LIVRE DEUXIEME
simultanément les mariages conclus pendant vingt-cinq années, en les partageant en cinq groupes dans le tableau suivant. Cette loi, du reste, est si prononcée, que les valeurs d’une seule année suffiraient pour la mettre en évidence : c’est ce qu’on reconnaîtra facilement par le tableau suivant qui résume les nîsultats marqués pour chacune des périodes quinquennales (i). Les rapports numériques ont la fixité la plus grande : nous devons répéter encore ici que cette fixité ne conserve sa constance qu’autant que les lois nationales ou les circonstances locales ne viennent pas à changer. Ce n’est pas le vouloir de l’homme qui peut les altérer, à moins que cette volonté n’émane d’une source élevée qui peut changer les lois nationales, comme par l’altération des lois militaires. Ainsi lorsque, en Belgique, les levées pour la milice ont eu lieu à l’âge de 19 ans, au lieu de 18, cette altération s’est manifestée dans le nombre des mariages des miliciens de cet âge.
Puisque nous considérons ici spécialement les lois mathématiques qui s’observent dans le nombre des mariages, il peut être intéressant de constater un autre résultat que nous avons été à même d’examiner également à une autre époque, quoique les données statistiques fussent moins nombreuses et moins sûres qu’aujourd’hui ; c’est celle qui concerne l'état civil et l’âge que présentent les conjoints au moment de leur union. « Il semblerait, disions-nous il y a vingt ans (2), il semblerait qu’il existe des dispositions
(If Nom nous bornerons à prendre ici les nombres de cinq périodes de cinq ans chacune, parce que les nombres annuels de la période de vingtcinq ans ont déjà été donnés séparément dans plusieurs de nos ouvrages, tels que le Mémoire SurVinfluence du libre arbitre de /’Aomme,tome III du Bullktin db la Commission cbntralb ob statistique, 1847, pages 143 et suivantes; et dans le tome VIII, page 457.
(2) Du système social et des lois qui le régissentt l volume in 8^. Paris, Guillaumin, 1848, pages 67 et suivantes.
legales qui n’autorisent qu’un certain nombre d'unions pour les différents âges, tant il règne de régularité à cet egard. Ainsi, c’est de 25 à 30 ans que l’on compte le plus de mariages dans les villes. Pendant les cinq années, de 1841 à 1845 (i), leur nombre a été, pour les hommes, 2,681, 2,655, 2,516, 2,698, 2,698; et, pour les femmes, 2,119, 2,012, 1,981, 2,120, 2,133. Il faut convenir que si le chiffre avait été fixé d’avance, on n’aurait pas eu trop à se plaindre des infractions à la règle. Il en est de même pour les autres âges; une ressembance analogue existe dans les résultats. »
Il peut être intéressant de vérifier ce qui s’est passé depuis, et de juger si les résultats nouveaux ont présenté une ressemblance avec les résultats anciens ; c’est ce que l’on pourra voir parles tableaux suivants, qui renferment, à cêté des nombres de 1851 àl865, ceux donnés antérieurement, de 1841 à 1850, dans le tableau général pour la Belgique.
(I) Les nombres sont donnés dans les notes de l'ouvrage cité précédemment : Du système social et des luis qui le régissent^ page 314.
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Talileaa gAntr&l de* m&rlasas par kgm, en Belsiqne, de 1841 4 1866.
AGE
DU IIOMMBS.