LIVRE DEUXIÈME
vantes : moins de 2ü ans, de 26 à 36 ans et plus de 36 ans. On obtient alors respectivement 970, 1140, 1032 naissan- , ces masculines pour 1000 nai.s-
' sanccs féminines, quand il s'agit
^ ! j des pairs; et 1161, 1211, 1000,
// \\ quand il s’agit de leurs épouses.
5 jt U On voit que la période de 26 à
IJ. 36 ans donne un peu plus de
* ;7 U naissances masculines.
3 !L ^ Enfin, en étendant scs re-
y cherches aux veufs et aux veu-
’ f ves, M. Sadler trouve encore,
I d'après les
MoTiages, registiesdes
1 1 I I I I — pairs d’An-
IC il iU ôl 3« 41 46 St 96 61 ,
glcterre,que
les veufs ont plus de tendance à produire des naissances féminines.
m QUALITÉS PHYSIQUES.
Le rapport est si prononcé qu’on le trouve à peu près le même aux différents âges (i).
11 résulte de l’examen des causes probables qui peuvent amener l’inégalité ijui vient d’être signalée entre les naissances des enfants des deux sc.xes, que la plus influente, si l’on peut se fler au peu de documents que possède, jusqu’à présent, la science, est évidemment celle qu’exerce la diftérence d’âge des parents ; on pourrait croire même que les autres causes qui ont été indiquées en sont en quelque sorte des conséquences. En effet, il arrive généralement, dans toute l’Europe, que les hommes, en se mariant, ont cinq à six ans de plus que les femmes, de sorte que la prépombirance des naissances masculines sera à peu prés telle qu’elle se trouve établie d’après les recherches de MM. Hofacker et Sadler, qui donnent, pour le rapport dos naissances des deux sexes, le nombre 103,5 environ, quand le père est plus âgé que la mère de 1 à 6 ans. Maintenant, on conçoit que ce rapport sera plus ou moins grand, selon que la différence d’âge des parents sera plus ou moins grande dans les différents pays, dans les villes ou les campagnes, parmi les personnes dont les liaisons sont légitimes ou illégitimes; enfin selon toutes les circonstances qui peuvent faire varier les âges au.xquels la production a lieu. En sorte que l’âge des parents serait le principal régulateur qui fixe la grandeur du rapport entre les naissances des deux sexes. On voit dès lors combien il est important de diriger ses recherches vers les âges au.xquels se font les mariages, surtout si de ces âges dépend encore la plus ou moins grande mortalité des enfants.
{\) Laxe of Population^ tome II, page 347.