‹ Physique sociale, ouChapitre 55 sur 238 · IG · texte numérisé non relu

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Limbourg . .

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Luxembourg(i)

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On voit d’abord que la fécondité, estimée soit par rapport à la population, soit par rapport aux mariages, offre peu de différence, ce qui annonce que les populations sont

(U La fécondité des mariages a été calculée pour les années de 1803 à 1829; les nombres de cette province sont moins surs, la population n'étant pas très-bien connue.

(2) La population du Luxembourg est celle de 1825; la moyenne des mariages, pour cette province et pour celle du Limbourg, n'eet prise que pour 3 années au lieu de 5. '

l:vke deuxième.

assez homogènes; et c’est effectivement ce que nous reconnaîtrons plus loin. Le Luxembourg et le Brabant, qui ont produit le plus de naissances eu égard à la population, sont aussi les deux provinces qui ont présenté, toutes choses égales, le plus de mariages. Les deux Flandres comptent le moins de mariages ; mais les mariages y sont plus féconds que dans le reste du royaume, ce qui explique comment le cliiffre proportionnel des naissances y est exactement égal à celui de la Belgique entière. Du reste, il deviendrait difficile, à cause du peu d’étendue de ce pays, de reconnaître les effets de quelques-unes des causes influentes qui ont été signalées plus haut, et particulièrement de la différence du climat.

Il importe, ici, de faire une remarque essentielle, c’est que généralement, dans l’estimation de la fécondité des mariages en Belgique, on comparait le nombre total des naissances au nombre total des mariages, sans faire la déduction des enfants illégitimes; et j’avoue que moiméme, faute de documents, je n’ai pu faire alors cette correction nécessaire. J’ai lieu de croire néanmoins, d'après des données partielles, que la proportion des naissances légitimes aux naissances illégitimes doit s’éloigner peu de celle de la Franco, où 100 mariages produisent 408 naissances, en les prenant indistinctement, et 379 naissances légitimes seulement, c’est-à-dire 29 de moins. En supposant donc que les enfants légitimes et illégitimes présentent le même rapport en Belgique et en France, le chiffre de la fécondité des mariages ne serait plus que 4,4 environ, ce qui lui assigne encore une valeur élevée comparativement aux autres pays.

La distinction des premières, des secondes, des troisièmes noces devient également importante, si l’on veut

faire avec quelque i>récision la part de chacune des causes influentes. Dans les pays, ou ell'et, où l’on passe facilement à de nouvelles unions, le chitlre de la fécondité doit paraître trop faible ; car la fécondité de la femme n’est point illimitée, et le rapport des naissances aux mariages doit nécessairement changer, si, les naissances demeurant en même nombre, les mariages viennent à se multiplier.

Parmi les causes influentes sur le chitlre de la fécondité, on peut ranger le séjour des villes et des campagnes. Pendant la période décennale de 1<S03 à 1813, pour laquelleon peutcommenceràétablir des calculs en Ilelgique, on trouve que 100 mariages ont produit dans les villes 484 naissances, et dans les campagnes 450 (i) ; mais on pourrait encore objecter avec l’aison que les naissances illégitimes n’ayant point été distinguées des naissances légitimes, cette difîérence peut n’étre (ju’illusoire.

Si l’on cherche à établir l’énergie de la fécondité par rapport à la population, on trouve en général, en prenant isolément le chitfre de la fécondité pour les grandes villes de l’Europe, qu’il a une valeur supérieure à celui des campagnes avoisinantes. On peut voir, dans le Bulletin des sciences géographiques pour avi-il 1831, un tableau des mouvements de la population des jirincipales villes de l’Europe, qui, si les éléments en sont exacts, donne moyennement une naissance pour 22,4 habitants, relativement ti 78 villes qui y sont indiquées. Les villes qui présentent les termes limites sont Utrecht, 19,0 ; Liverpool, 18,0 ; Oporto, 19,6; Londres, 40,8; Saint-Pétersbourg, 46,7 (2).

(1) Recherches sur la reproduction et la mortalité. — "Nous n’avons pas cru devoir altérer les expressions du texte ; on verra mieux, par les tableaux qui suivront pour l’époque actuelle, combien l'état de la statistique s'est amélioré dans nos provinces.

^2) La petitesse de ce rapport, pour Saint-Pétersbourg;, tient a un état

UVRK UKüXllillU.

Quiuul on l’ail la distinction des villes et des campagnes pour la Belgi(jue, ou trouve aussi que le nombre des naissances, comparativement à la population, est plus grand dans les villes; il a été de 1 à 29,1 pendant les années de 1825 à 1829. Dans les campagnes, il a été de 1 <à 30,4 : de là suivrait donc effectivement qu'il existe dans les villes une cause plus active de fécondité que dans les campagnes.

M. Villermé, dans son ti-avail sur les naissances par inois (i), a inonlré que les époques d’insalubrité, principalement celles des épidémies produites par des émanations marécageuses, sont défavorables à la fécondité. Ce sava||t croit en avoir trouvé une preuve directe dans le chiffre des conceptions, qui diminue aux époques de l’année où les émanations marécageuses sont le plus intenses.

M. Sa<ller, dans l’ouvrage sur la Loi de la population, a examiné les relations qui e.xistent entre le nombre des mariages, le nombre des naissances et celui des décès; "en étendant ses comparaisons à différents pays et particuliérement à l’Angleterre, à la France et à l’ancien royaume des Pays-Bas, il a trouvé qu’en général les lieux qui produisent annuellement le plus de mariages, sont ceux où la fécondité des mariages est la moins forte, comme pailuie espèce de compensation qui empêche un pays de prendre des accroissements de population trop rapides. Le meme auteur trouve que les pays où les mariages sont très-nombreux, sont aussi ceux qui ont une plus grande mortalité. On pourra se faire une idée de ses résultats par le tableau suivant, qui résume les valeurs obtenues pour la France.

particulinr de la population, qui leoreniio un ojoibrc d’hommee bien eupd' rieur a celui des reinmei>.

(I) .hma/ds! janvier 1831.

QUALITÉS l'IIYSlQUES.

T&blMto montrant qn« l’obstacle préventif dlminne la fécondité des mariages, et que la fécondité est réglée par le chiffre de la morta- Uté.

PROPORTION DES !M \HIAGES ;

NOMBRE

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NAISSANCES

L^UlTIMIt roi'll 1 MAkUCK.

HABITANTS

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Ces faits établSs par M. Satller se trouvent vérifiés ]>ar les nombres que donnent les différentes parties de l’An- (fleterre (i). M. Sadler s’est aussi servi des documents que j’avais donnés pour l’ancien' royaume des Pays-Bas, et il y a trouvé une confirmation nouvelle de ses résultats. Je présenterai également ce tableau, qui est instructif sous plus d’un rapport.

(1) En comparant les pays entre eux, apres avoir comparé les parties dont ils se composent, et en faisant usage des données qui semblent devoir inspirer le plus de confiance, on trouve ;

HABITANTS

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