LIVRE DEUXIÈME
Les deux tables de France, comme les deux tables d’Angleterre, appartiennent en quelque sorte à deux classes extrêmes, sous le rapport de la mortalité : (entre elles se trouvent successivement les nombres résultant des cinq tables générales que présente le congrès statistique). Les deux tables bien connues de Kersscboom et de Wargentin s'en rapprochent davantage, surtout celle de War- ' gentil!, qui donne à peu près les mêmes valeurs que les tables des Pays-Bas, et de la Bavière.
On voit, du reste, combien les tables ,de mortalité sont peu d’accord entre elles, quand, au lieu de prendre la nation tout entière, on examine seulement la mortalité d’une des classes qui la composent.. \ l’époque de la naissance, la plus grande différence de vie probable, dans les cinq tables que nous donnons à la page 308, tombe entre 51 et 27 ans ; et, dans les six tables suivantes, entre 41 et 8 ans : ce qui fait une ditférence de 24 ans d’une part, et de 33, de l’autre. Mais si l’on passe à l’âge de 5 ans, la plus grande différence n’est plus que de 3 ans d’une part; tandis quelle est de 16 ans, de l’autre.
. Les limites se resserrent ensuite de plus en plus, des deux parts.
Si l’on fait la distinction des hommes et des femmes belges, les nombres, à certains âges, offrent des différences assez notables, comme on peut s’y attendre. Le premier âge est assez funeste aux enfants mâles : nous avons vu, dans ce qui précède, que chez eux les mort-nés sont infiniment plus nombreux; dès le commencement, on trouve que la vie probable n’est que de 37 ans pour les hommes, tandis quelle est de 43 ans pour les femmes.
par A. Qnetalet, aux pagea 704 et 706 du tome II du Dictionnaire de l'économie polUigue, par MM. Coquelin et Guillaumia; 2 toI. in.O“. Paria, 1853.
Daréo de la Tle probable des hommes.
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MOYENNE 1
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La différence en plus, si forfe dans la mortalité masculine au nionieiit de la naissance, persiste encore pondant la première année, puis s’éfeint successivement. Il reste cependant toujours un avantjipe marqué pour les femmes, sans doute à cause de leur manière de vivre, plus régulière et a.ssujctlieà moins de fatigues et de peines. Elles ont dos Ages çritiques néanmoins, sur lesquels on peut facilement observer, l’intluence des époques , surtout par suite de renfantement et des fatigues auxquelles il donne lieu. La différence pour les deux sexes est toutefois moindre qu’on ne pourrait le supjioser, en considérant les difl’érents états que l’homme peut avoir à remplir dans l’ordre social.