LIVRE DEUXIÈME
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Les déductions deviennent plus difficiles ipiund on veut prendre chacun des sexes isolément et comparer les valeurs absolues. ObseiTons d’abord que les périodes de temps ne sont plus les mêmes ; dans la première classe, en effet, se trouvent les individus de moins de 21 ans; dans la seconde, ceux de 21 à 25 ans ; dans la troisième, ceux de 25 à 30, etc. Ces périodes ne permettent guère de comparaison exacte ; car, outre qu’elles sont d’inégale durée, elles ne présentent pas les mêmes chances pour le mariage, puisque, déjà avant 21 ans, un nombre plus ou moins grand d’individus étaient mariés. Au commencement de la 25” année, le nombre des mariés a beaucoup aug-
2^2 QUALITÉS PHYSIQUKS.
menti), du moins en Belgique, et par suite de quelques changements législatifs sur l’âge des miliciens. On conçoit donc qu’on ne peut comparer exactement les individus des différentes classes et les supposer dans les mêmes conditions sous le rapport de leur prédisposition au mariage.
Nous avons calculé dans une table spéciale, que nous intitulons Table matrimoniale, les époques auxquelles les mariages ont lieu. On voit, parles résultats de 15 années d’observation, que les nombres ont peu varié. 11 s’ensuivrait, comme nous l’avons dit, que c’est entre 25 et 30 ans pour les hommes, et avant l’âge de 25 ans pour les femmes, que les mariages sont le plus nombreux. On pourra mieux juger des époques des mariages en jetant les yeux sur la figure suivante, qui marque progressivement les dispositions au mariage chez l’un et chez l’autre sexe, selon la différence des âges.
Pour rendre la loi des mariages, sous le rapport des âges, plus facile à saisir, nous avons cru devoir examiner