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SuWe . , .
5 ans.
.Norwége . .
Angteierre et Galles. . .
pays de
Belgique . .
Portugal . .
France. . .
Grèce e . .
Danemark. .
Hanovre .
Bavière. . .
Espagne . .
Fruste . . .
Autriche . .
Saxe>Royale .
Pays-Bai . .
Russie . . .
La Russie a perdu, pendant l’année 1858, un nombre proportionnel d’habitants beaucoup plus considérable que les autres pays : on a compté 1 décès par 26,6 habitants. Pendant ce temps, le nombre des naissances était également plus fort, que partout ailleurs : il était de 1 sur 20,5.
(I) Voyez plni haut, page 281.
3U QUALITÉS PHYSIQÜBS.
Ces nombres constituent, U est vrai, une population croissante, car pour 205 décès on comptait 266 naissance^ mais il est facile de voir combien un pareil accroissement de population, s'il était continu, devrait se faire dans des circonstances désastreuses, et serait défavorable àla nation. Le résultat d’ailleurs ne repose que sur les relevés d'une seule année, qui peut être exceptionnelle, et nous aimons mieux le croire ainsi. D’une autre part, il se peut que la grandeur estimée de la population laisse à désirer, et que le mal soit plus apparent que réel. Supposons en effet que cette estimation soit tout à fait fautive et quelle se trouve réellement double de ce qu’elle semble être ; alors on compterait 1 décès par 53 individus , et 1 naissance par 41 ; ce qui mettrait la Russie dans la condition la plus favorable et la placerait à côté de l’Angleterre, de la Suède et du Danemark. On voit de quelle importance est ici l’estimation de la population : l’exactitude de ce résultat, à défaut d’un bon recensement, p’ourrait se vérifier jusqu’à un certain point au moyeu de la liste des âges pour les morts, si on la possédait (i).
(1) Je suppoee, par exemple, pluaienrt pajrs où l'on compte également Sdécéaiur 4 naiuances ; peat-ondire que cee paya sont dane des conditions également heureuses? Je suis loin de le penser. La Russie a donné, pour 1858, une naissance pour 20,6 habitants, et un décéa pour 26,6; ce qui forme à peu prés le rapport La Belgique également a donné ce même rapport ; car, pendant les années de 1851 A 1860, elle a compté moyennement 33,0 décés par an et 44,2 naissances. Mais les significations des rapporta sont bien diflérentes, quoique les valeurs mathématiques soient les mêmes : cette dernière science, à la vérité, ne voit pas de différence essentielle entre les deux fractions ^ et qu'elle considère comme sensiblement égales a I ; mais le statisticien a égard A 1a nature des nombres, et il ne confond pas les Ages utiles do l'homme avec les Ages de l'enfance. Do reste, il y a des raisons de croire que la population russe n'est pas encore suffisamment connue ; si on la suppose augmentée dans le rapport de 7 A 11, elle serait A peu prés identiquement de même nature que la nôtre ; et, si son augmentation était de 7 A 12, elle se trouverait incontestablement en première ligne, du moins au point de vue on noua noua plaçons.