‹ Physique sociale, ouChapitre 181 sur 238 · LIVRE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE DEUXIÈME

La mortalité dans l’hôpital royal d’Edimbourg, d’après la période décennale qui se terminait en 1818, était de 1 sur 16, comme à l’hôpital Saint-Thomas de Londres.

M. Casper, dans des recherches spéciales sur l’état des pauvres à Paris (i), a présenté un tableau comprenant les décès proportionnels et la durée du séjour dans les hôpitaux et hospices de Paris. Comme les données de ce savant méritent de la confiance par les sources où il les a puisées, et par les vérifications qu’il a pu en faire luimême sur les lieux, j’ai cru devoir lui emprunter les nombres suivants.

On voudra bien, du reste, se rappeler que la plupart des nombres que nous donnons dans ce chapitre doivent être pris, moins comme des documents statistiques que comme des valeurs plus ou moins possibles : la plupart du temps, les nombres comparés sont trop faibles, ou recueillis avec trop peu de précautions; quelquefois même l’on est dans le cas de ne pouvoir citer que le rapport de grandeurs dont on ne connaît pas les valeurs effectives. C’est ce mélange qui cause tant de méprises fâcheuses dans l’estimation des documents statistiques, surtout pour les personnes étrangères à la théorie des probabilités (2).

(1) BeitragCi das Armen und Armen kranken-wesen in Paris.

(2) En examinant la mortalité dans les hospices d'enfante trouvés et dans les hôpitaux des différents pays, en écartant même ceux qui présentent des décés en nombre extraordinaii*e , nous ne pouvons que répéter ce qui a été dit précédemment de la mortalité produite dans certÜns états et dans des professions désignées. Cette partie appartient sans doute à la statistique, mais elle concerne plutôt encore les recherches du médecin qui, occupé plus immédiatement du travail de la nature, peut en tracer historiquement les principaux écarts, apprécier ses exigences et y porter les véritables remèdes.

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