‹ Physique sociale, ouChapitre 106 sur 238 · GO A · texte numérisé non relu

GO A

7Ül

IS

I*iui de 80 an» . . .

Totaux. . .

On remarquera d’abord que les deux périodes décennales s’accordent à montrer que, pour les hommes, le plus grand nombre des mariages se fait de 25 à 30 ans. Cette époque indique un maximum, à la suite duquel le nombre des mariages a successivement diminué jusqu’au dernier terme de la vie ; la diminution est même assez rapide.

Four les femmes, le maximum se présente nn peu plus tôt : on pourrait le fixer vers 25 ans; en sorte que, pour les hommes, les mariages se fout deux à trois ans plus tard que pour les femmes. La diminution du nombre des

■210 QUALITÉS l'HVSlQUES.

femmes mariées après cet âge se prouonce comuic chez les hommes, et môme d’une manière plus marquée. C’est ce qu’indiquent facilement les colonnes de notre tableau de la page précédente.

Ainsi donc, avant 25 années d’âge, il se marie généralement moins d’hommes que de femmes : vers cette époque, le nombre des mariés est à peu près le même, et ce nombre dépasse ensuite celui des femmes, en croissant jusqu’à la tin de la vie, où il devient môme assez considérable. Malgré une population aussi faible que celle de la Belgique, le nombre des mariés de chaque âge so détermine d’une manière assez sûre, môme pendant une période de cinq ans, pour qu’on reconnaisse avec facilité l’intluence de 1,’âg® sur les mariés. L’on voit auæi qu’entre 60 et 75 ans, le nombre des hommes qui se marient est plus que triple du nombre des femmes, et ce nombre augmente encore après cetle époque (i).

La décroissance du nombre des mariés, soit hommes, soit femmes, so fait d’une manière très-régulière à partir du point maximum. La ligne, en général, qui indique d’abord la croissance, puis la décroissance du nombre des individus mariés de chaque sexe, prouve, par sa régularité même, qu’il existe ici une loi parfaitement indiquée (voyez le tableau suivant).

(1) Cette loi, concernant lea âges auxquels on se marie, mérite de fixer l’attention, parce qu’elle présente la circonstance de sembler dépendre entièrement du libre arbitre de l'homme. Quand on ne considère en effet que la période annuelle (voyez page 265), on reconnaît que les institutions religieuses et sociales s'imposent en quelque sorte et prédominent; mais si l’on perd de vue ces institutions et la période annuelle, les circonstances physiques prennent le dessus et s’imposent de la manière la plus marquée ; c'est ce que l'on peut voir sans peine, en construisant la courbe générale qui indique leur nombre pour chaque Age de la comme tout le montre dans le tableau suivant On ne peut assez s'étonner alors de cette grande régularité dans les inflexions de la courbe, tandis que le conü'aire se montre dans la courbe annuelle des mariages.

Page 1