‹ Physique sociale, ouChapitre 129 sur 238 · LIVRE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE DEUXIÈME

On remarquera des diliereiices considérables en ce qui concerne la mortalité à l'instant de la naissance ; le.s causes influentes de ces ditférences ont été reconnues depuis longtemps; elles tiennent surtout aux omissions nombreuses dans les déclarations des nouveau-nés à l’époque même du recensement. A cinq ans, la mortalité ditfère très-peu dans les différents pays ; elle est, pour les deux extrêmes, de 1 sur 50 en Suède, et de 1 sur 53 en Belgique comme dans les Pays-Bas et la Bavière : les deux plus grands écarts sont donc très-Hiibles et ils diminuent encore pour les âges suivants. Cette Iluctuation dans les rapports pour les âges, qui appartiennent à la première enfance, montre assez les précautions que la société lui doit encore.

A l’âge de cinq ans, l’homme atteint le maximum de la vie probable, qui est moyennement de 54 ans, c’est-à-dire que s’il parvient à atteindre sa cinquième année, il a les mêmes chances d’être ou de ne plus être en vie 54 ans après. La dernière colonne du tableau précédent nous montre, de plus, qu’à l’époque de sa naissance, l’homme a une vie probable qui est de 40 ans ; cette vie probable s’allonge alors et atteint moyennement son maximum avant 5 ans; elle diminue ensuite jusqu’aux âges les plus avancés.

On peut désirer connaître quelle est la vie probable, d’après les tables anciennes les plus connues ; en suivant le même ordre que nous avons adopté, on trouvera, dans le tableau suivant, les deux tables de Duvillard et de Deparcieux, dont on fait encore usage en France; les tables de Morgan et de Milne pour l’Angleterre; en même temps que les tables de Kersseboom pour la Hollande et do Wargentin pour la Suède.

Dorée de la Tle probable des hommes et des femmes (1).

AGES

FRANCE

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