblable quel est le système qui donne la meilleure solution..
En nous bornant au cas où le nombre des sièges n = 3, nous avons obtenu ainsi une série de j5 combinaisons, les unes à répartilions identiques dans les deux systèmes, les autres à répartitions dissemblables; nous ne retiendrons que ces dernièi'es, au nombre de 38, et nous indiquerons par le symbole
SQ' placé au-dessus de la combinaison celles qui sont justiciables du quotient fictif. Voici les résultats d'un semblable travail :
SQ'