‹ Physique sociale, ouChapitre 128 sur 238 · LIVRE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE DEUXIÈME

de la vie probable pour l’Angleterre d’après M. Farr (i), pour la Suède d'après M. Berg, pour les Pays-Bas d’après M. Baumhauer, et pour la Bavière d'après M. de Hermann. Ces tables, les plus récentes, ont été imprimées à Bruxelles dans le volume de Statistique internationale qui a paru en 18G5. En ras.semblant les documents qui nous avaient été donnés par nos collègues du congrès général de statistique, nous étions loin de supposer l’accord entre les résultats que nous y avons trouvé ensuite. Nous avions été découragés d’abord par la discordance apparente que présentaient les nombres, mais en les ramenant à une forme commune, nous avons été étonné de leur ressemblance. L'Europe entière, comme on peut le voir par les tableaux suivants, suit une loi de mortalité à pou près la même, et les faibles différences qu’on peut trouver entre les résultats, en partant de l’adolescence, tiennent aux avantages particuliers que donnent une certaine aisance et une vie généralement plus régu-

page 196, Paris, 1833, définit, comme tous les mathématiciens, la vie probable de la manière suivante : On cherche aussi quelle est la durée de la

vie probable, à un âge donné ; on entend par cette durée le nombre d'années après lequel la probabilité d'exister et celle de ne pas exister sont les mômes, et par conséquent égales & ÿ. Il est évident que cela a lieu lorsque le nombre des personnes de l'ége dont on part, est réduit à la moitié de ce qu'il était. •• Nous préférons ici, pour la comparaison, l'emploi de la vie probable ii. celui de la vie parce que le calcul en est infiniment plus

facile et peut se faire à la simple vue.

(1) Il a pani, dans ces derniers temps, un ouvrage assez étendu sur les tables de mortalité, qui mérite à tous égards l’attention des amis de la science : English life tables ou Tables of îifetimes annuities and premiums, \rith an introduction, publié au nom de l’Etat, par M. William Farr, membre de la Société royale, etc.; in-4® de 605 pages, avec une introduction de 155 pages. L’étendue de cet ouvrage s’explique par le soin qu'a mis le savant auteur à donner, pour éviter les calculs à ceux qui l'emploient, des tables d’assurance aussi variées que possible; c'est-à-dire sous l'hypothèse de dififérents intérêts et de diiTérents âges, en supposant des assurances pour une ou pour deux personnes coqjointes, et en ayant égard à toutes les différences d’àge qui peuvent exister eutre elles.

lière. Rien n’est plus favorable à une pareille épreuve que le soiu de faire, sur des tables de population données, fessai de tables de probabilité sur la vie aux différents âges. On aperçoit en effet, pour chaque âge, les chances de vie sans avoirà tenir conqite desiuHuences qui ont précédé.

Je ne crois pas devoir rappeler la marche suivie pour construire ces tables : d’ailleurs elle est indiquée dans la note de la page précédente ; je me bornerai à en déduire la durée de la vie probable pour les deux se.xes pris ensemble. Ces résultats siiliirout, j’espère, pour le but que je me propose.

Durée de la rie probable des deux sexes.

AGES

SIËDE.

M. BtKg.

AS(;i.ET.

M. FtRi.

M.QvBTtLcr

PAYS-BAS

M. Baw

MAlRk.

BAVIÈRE

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